Un prêtre « mort les armes à la main » (Apt, 14 janvier 1785)

Monseigneur Denys Auguste Affre. Archevêque de Paris, 27 Juin 1848 : [estampe] par Maurin, A.. Lithographe. BnF.
Monseigneur Denys Auguste Affre. Archevêque de Paris, 27 Juin 1848 : [estampe] par Maurin, A.. Lithographe. BnF.

En janvier 1785, la mort brutale de Dominique Prat, chanoine marseillais de passage à Apt, confronte le clergé provençal à une réalité biologique implacable : l’apoplexie foudroyante. Ce terme médical de l’Ancien Régime désigne une rupture vasculaire cérébrale que la science de l’époque, dénuée de moyens de réanimation, ne peut que constater. L’expression « mort les armes à la main » souligne ici la soudaineté du trépas, survenu dans l’exercice même de ses fonctions sacerdotales, alors que le prêtre s’apprêtait à célébrer la messe au sein d’une société où le sacré rythme chaque instant de l’existence.

« Le quinze fut enseveli, étant mort le jour précédent, muni de tous les sacrements, âgé d’environ quarante-cinq ans, messire Dominique Prat, prêtre chanoine de l’église collégiale de Notre-Dame des Accoules, en la ville de Marseille.
Son zèle pour le salut des âmes l’avait emmené ici pour travailler à une mission dans une paroisse du voisinage.
Il est donc mort les armes à la main. Il aura reçu du Seigneur la récompense de sa charité généreuse. »
[Beauchamp> curé]
  • Registre paroissial d’Apt

 

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