13 - Salon-de-Provence Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/13-salon-de-provence/ 500 ans de faits divers en Provence Fri, 02 Jan 2026 13:39:23 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png 13 - Salon-de-Provence Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/13-salon-de-provence/ 32 32 Le premier mort de la Peste (Salon-de-Provence, 13 septembre 1720) https://www.geneprovence.com/le-premier-mort-de-la-peste-salon-de-provence-13-septembre-1720/ https://www.geneprovence.com/le-premier-mort-de-la-peste-salon-de-provence-13-septembre-1720/#respond Fri, 02 Jan 2026 13:39:23 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27256 En 1720, la Provence affronte l’épidémie de peste bubonique, propagée depuis le port de Marseille par le navire Grand-Saint-Antoine. À Salon, les autorités appliquent rigoureusement les mesures sanitaires de l’époque…

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En 1720, la Provence affronte l’épidémie de peste bubonique, propagée depuis le port de Marseille par le navire Grand-Saint-Antoine. À Salon, les autorités appliquent rigoureusement les mesures sanitaires de l’époque : le billet de santé et la quarantaine. Guillaume Delerse, ancien artisan chapelier, incarne ces exclus confinés hors des murs, dans des abris précaires, pour protéger la communauté. Sa mort solitaire et son inhumation immédiate en terre profane, ordonnées par le juge Michel Tourre, témoignent de la suspension des rites funéraires chrétiens face au risque de contagion, transformant une gestion administrative en tragédie humaine.

L’acte qui suit semble fait état du premier décès officiel à Salon du fait de la Peste de Marseille :

« L’an que dessus [1720] et le treize, a été enseveli à la campagne Guillaume Delerse, jadis chapelier, âgé de quarante ans, lequel faisant quarantaine à cause qu’il venait de Marseille où la mal contagion règne depuis environ deux mois, serait décédé dans sa cabane et aurait été trouvé mort, et ensuite enseveli dans un champ, par ordre de Messire Michel Tourre, juge de cette ville de Salon. »
[Pignard chanoine et curé]

  • Registre paroissial de Salon, année 1720, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 202 E 275.

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Récit de la peste de Provence (Boulbon, 15 décembre 1720) https://www.geneprovence.com/recit-de-la-peste-de-provence-15-decembre-1720/ https://www.geneprovence.com/recit-de-la-peste-de-provence-15-decembre-1720/#respond Sat, 06 Sep 2025 15:54:29 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26277 Durant toute la seconde moitié de l’année 1720, le curé de Boulbon, Périer, fait le récit de la peste qui s’étend dans un premier temps à Marseille mais peu à…

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Reconstitution du village de Boulbon en 1720. © GénéProvence, 2025.

Durant toute la seconde moitié de l’année 1720, le curé de Boulbon, Périer, fait le récit de la peste qui s’étend dans un premier temps à Marseille mais peu à peu dans un grand nombre de villes et villages de Provence. On a sous sa plume le récit d’un homme inquiet pour le village, ce « misérable lieu », qu’il administre.

