Incendie Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/incendie/ 500 ans de faits divers en Provence Tue, 19 May 2026 17:59:37 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png Incendie Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/incendie/ 32 32 Pipe fatale (Pertuis, 4 juillet 1841) https://www.geneprovence.com/pipe-fatale-pertuis-4-juillet-1841/ https://www.geneprovence.com/pipe-fatale-pertuis-4-juillet-1841/#respond Tue, 19 May 2026 17:59:37 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=28286 Dans le silence de la nuit du 4 au 5 août 1841, alors que la plaine du terroir de Pertuis reposait sous la chaleur lourde de l’été provençal, un geste…

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Dans le silence de la nuit du 4 au 5 août 1841, alors que la plaine du terroir de Pertuis reposait sous la chaleur lourde de l’été provençal, un geste insignifiant fit basculer le destin d’une récolte. Un berger, dont l’identité devait rester dans l’ombre du récit officiel, s’assit sur une gerbe de blé pour s’accorder un instant de repos. En battant son briquet pour allumer sa pipe, une parcelle d’amadou enflammée s’échappa et s’engouffra dans la paille sèche. Ce qui n’était qu’une étincelle devint en quelques minutes un brasier incontrôlable qui dévora la gerbière de froment appartenant au sieur Bruno Croux, fermier de M. Dallen.

Le poids d’une récolte perdue

L’incendie ne détruisit pas seulement des céréales, il anéantit le fruit d’une année de labeur et d’investissement. Pour un fermier comme Bruno Croux, la gerbière représentait le capital nécessaire pour payer le bail à son propriétaire et assurer la subsistance de la métairie. Dans l’économie rurale du XIXe siècle, le froment était la culture noble par excellence, celle qui se vendait au marché et permettait d’acquitter les dettes. La perte fut totale car, malgré les efforts probables du voisinage, le feu progressa avec une rapidité foudroyante, alimenté par le vent et la siccité extrême des végétaux en cette période de moissons.

L’aveu et la responsabilité sociale

La dimension humaine du drame se cristallisa dans la réaction du berger. Ce dernier garda d’abord le silence, sans doute écrasé par la gravité de sa maladresse et la peur des conséquences juridiques ou financières. Ce ne fut que lorsque les soupçons de la communauté se portèrent sur lui qu’il choisit de confesser sa faute. Cet aveu tardif souligne la pression sociale exercée au sein du terroir de Pertuis, où chacun se surveillait. Dans une société où le risque d’incendie criminel était une hantise permanente, prouver l’imprudence plutôt que la malveillance était, pour le berger, une manière de limiter l’opprobre, même si sa négligence condamnait son employeur à une perte sèche.

La Provence et le fléau du feu estival

Cet événement s’inscrit dans une problématique structurelle de la Provence méditerranéenne. Au XIXe siècle, les autorités préfectorales multipliaient les arrêtés pour réglementer l’usage du feu, interdisant de fumer à proximité des granges ou de brûler des chaumes durant les mois critiques. La vulnérabilité des gerbières, souvent stockées en plein air avant le dépiquage, transformait la moindre pipe mal éteinte en une catastrophe économique. Le cas de Pertuis illustre parfaitement cette fragilité d’une agriculture de subsistance face aux éléments et à la fragilité des comportements individuels, rappelant que l’histoire de la région est autant faite de grandes dates que de ces drames minuscules et dévastateurs.
  • Source : Le Mercure aptésien, 11 juillet 1841, p. 1.

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Le grenier de la fatalité (Eyguières, 13 août 1881) https://www.geneprovence.com/le-grenier-de-la-fatalite-eyguieres-13-aout-1881/ https://www.geneprovence.com/le-grenier-de-la-fatalite-eyguieres-13-aout-1881/#respond Wed, 06 May 2026 13:11:51 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=28161 C’est un fait d’une tristesse implacable qui frappa la petite commune d’Eyguières (Bouches-du-Rhône), ce samedi 13 août 1881. La fatalité prit la forme d’un événement banal, un incendie accidentel, pour arracher la…

