
Dans la Provence rurale de 1708, sous le règne finissant de Louis XIV, le village de Graveson est marqué par une structure sociale où les orphelins comme Jeanne Baridon, fille de feu Claude, occupent une place vulnérable. La mention d’un ruisseau suggère l’usage quotidien des eaux courantes pour le blanchissage ou le bétail, points de chutes fréquents lors de malaises ou de saisies épileptiques, alors mal diagnostiqués. L’acte de sépulture, rédigé par le curé Guignard, atteste de la découverte du corps et de son inhumation en terre sacrée, excluant implicitement l’hypothèse du suicide, alors considéré comme un crime.
« L’an 1708 et le 15 février, a été trouvée noyée dans le ruisseau du lieu de Graveson, Jeanne Baridone, âgée d’environ dix-huit ans, fille de feu Claude Baridon et de Marie Bayle,
Et a été ensevelie dans le cimetière de ce dit lieu, en foi de ce. »
[J. Guignard, curé]
- Registre paroissial de Graveson, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 446.