La maison écrasée (L’Argentière-la-Bessée, 31 janvier 1716)

En 1716, les Alpes provençales traversent le Petit Âge Glaciaire, marqué par des hivers d’une rigueur extrême. À l’Argentière, la structure sociale gravite autour de notables locaux, comme maître Jean Blein, dont l’épouse Anne Giraud meurt lors de cette catastrophe. Ce drame souligne la vulnérabilité de l’habitat montagnard face au risque d’avalanche, ici provoqué par une accumulation exceptionnelle de neige. La mention de nombreux témoins lors de l’inhumation témoigne de la solidarité communautaire et de la précision des registres paroissiaux, essentiels pour documenter ces événements climatiques majeurs ayant marqué le Briançonnais sous l’Ancien Régime.

« L’an 1716 et le dernier janvier est décédée Anne Giraud, femme de maître Jean Blein, par un étrange accident qui est que la grande abondance de neige a causé une avalanche qui a fait un grand ravage dans le quartier des Girauds et surtout a écrasé la maison où la ditte Giraud se trouva,
Et le premier février a été enterrée en présence de Jean Giraud, feu Pierre, son frère, de maître Joseph Abeil, feu maître Jean, son cousin, et plusieurs autres avec lesquels j’ai signé. »
[Giraud, Abeil, Giraud prêtre, Combe curé]
Chapelle Saint-Jean à L'Argentière-la-Bessée. DR.
Chapelle Saint-Jean à L’Argentière-la-Bessée. DR.
  • Texte signalé par Sabine Rousset.
  • Source : Registre paroissial de L’Argentière-la-Bessée, Archives départementales des Hautes-Alpes, 5 MI 156.

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