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C’est un fait d’une tristesse implacable qui frappa la petite commune d’Eyguières (Bouches-du-Rhône), ce samedi 13 août 1881. La fatalité prit la forme d’un événement banal, un incendie accidentel, pour arracher la vie à un vieil homme.
Le drame se déroula autour d’un grenier à fourrage dans la rue de la Treille. Pour une raison que l’on qualifia d’accidentelle, ce grenier, essentiel à la vie de la ferme, prit feu. Le nommé Jean-Joseph Corti, un homme âgé de 72 ans, se trouvait malheureusement sur les lieux.
Une fois les flammes éteintes, il fut retiré du feu. On peut imaginer les efforts des voisins et des proches qui luttèrent contre les flammes pour le sauver. On espérait qu’il survivrait à l’épreuve.
Hélas, les blessures et l’inhalation des fumées étaient trop graves pour cet homme âgé. Jean-Joseph Corti mourut deux heures seulement après qu’on l’eut arraché à l’incendie.
  • Sources : L’Homme de bronze, 21 août 1881, p. 4.
  • Registre d’état civil de la commune d’Eyguières, no 36, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 1584.

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Mort dans l’incendie d’un grenier à foin (Tarascon, 16 août 1747) https://www.geneprovence.com/mort-dans-lincendie-dun-grenier-a-foin-saint-etienne-du-gres-16-aout-1747/ https://www.geneprovence.com/mort-dans-lincendie-dun-grenier-a-foin-saint-etienne-du-gres-16-aout-1747/#respond Wed, 22 Apr 2026 22:15:26 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=28058 La gestion des incendies dans les mas provençaux du XVIIIe siècle relève d’une lutte inégale contre la rapidité de combustion des fourrages stockés en hauteur. Le berger Jean Barville, par…

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La gestion des incendies dans les mas provençaux du XVIIIe siècle relève d’une lutte inégale contre la rapidité de combustion des fourrages stockés en hauteur. Le berger Jean Barville, par sa profession, logeait fréquemment dans ces greniers à foin pour rester au plus près des bêtes, une pratique habituelle chez les domestiques agricoles sans foyer fixe. L’asphyxie par les fumées précède généralement la carbonisation, expliquant pourquoi la victime fut surprise dans son sommeil sous les décombres fumants de l’exploitation Barrochin. L’inhumation immédiate, attestée par le curé Pillier, respecte les normes sanitaires strictes imposées par l’état du corps.

« L’an mil sept cent quarante-sept et le seize du mois d’août fut enterré dans le cimetière le nommé Jean Barville, berger, âgé de quarante-cinq ans environ qui se laissa surprendre au feu qu’on mit au grenier à foin du sieur Barrochin l’Aîné et fut trouvé presque tout brûlé sous les ruines,
Ainsi l’atteste moi, curé, avec les témoins soussignés. »
[Pillier, curé, Jean, Ode, Reynier]
  • Source : Registre paroissial de Tarascon, paroisse de Lansac, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 335.

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Le brasier de Sainte-Marie de Vars (Vars, 18 juillet 1865) https://www.geneprovence.com/le-brasier-de-sainte-marie-de-vars-vars-18-juillet-1865/ https://www.geneprovence.com/le-brasier-de-sainte-marie-de-vars-vars-18-juillet-1865/#respond Wed, 11 Feb 2026 18:24:22 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27472 Le 18 juillet 1865, à la veille de la Saint-Vincent-de-Paul, un incendie foudroyant ravagea le hameau de Sainte-Marie, dépendant de la commune de Vars (Hautes-Alpes). Le feu né d’un jeu…

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Le 18 juillet 1865, à la veille de la Saint-Vincent-de-Paul, un incendie foudroyant ravagea le hameau de Sainte-Marie, dépendant de la commune de Vars (Hautes-Alpes).

