Littérature

Anselme Mathieu (1828-1895), le poète contesté

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Anselme Mathieu, un des sept primadié du Félibrige, est celui qui a eu le moins d’influence sur la renaissance provençale. Il ne signe que quelques poèmes publiés dans l’Arma­na, sous le pseudonyme de Felibre di Poutoun. Il est né le 21 avril 1828 à Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse) du mariage de Étienne-Hilarion, cultivateur, et de Claire Astier. Il a une sœur jumelle, Marie-Caroline, qui meurt à l’âge de 19 jours, le 10 mai 1828. C’est élève au collège du pensionnat Dupuy (actuellement rue Louis-Pasteur à Avignon) qu’il fait la connaissance de Frédéric Mistral. Les deux garçons ont pour professeur Joseph Roumanille.

Jean Brunet (1822-1894), le poète républicain

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[caption id="attachment_11440" align="alignright" width="234"] Jean Brunet. DR.[/caption] Jean-Gabriel Brunet naît le 27 décembre 1822 à Avignon, du mariage de Joseph-Ambroise Brunet et de Catherine-Praxède Dumas. Comme son père, il exerce la profession de verrier et peintre-décorateur dans sa boutique d’antiquités situées au 1bis, rue des Fourbisseurs à Avignon. Il se lie d’amitié avec Stéphane Mallarmé lors de son séjour avignonnais, en même temps que Joseph Roumanille, avec lequel il participe à la création du Félibrige le 21 mai 1854 au château de Font-Ségugne.

Théodore Aubanel (1829-1886), le poète amoureux

Théodore Aubanel, par Étienne Cajart.

[caption id="attachment_11232" align="alignright" width="230"] Théodore Aubanel, par Étienne Cajart.[/caption] Théodore Aubanel naît le 26 mars 1829 à Avignon, dans une famille d’imprimeur, du mariage de Laurent Aubanel et de Thérèse Seyssaud. Il est donc lui-même imprimeur, mais sa passion reste la poésie lyrique provençale. Même si dans sa famille bourgeoise on ne parle que peu le provençal, Théodore Aubanel s’aperçoit que cette langue est vivante tout autour de lui : dans les moindres ruelles et les campagnes d’Avignon, et même dans sa maison où un vieil oncle s’obstine à ne pas parler autrement.