Ce décès précoce survenu à Boulbon en septembre 1712 offre un témoignage rare de la sensibilité affective envers l’enfance au début du XVIIIe siècle. La mort du jeune Marcellin Fleury Tissot, emporté à l’âge de onze ans — probablement par l’une des nombreuses pathologies infectieuses qui frappaient alors la jeunesse —, suscite un hommage appuyé de la part du vicaire. La mention explicite de ses « bonnes qualités » et du deuil partagé par l’ensemble des habitants tranche avec la brièveté habituelle des registres paroissiaux. L’inhumation au cœur même de l’église Sainte-Anne, privilège réservé aux familles notables de la bourgeoisie locale, souligne également le rang social de ses parents et la volonté de préserver la mémoire de cet enfant regretté.
« Le quatrième septembre mil sept cent douze a été enseveli dans l’église paroissiale Sainte-Anne de ce lieu,- Source : Registre paroissial de Boulbon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 222.