Le feu né d’un jeu d’enfants

L’origine du désastre fut d’une banalité qui laisse songeur : deux jeunes enfants s’amusaient avec des allumettes. Dans ce hameau de montagne, le feu prit une ampleur immédiate. Alertés par une épaisse colonne de fumée, la gendarmerie et les sapeurs-pompiers de Guillestre se précipitèrent vers le village.
Malgré leur courage et une intrépidité qui ne faiblit point, les sauveteurs ne purent rien contre la fureur du sinistre. Quarante-six maisons furent la proie des flammes. Cette nuit-là, chefs de famille, mères et enfants durent dormir à la belle étoile, contemplant les restes fumants de leurs demeures lors d’une nuit effroyable.

La solidarité des autorités et de l’évêque

Alors qu’il rentrait du Briançonnais, Monseigneur Bernadou, l’évêque du diocèse, apprit la nouvelle à son passage à Saint-Clément. Ému par le sort de cette partie de son troupeau, il rebroussa chemin sans hésiter pour porter secours aux victimes.
Le matin du 20 juillet, l’évêque vida littéralement sa bourse en faveur des malheureux, distribuant instantanément 320 francs. Cette générosité tomba le jour même de la fête de Saint-Vincent-de-Paul, patron des œuvres charitables, une coïncidence qui frappa les esprits.
Peu après le départ du prélat, le sous-préfet et le procureur impérial d’Embrun arrivèrent sur le théâtre du désastre. Le premier magistrat de l’arrondissement versa lui aussi une somme de 200 francs à titre de premier secours pour les affligés. Grâce à cette assistance bienveillante du gouvernement et de l’Église, les habitants de Vars ne furent pas totalement abandonnés à leur détresse.
  • Sources : L’Annonciateur, édition du 22 juillet 1865, p. 1.

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Morte dans un incendie (Graveson, 8 avril 1711) https://www.geneprovence.com/morte-dans-un-incendie-graveson-8-avril-1711/ https://www.geneprovence.com/morte-dans-un-incendie-graveson-8-avril-1711/#respond Mon, 10 Nov 2025 21:01:44 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26712 « L’an 1711 et le 8 avril est décédée de ce monde, étouffée par un incendie arrivé à la maison de Guillaume Pascalon, travailleur de ce lieu de Graveson, Marguerite Pascalonne,…

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« L’an 1711 et le 8 avril est décédée de ce monde, étouffée par un incendie arrivé à la maison de Guillaume Pascalon, travailleur de ce lieu de Graveson,
Marguerite Pascalonne, âgée d’environ un an et demi, fille légitime et naturelle dudit Guillaume Pascalon et d’Anne Dagarie, et a été ensevelie au cimetière, en foi de ce. »
[J. Guignard, curé]
  • Registre paroissial de Graveson, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 446.

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Quand l’innocence coûte la vie (Saint-Mandrier-sur-Mer, 28 août 1869) https://www.geneprovence.com/quand-linnocence-coute-la-vie-saint-mandrier-sur-mer-28-aout-1869/ https://www.geneprovence.com/quand-linnocence-coute-la-vie-saint-mandrier-sur-mer-28-aout-1869/#respond Mon, 14 Jul 2025 19:15:57 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=25922 C’était le 28 août 1869, à 14 heures. Une tragédie indicible frappa la petite commune de Saint-Mandrier. Une fillette de quatre ans et demi, la jeune Laurence Giraud, fille d’Antoine Honoré Giraud, cuisinier, et…

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C’était le 28 août 1869, à 14 heures. Une tragédie indicible frappa la petite commune de Saint-Mandrier. Une fillette de quatre ans et demi, la jeune Laurence Giraud, fille d’Antoine Honoré Giraud, cuisinier, et de Marie Augier, à peine sortie de la prime enfance, puisqu’elle n’avait que quatre ans et demi, trouva la mort dans des circonstances déchirantes. Par imprudence, des allumettes chimiques furent laissées à sa portée. L’enfant, avec la curiosité insouciante de son âge, s’amusa avec ces dangereux objets. Le feu prit rapidement à ses vêtements, transformant un jeu en cauchemar.
Alertées par les cris, la mère et la grand-mère accoururent aussitôt. Elles se précipitèrent pour secourir la petite, mais dans leur élan, leurs propres vêtements s’enflammèrent à leur tour. L’horreur était palpable. Heureusement, un gendarme, faisant preuve d’un sang-froid admirable, intervint et parvint à les préserver des flammes dévastatrices. Il fut le seul rayon de lumière dans cette obscurité. Malheureusement, la fillette, victime de cette terrible imprudence, succomba à ses blessures le soir même.
  • Source : Le Progrès du Var, 30 août 1869, p. 3.
    État civil de la commune de la Seyne-sur-Mer, Archives départementales du Var, 7E133_46, section de Saint-Mandrier, no 113.