« Cette année 1720, il y a eu une récolte abondante. Toutes les terres, les unes et les autres, ont rendu d’un dixième dans le temps de la foire de Beaucaire.
On a soupçonné Marseille de peste et avec juste raison puisqu’elle y est si maligne qu’on assure que depuis le commencement de ce mois d’août, jusqu’à aujourd’hui vingt-huitième août, il y est mort plus de quatorze à quinze mille âmes et il continue à ce qu’il nous en revient à y en mourir toujours sans nombre.
Toutes les villes et villages de la province se gardent et il n’y a plus de commerce ni avec le Languedoc ni avec Avignon, et si Dieu n’y met sa main par sa divine miséricorde, nous sommes tous perdus.
Aubagne, Lançon, sont atteints de ce mal-là, Aix est soupçonné et on assure qu’il est au faubourg.
Le 3 octobre, le parlement, après avoir prêté serment, s’est retiré à Saint-Remy, s’étant eux-mêmes condamnés à faire quarantaine.
La peste est aux quatre coins d’Aix. Le 30 septembre, il y mourut dans une nuit vingt-cinq personnes.
On assure qu’il est mort à Marseille ou à ses bastides plus de cinquante mille âmes.
Nous nous gardons ici le mieux que nous pouvons, jour et nuit.
Aujourd’hui 23 octobre 1720, nous avons renouvelé le vœu de sainte Élisabeth et nous sommes allés en procession à Notre-Dame chanter la grand-messe. Les consuls y ont été pieds nus, la corde au col et la torche à la main, ce qui se continuera in aeternam.
Saint-Remy est soupçonné de contagion. Dieu veuille qu’il n’y ait rien.
J’ai grand peur que la peste n’y soit bientôt déclarée, comme aux autres endroits.
Du onze novembre, on mande qu’il est mort à Marseille ou à ses bastides plus de soixante mille âmes. Il y a eu de terribles désordres dans cette ville, causés par les forçats de galère qu’on avait tirés pour servir les malades et pour servir de corbeaux.
Il y est mort une grande quantité des prêtres et de religieux. Monseigneur l’Archevêque s’y est exposé autant que les prêtres les plus zélés et Dieu l’a conservé jusqu’à aujourd’hui. Le pape a envoyé trois mille saumées1 de blé pour soutenir le pauvre peuple et la contagion fait aujourd’hui à Aix autant de ravages à proportion qu’il en a fait à Marseille, où elle commence fort à calmer.
On soupçonne toujours Saint-Remy et il y a apparence que cette ville aura le même sort que toutes les autres villes et villages, qui ont été soupçonnées où elle est aujourd’hui aux quatre coins. Dieu veuille la préserver.
On dit que Lançon, il n’y est resté presque personne.
Le Martigues et Salon sont confinés.
Le 5 décembre, M. l’Intendant s’est retiré à Barbentane, méchante marque pour Saint-Remy. Madame l’Intendante s’est accouchée en chemin et a fait l’enfant dans son carrosse.
Certainement la contagion doit y être quoi qu’on le cache, mais dans moins de quatre à cinq jours, il sera confiné quoi qu’on en dise.
Le 15, troisième dimanche, à 4 heures du soir, l’ordre de M. de Jossaud, commandant dans cette viguerie, est arrivé, de confiner Saint-Remy.
Dieu veuille nous garder par sa divine miséricorde, car nous sommes en grand danger dans ce misérable lieu où il n’y a pas grand ordre.
Tarascon est en grand danger et nous aussi.
Le 14 décembre, la peste a commencé à Tarascon, par Simiot, poissonnier, qui l’a portée du Martigues. Il est mort avec un bubon. Dieu ait pitié de Tarascon et de nous aussi. On a confiné la traverse d’Arles au faubourg Saint-Jean. »

Note

1. Une saumée représente la charge d’une bête de somme.

  • Source : Registre paroissial de Boulbon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 222.

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Un berger trouvé mort au Grand-Merle (Salon-de-Provence, 25 mars 1817) https://www.geneprovence.com/un-berger-trouve-mort-au-grand-merle-salon-de-provence-25-mars-1817/ https://www.geneprovence.com/un-berger-trouve-mort-au-grand-merle-salon-de-provence-25-mars-1817/#respond Sun, 24 Aug 2025 21:17:01 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26192 « L’an 1817 et le 26 mars, par devant nous, Joseph François Amant Mégy, Chevalier de l’Ordre royal de la Légion d’honneur, maire et officier de l’état civil de la ville…

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« L’an 1817 et le 26 mars, par devant nous, Joseph François Amant Mégy, Chevalier de l’Ordre royal de la Légion d’honneur, maire et officier de l’état civil de la ville de Salon, département des Bouches-du-Rhône,
Sont comparus les sieurs Pierre Vaïsse, commissaire de police, et Jean-Louis Baret, docteur en chirurgie, lesquels nous ont déclaré que le jour d’hier est décédé à quatre heures du soir au domaine du Grand-Merle, territoire de cette ville de Salon, un individu inconnu paraissant être berger de profession, âgé d’environ 50 ans, taille d’un mètre 600 millimètres, tête chauve, cheveux et sourcils châtains, front découvert, nez aquilin, bouche moyenne, menton rond, visage rond, barbe châtain, vêtu d’une veste et culotte de cadis de couleur brune, des bas de même couleur, des gros souliers, avec une chemise sans marque et un gilet noir.
Sur quoi nous avons dressé le présent acte de décès que les déclarants ont signé avec nous après lecture à eux faite. »
[François Vaïsse, J. L. Baret, Mégy maire]
  • Source : État civil de la ville de Salon-de-Provence, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 202 E 574, acte no 30.

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Une femme trouvée morte vers Saint-Jean (Salon-de-Provence, 28 juin 1720) https://www.geneprovence.com/une-femme-trouvee-morte-vers-saint-jean-salon-de-provence-28-juin-1720/ https://www.geneprovence.com/une-femme-trouvee-morte-vers-saint-jean-salon-de-provence-28-juin-1720/#respond Thu, 05 Jun 2025 15:48:47 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=25546 « L’an que dessus [1720] et le trente juin, a été ensevelie dans notre cimetière, une femme qu’on a trouvée morte sur le chemin d’Aix, âgée d’environ cinquante ans, dont le…

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« L’an que dessus [1720] et le trente juin, a été ensevelie dans notre cimetière, une femme qu’on a trouvée morte sur le chemin d’Aix, âgée d’environ cinquante ans, dont le nom et la ville nous ont été inconnus, après avoir suivi toutes les réquisitions possibles, ayant été trouvée le vingt-huit au soir vers Saint-Jean.
Ainsi l’attestent »
[Pignard, chanoine et curé, Bonnaud, Blanc]
  • Registre paroissial de Salon-de-Provence, année 1720, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 202 E 275.

