
Ce décès consécutif aux intempéries de septembre 1772 à Châteauneuf-Miravail illustre la vulnérabilité des vallées de Haute-Provence face aux crues torrentielles soudaines. Le débordement du Jabron, cours d’eau habituellement modeste, a non seulement coûté la vie à un jeune nourrisson abandonné — confié par l’hospice de Marseille à une nourrice rurale de Saint-Vincent —, mais a également paralysé la vie communautaire en bloquant les accès. Le délai de deux jours observé entre le décès et l’inhumation s’explique par l’impossibilité de franchir le torrent démonté pour acheminer la dépouille jusqu’au cimetière paroissial. Cet acte souligne en outre le rôle central des campagnes provençales dans le système de mise en nourrice des enfants assistés issus des grandes institutions urbaines.
- Registre paroissial de Châteauneuf-Miravail
- Anecdote signalée par Sandrine Scarpellini