Tombé d’un noyer (Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, 22 septembre 1692)

La mort tragique de Jacques Capelle en septembre 1692 met en relief les périls liés à la récolte traditionnelle des fruits à coque sous l’Ancien Régime. Le gaulage des noix exigeait de se hisser sur des branches hautes et souvent cassantes ; une chute depuis un noyer de grande taille provoquait des traumatismes crâniens ou cervicaux sévères et des hémorragies internes foudroyantes, ne laissant aucune chance de survie à un homme de cinquante-sept ans. Sur le plan religieux, la mention « sans qu’on ait pu y être à temps » traduit l’embarras du curé Agnez face à l’impossibilité d’administrer l’extrême-onction ou d’entendre la dernière confession de la victime. La précision des circonstances fortuites de l’accident dans le registre permet d’écarter formellement la suspicion d’un acte criminel ou d’un suicide, autorisant ainsi une sépulture chrétienne normale dès le lendemain.

« L’an que dessus [1692] et le 22 septembre, est décédé Jacques Capelle, fils de feu Jacques et de feue Anne Arbaude, mari de Catherine Audrique, âgé d’environ cinquante-sept ans.
On n’a pu lui administrer les sacrements, étant mort malheureusement par la chute d’un noyer, sur lequel il faisait tomber des noix, sans qu’on ait pu y être à temps.
[Il] a été enseveli le 23.
Présents Pierre Audric et Dominique Audric. »
[f. Joseph Agnez, curé, Dominique Audric, Pierre Audric]
  • Source : Registre paroissial de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Archives départementales du Var, 2 MI EC2809R1.

Laisser un commentaire