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Ils creusaient leur propre tombe (Salon-de-Provence, 10 octobre 1839) https://www.geneprovence.com/ils-creusaient-leur-propre-tombe-salon-de-provence-10-octobre-1839/ https://www.geneprovence.com/ils-creusaient-leur-propre-tombe-salon-de-provence-10-octobre-1839/#respond Sun, 18 May 2025 09:35:07 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=25451 Le 10 octobre 1839, un triste événement se produisit au quartier du Val-de-Cuech, sur la route des Plaines, à l’est de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône). Cet événement plongea deux familles de la…

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Le 10 octobre 1839, un triste événement se produisit au quartier du Val-de-Cuech, sur la route des Plaines, à l’est de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône). Cet événement plongea deux familles de la ville dans le plus profond des deuils.
Il était 17 heures environ et deux jeunes hommes étaient occupés à creuser sous un énorme rocher une espèce de bergerie qu’ils voulaient réaliser avant l’arrivée de l’hiver.
Ces deux hommes peuvent être identifiés :
Le premier était Jacques Allemand, cultivateur de 29 ans, né à Salon le 27 avril 1810, fils de feu François Allemand et de feue Marie Poncet. Il était marié à Désirée Thérèse Grégoire et tous deux vivaient à Salon.
Le second se nommait Symphorien Imbard, cultivateur aussi, mais présentement voltigeur au treizième régiment d’infanterie de ligne, alors en congé illimité, âgé de 27 ans, né à Vernègues (Bouches-du-Rhône) le 16 octobre 1812 et domicilié dans ce même village, célibataire et fils d’Onorat Imbard et de Claire Boyer.
Alors qu’ils creusaient la terre, les deux jeunes hommes ne s’imaginaient qu’en réalité ils creusaient leur propre tombe.
Il soufflait à Salon ce jour-là un vent terrible, faisant suite à huit jours d’intempéries incessantes.
À force d’enlever de la terre de la cavité, le rocher finit par chanceler sur sa base, s’en détacha soudain et, en tombant, écrasa les deux imprudents travailleurs.
Rapidement, deux médecins de Salon se transportèrent sur les lieux mais leurs soins furent inutiles. Ils ne trouvèrent que deux cadavres. Imbard, notamment, avait le crâne écrasé et la poitrine aplatie. Ce jeune soldat était rentré de son service militaire de cinq ans en Afrique sans la moindre blessure et sans maladie et voilà qu’il trouvait la mort à quelques kilomètres de chez lui.
Allemand, lui, avait la tête broyée et de fortes contusions sur le corps. Alors qu’Imbard, nous l’avons dit, était célibataire, Allemand, lui, laissait une veuve et surtout de jeunes enfants.
  • Sources : Le Mémorial d’Aix, 12 octobre 1839, p. 3.
  • Registre d’état civil de la ville de Salon-de-Provence, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, année 1839, actes nos 122 et 123, 202 E 579.

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Agression au château de Richebois (Salon-de-Provence, 16 juin 1839) https://www.geneprovence.com/agression-au-chateau-de-richebois-salon-de-provence-16-juin-1839/ https://www.geneprovence.com/agression-au-chateau-de-richebois-salon-de-provence-16-juin-1839/#respond Sat, 22 Feb 2025 05:30:21 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=24525 Dans la soirée du 16 juin 1839, une tentative d’assassinat eut lieu au château de Richebois, à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), sur la route d’Eyguières. Monsieur Germain, un cultivateur, reçut cinq blessures,…

