La chute d’Élizabeth Peytavin (Châteauroux-les-Alpes, 4 janvier 1730)

À Châteauroux-les-Alpes, au cœur de l’hiver 1730, le destin d’Elizabeth Peytavin s’inscrit dans la rudesse des Hautes-Alpes du XVIIIe siècle. Dans ces communautés montagnardes, la chute accidentelle d’une paysanne mobilise immédiatement le curé, garant de l’ordre social et spirituel. Le récit expose la vulnérabilité physique face aux reliefs escarpés et l’absence de secours médicaux spécialisés, laissant la place au constat d’un épuisement vital. Entre soins rudimentaires et administration des sacrements, l’événement souligne l’organisation solidaire du village autour de l’agonisante, dont le corps brisé témoigne des dangers quotidiens d’une paysannerie soumise aux rigueurs d’un environnement minéral.

« L’an que dessus [1730] et le 4 janvier, se précipita et mourut Élizabeth Peytavin, femme de Michel Bonnabel.
J’ai reçu la permission de la justice d’Embrun de lui donner la sépulture ecclésiastique, ce que j’ai fait le 7 dudit [mois], dans le cimetière de cette paroisse.
En présence des soussignés. »
[C. Tholozan, A. Thalon, Louis Jouvent, A. Chabrand, curé]
  • Source : registre paroissial de Châteauroux-les-Alpes, Archives départementales des Hautes-Alpes, 2 E 37/1/3.

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