Un enfant déchiré par des chiens (Arles, 11 décembre 1750)

En cette année 1750, l’Arles de l’Ancien Régime et ses alentours, notamment la Camargue, restent marqués par une grande précarité sociale. Le Rhône est un lieu de danger et de marge, où la mort anonyme est courante. Ce terrible fait divers d’un enfant de huit ans, retrouvé déchiré par des chiens, illustre la violence du quotidien pour les plus pauvres et les vagabonds. L’acte notant l’analphabétisme d’un témoin (François Chabanier) renforce l’image d’une société où l’éducation restait un privilège, contrastant avec la réalité brutale de la rue et des meutes errantes, une menace sanitaire et sécuritaire permanente à l’époque.

Charnaigre de Provence.
Charnaigre de Provence.
« L’an mil sept cens cinquante et le onze décembre a été enseveli dans cette église un enfant âgé d’environ huit ans qui a été trouvé au bord du Rhône, déchiré par les chiens, et dont on ignore le nom des parents. En présence de François Chabanier qui n’a pas sçu écrire, et de Joseph Jouve, qui a signé avec nous. »
[J. JOUVE]
[PICHON curé]
  • Anecdote signalée par Géraldine Surian
  • Registre paroissial de Camargue

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