Tombé du haut d’un moulin (Boulbon, 12 décembre 1724)

Sous l’Ancien Régime, le meunier de Boulbon occupe une position sociale charnière, alliant la maîtrise technique du moulin à vent à des responsabilités administratives comme procureur juridictionnel. Ce cumul de fonctions souligne son influence locale, loin de l’image du simple artisan. En 1724, la médecine rurale, démunie face aux traumatismes crâniens ou aux hémorragies internes consécutifs à une telle chute, ne peut que constater le décès immédiat. L’expression « rester sur le carreau » traduit ici la violence du choc sur le sol dallé du moulin, mettant un terme brutal à une carrière de notable villageois sexagénaire.

« Le 13 décembre 1724, a été enseveli Alphonse Berlandier, meunier, procureur juridictionnel, mort hier d’une chute du haut de son moulin, qui le fit rester sur le carreau.
Il était âgé d’environ soixante ans.
Anima eius requiescat in pace. »
[Perier vicaire]
  • Source : Registre paroissial de Boulbon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 222.

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