L’écolier grièvement blessé (Valensole, 30 septembre 1624)

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Ce fait divers nous plonge au cœur du Valensole du XVIIe siècle, en pleine Provence de Louis XIII, où la mobilité des écoliers, tel Pierre Liautaud venu d’Alès en terre de Savoie, était courante. L’incident survenu lors d’un jeu à l’école illustre la présence du « canivet », outil indispensable à la taille des plumes mais aussi danger constant. La blessure à la tête conduit à une trépanation, intervention chirurgicale pratiquée sans aucune antisepsie, dont le succès était rare à cette époque. Le délai de vingt-trois jours entre l’accident et le décès atteste probablement d’une lente complication infectieuse, rappelant la précarité de la vie face au traumatisme dans cette société rurale.

« Le dernier [jour de] septembre, Pierre Liautaud, écolier du lieu d’Alès, terre de Savoie, qui par disgrâce, fut meurtri par un coup de canivet1 inopinément sur la tête en jouant avec un autre écolier et, ayant été trépané, vingt-trois – ou tant – de jours après, est allé de vie à trépas à la maison de Jean Ripert et fut enseveli en l’église de saint Augustin. »

  • Registre paroissial de Valensole, AD04 1MI5/0130

Note

1. Canivet : petit couteau tranchant servant à tailler les plumes à écrire.

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