Un jeune garçon emporté au faubourg des Templiers (Arles, 22 août 1881)

C’est un fait d’une grande tristesse qui, un jour de baignade, déchira le cœur du faubourg des Templiers à Arles. Ce drame rappela brutalement la puissance sans merci du Rhône, un fleuve qui donne et reprend, souvent sans prévenir.

La destination fatale

Le jeune homme au destin brisé se nommait Louis Metton. Il n’avait pas encore dix ans, à cet âge où l’insouciance se mêle à la témérité. Louis habitait le faubourg des Templiers à Arles, avec sa mère, Honorine Metton, 29 ans, et son beau-père, Pierre Rey, conducteur de trains.
Comme tant d’enfants en été, il était parti avec ses amis pour trouver un peu de fraîcheur au bord du fleuve. Leur lieu de rendez-vous habituel était l’oseraie du mas Moulin, dans le quartier des Ségonnaux, à Barcarin. C’est là que, dans un moment d’inattention fatale, le garçon s’avança imprudemment dans l’eau.

L’impuissance et le cri

Le drame survint sans crier gare : Louis Metton fut entraîné par le courant. Le Rhône, sous son apparente tranquillité, avait dévoilé sa force terrible.
Ses camarades, témoins de la scène, entendirent aussitôt ses cris déchirants, appelant à l’aide. Mais la panique et leur jeune âge ne leur permirent pas d’agir. Ils furent malheureusement dans l’incapacité de lui porter secours face à la violence de l’eau.
  • Sources : L’Homme de bronze, 21 août 1881, p. 4.
  • Registre d’état civil de la ville d’Arles, no 456, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 1411.

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