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Un geste malheureux dans la pinède (Carry-le-Rouet, 8 octobre 1839) https://www.geneprovence.com/un-geste-malheureux-dans-la-pinede-carry-le-rouet-8-octobre-1839/ https://www.geneprovence.com/un-geste-malheureux-dans-la-pinede-carry-le-rouet-8-octobre-1839/#respond Fri, 20 Jun 2025 05:30:40 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=25683 Un homme et sa femme, venus de Marseille (Bouches-du-Rhône), avaient décidé d’aller chercher des coquillages sur le littoral, à Carry-le-Rouet. Souhaitant faire cuire leur récolte à proximité de l’eau, dans…

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Un homme et sa femme, venus de Marseille (Bouches-du-Rhône), avaient décidé d’aller chercher des coquillages sur le littoral, à Carry-le-Rouet.
Souhaitant faire cuire leur récolte à proximité de l’eau, dans une pinède appartenant à un certain Joseph Olive, l’homme mit imprudemment le feu à la végétation environnante. Ses tentatives pour maîtriser les flammes restèrent vaines et l’incendie se propagea rapidement.
Aussitôt alertés, les douaniers et une partie des habitants du village accoururent sur les lieux. Leur prompte intervention permit de maîtriser le feu.
On évalua la perte à 300 francs et, naturellement, l’homme et la femme étaient responsables. Monsieur Olive, arrivé sur les lieux, interrogea le couple qui lui jura que ce feu était était dû à une simple imprudence. Visiblement bouleversés, ils pleuraient en tentant de justifier leur geste.
Touché par la détresse de ces malheureux, Joseph Olive renonça finalement à engager des poursuites judiciaires et les laissa retourner à leur domicile.
  • Sources : Le Mémorial d’Aix, 12 octobre 1839, p. 3.

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La petite fille brûlée (Draguignan, 6 février 1793) https://www.geneprovence.com/la-petite-fille-brulee-draguignan-6-fevrier-1793/ https://www.geneprovence.com/la-petite-fille-brulee-draguignan-6-fevrier-1793/#respond Wed, 21 May 2025 08:21:10 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=25471 « Aujourd’hui, sixième février 1793, à deux heures après midi, […] Est comparu en la maison commune le citoyen Blaise Barbier, juge de paix de la cité de Draguignan, instruit par…

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« Aujourd’hui, sixième février 1793, à deux heures après midi, […]
Est comparu en la maison commune le citoyen Blaise Barbier, juge de paix de la cité de Draguignan, instruit par des citoyens qu’une fille âgé de quatre ans environ est morte ce matin dans la maison de François Boyer, regrettier de cette ville, rue de la Poissonnerie, d’une mort violente, […]
Nous [nous] sommes transportés à la maison dudit Boyer, où nous avons trouvé au premier étage sur le devant, la nommée Catherine Martin, fille de Georges, tailleur de pierres, âgée de quatre ans et le citoyen Hugou-Lange [chirurgien de cette ville], l’ayant visitée, nous a déclaré que cette fille avait toutes les parties de son corps brûlées et calcinées, ce qui paraissait avoir été occasionné par des suites de feu qui ont commencé à brûler tous ses habillements, dont il n’a resté de trace que quelques lambeaux de ses bas.
De tout quoi avons dressé le présent procès-verbal… »
  • Registre d’état civil de la commune de Draguignan, Archives départementales du Var, 7 E 53_27.

