
En janvier 1683, Saint-Maximin-la-Sainte-Baume est une cité provençale régie par les cycles de la foi et de la terre. Le décès du jeune Antoine Tassy souligne une réalité médicale brutale : l’incapacité du clergé à administrer le viatique, ultime communion des mourants, lorsque des symptômes gastriques violents comme le vomissement surviennent. Ce refus sacramentel, dicté par le respect scrupuleux de l’hostie, isolait spirituellement l’agonisant au seuil de la mort. Fils de Melchior et Magdeleine Caillol, l’adolescent appartient à une société où la pathologie foudroyante brise les lignées avant leur maturité, sous l’œil impuissant des témoins locaux.
« L’an 1683 et le huit janvier, est décédé muni des sacrements de pénitence de et d’extrême onction n’ayant pu recevoir le viatique à cause du vomissement Antoine, fils de Melchior Tassy et de Magdeleine Caillol, âgé d’environ 14 ans.
Il a été enseveli.
Présents Barthélemy Giraud et François Baudisson. »
[F. de Félix, curé, B. Giraud, Baudisson]
- Source : Registre paroissial de Saint-Maximin, AD83 2 MI EC2809R1.