Assassinat d’un berger (Saint-Martin-de-Crau, 16 janvier 1766)

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En cet hiver 1766, la plaine de la Crau demeure une terre de transhumance sauvage où la solitude des bergers les expose à une insécurité chronique. Le meurtre de Pierre Pourchier, survenu durant la nuit, s’inscrit dans un contexte de criminalité rurale souvent liée aux convoitises matérielles ou à des querelles de pâturages. L’intervention immédiate du lieutenant criminel d’Arles souligne la rigueur de la procédure judiciaire sous l’Ancien Régime, exigeant une levée de corps officielle avant toute inhumation. La présence de notables comme le ménager Charles Pouillard atteste de l’organisation sociale rigide de cette communauté pastorale provençale.

« L’an mil sept cent soixante six et le vingt-un du mois de janvier a été ensevely dans le cimetière de cette paroisse Pierre Pourchier, berger, assassiné pendant la nuit du seize au dix-sept dud[it] mois, et inhumé en vertu de l’ordonnance à nous faite par monsieur le lieutenant criminel au siège de la ville d’Arles, témoins présents et soussignés, M. Charles Pouillard, ménager, et Jacques Peyre, maréchal à forge. »
[C. Pouillard, J. Peyre, Martin curé]
  • Registre paroissial de Saint-Martin-de-Crau.
  • Photograhie : L’avenue d’Arles, Saint-Martin-de-Crau, début du XXe siècle. Coll. part.

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