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Un incendie au hameau de Larra (La Bâtie-Vieille, 5 novembre 1864) https://www.geneprovence.com/un-incendie-au-hameau-de-larra-la-batie-vieille-5-novembre-1864/ https://www.geneprovence.com/un-incendie-au-hameau-de-larra-la-batie-vieille-5-novembre-1864/#respond Thu, 03 Apr 2025 05:30:35 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=24913 Un incendie éclata le samedi 5 novembre 1864 au hameau de Larra, commune de la Bâtie-Vieille (Hautes-Alpes), à l’intérieur et à la partie supérieure d’un vaste bâtiment construit en pierre…

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Un incendie éclata le samedi 5 novembre 1864 au hameau de Larra, commune de la Bâtie-Vieille (Hautes-Alpes), à l’intérieur et à la partie supérieure d’un vaste bâtiment construit en pierre et couvert en chaume, mais heureusement détaché de ceux du hameau qui formaient groupe. Aussi le feu se circonscrit-il à cette maison.
Ce bâtiment appartenait à MM. Scipion Aubin, père et fils, domiciliés à Gap, et il était habité par MM. Auguste Dussert et Michel Soubra, fermiers.
Par suite du sinistre, qui ne semblait pas avoir d’autre cause qu’un vice de construction de cheminée, tout l’édifice et ce qu’il contenait en foin et paille devinrent la proie des flammes, en dépit de l’intervention rapide des secours venus des environs. À ceux-ci se joignirent la compagnie des sapeurs-pompiers de Gap et la brigade de gendarmerie locale, ainsi que d’un détachement du 38e de ligne, commandé par un officier.
Malgré le mauvais temps et la difficulté du terrain détrempé, tout le monde fit son devoir.
Le curé de Rambaud, village voisin, arrivé parmi les premiers, se distingua particulièrement. Aussi mobilier et bestiaux furent sauvés. Les planchers aussi furent préservés par la direction donnée aux travailleurs par le prêtre.
Néanmoins, une fois le feu éteint, on ne put que constater l’étendue des dégâts dont le montant global s’élevait à 2200 francs, dont 2000 étaient couverts par la Compagnie d’assurances du Soleil.
Plus de peur que de mal en somme pour la population de La Bâtie-Vieille qui se souvint longtemps de ce 5 novembre 1864.
  • Sources : L’Annonciateur, 12 novembre 1864, p. 1, 2.

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Incendie de forêt (Cuges-les-Pins, 31 mai 1868) https://www.geneprovence.com/incendie-de-foret-cuges-les-pins-31-mai-1868/ https://www.geneprovence.com/incendie-de-foret-cuges-les-pins-31-mai-1868/#respond Thu, 27 Mar 2025 05:30:24 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=24854 Le jeudi 31 mai 1868, vers 11 heures du matin, les habitants de Cuges aperçurent un nuage de fumée se condensant entre les collines de Saint-Pons. Aussitôt l’adjoint de la…

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Le jeudi 31 mai 1868, vers 11 heures du matin, les habitants de Cuges aperçurent un nuage de fumée se condensant entre les collines de Saint-Pons.
Aussitôt l’adjoint de la commune accompagné de jeunes hommes se dirigea vers l’endroit d’où sortait cette épaisse fumée. Ils arrivèrent devant un vaste foyer qui menaçait de se propager d’une manière effrayante.
Le feu avait pris dans un bois et couvrait une étendue de trois hectares de terrain.
Tous les jeunes plants sur cette surface avaient été brûlés et les pins étaient visiblement tous condamnés.
Les premiers arrivés attaquèrent l’incendie en faisant la part du feu. Les sapeurs-pompiers appelèrent tous les habitants de la commune à l’aide et l’on put circonscrire le fléau. Sans l’empressement déployé par tout le monde, le désastre aurait été considérable, car les flammes favorisées par une chaleur tropicale, la brise du midi, s’alimentaient de bois rampant, de genêts épineux, secs et entassés.
Quant à savoir comment avait commencé l’incendie, on supposa que des chasseurs voulant enfumer un blaireau dans son terrier eurent imprudemment laissé prendre le feu à la forêt. Ce n’est qu’à 17 heurs que tout danger disparut, grâce à l’énergie des habitants de Cuges auxquels s’étaient joints les habitants de Gémenos.
  • Source : Le Petit Marseillais, 27 mai 1868, p. 2.

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