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Dans la soirée du 16 juin 1839, une tentative d’assassinat eut lieu au château de Richebois, à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), sur la route d’Eyguières. Monsieur Germain, un cultivateur, reçut cinq blessures, dont deux graves, à la tête.
Le procureur du roi, le juge d’instruction et le lieutenant de gendarmerie de l’arrondissement d’Aix se rendirent sur les lieux et procédèrent à l’arrestation d’un nommé Mandine, fermier au château, et de deux de ses fils, même si l’on soupçonnait ses sept enfants.
Finalement, la blessure du cultivateur n’était pas si grave et son incapacité de travail s’avéra inférieure à vingt jours et l’affaire ne fut donc pas portée jusqu’à la Cour d’assises mais à un simple tribunal de police.
L’affaire fut jugée les 8 et 9 août suivants et les débats établirent que, dans la soirée du 16 juin, Germain et un compagnon du nom de Raynaud, ayant fait d’abondantes libations chez Monsieur Brémond, un fermier du coin, s’en revenaient et, à hauteur du château de Richebois, ils rencontrèrent deux des enfants Mandine qui ramassaient du bois.
Germain, connu pour son caractère violent et emporté, était ce soir-là dans un état complet d’ivresse. Il se mit à injurier les enfants Mandine, contre lesquels d’ailleurs il gardait de vieilles rancunes, et à jeter des pierres tant sur eux que sur la porte de leur habitation.
Marius, l’un d’eux, se voyant ainsi attaqué, saisit à son tour la première pierre qui tomba sous sa main et la lança de toutes ses forces vers Germain qui fut atteint au visage et qui tomba à la renverse sous l’effet du choc. Pendant un instant, on le crut même mort.
Pendant ce temps, Victor, l’autre fils Mandine, avait saisi Raynaud et le maintenait violemment comprimé entre ses bras.
Aux cris que l’on poussait de part et d’autre, le père Mandine accourut et les voisins, accourus à leur tour, témoignèrent qu’il était présent au moment de la lutte.
À l’audience, Germain, défendu par Maître Tardif, s’était porté partie civile.
L’accusation portée contre le père et quatre des enfants fut abandonnée par le ministère public pour ne se concentrer que sur le père, ainsi que ses deux fils, Victor et Marius, défendus par Maître Rigaud.
Les deux furent condamnés, Marius à six mois de prison et Victor à un mois seulement. Le père, lui, écopa de la même peine d’un mois. À la prison, on ajouta également les frais de la procédure et un paiement de 500 francs de dommages intérêts vis-à-vis de la partie civile.
Ce jugement peut sembler sévère au vu des provocations lancées par Germain et c’est ainsi d’ailleurs qu’il fut ressenti par les assistants.
Les condamnés firent donc appel du jugement.
  • Le Mémorial d’Aix, 10 août 1839, p. 3.

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Nuit sanglante sur le Cours (Salon-de-Provence, 28 juillet 1839) https://www.geneprovence.com/nuit-sanglante-sur-le-cours-salon-de-provence-28-juillet-1839/ https://www.geneprovence.com/nuit-sanglante-sur-le-cours-salon-de-provence-28-juillet-1839/#respond Mon, 10 Feb 2025 05:30:35 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=24395 La montée des tensions Le dimanche 28 juillet 1839, il était environ 23 heures quand des soldats du 23e de ligne, tranquillement attablés à boire au Café Buffier, à Salon-de-Provence…

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La montée des tensions

Le dimanche 28 juillet 1839, il était environ 23 heures quand des soldats du 23e de ligne, tranquillement attablés à boire au Café Buffier, à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), furent abordés par un ouvrier de la ville qui s’approcha d’eux, l’injure aux lèvres et prêt à faire le coup de poing sans autre forme de procès.
Au moment où la querelle commençait à s’envenimer, plusieurs personnes présentes dans le café s’interposèrent, faisant sentir à l’ouvrier l’inconvenance de son attitude et parvinrent à calmer les soldats irrités.
Il faut dire pour être exact et pour expliquer en quelque sorte les injures spontanées de l’ouvrier, que déjà, depuis quinze jours environ, une certaine animosité régnait entre les militaires et ceux qu’on appelait ici les artisans, et cela parce que les sociétaires d’un bal de grisettes avaient fait sortir de leur réunion dansante, un dimanche précédent, quatre officiers à qui on attribuait des propos et même des manières un peu libres.
Quoi qu’il en soit, la légère rixe du 28 juillet au soir et les copieuses libations de la journée avaient tellement échauffé les esprits qu’il était facile de prévoir une catastrophe.

Le drame éclate

En sortant du café, les militaires insultés se joignirent à une vingtaine d’autres qui probablement se trouvaient dans un état d’ivresse, et en remontant vers le quartier, c’est-à-dire au milieu du Cours, une rencontre eut lieu entre eux et les habitants.
Aussitôt une patrouille, composée de six hommes armés, intervint et tombant sur les groupes des bourgeois stationnés sur la promenade, baïonnette croisée et sans aucune sommation préalable, elle blessa grièvement huit à dix personnes.
Un jeune homme tout à fait inoffensif qui se rendait chez lui fut tué d’un coup de baïonnette qui lui traversa la poitrine. Il mourut sur le champ. C’était un jeune cultivateur nommé Jean-Baptiste Coulomb, âgé d’à peine vingt et un ans, né le 12 juin 1818 à Salon, fils de Joseph Coulomb et de Thérèse Marie Tronc.

La justice fut saisie le lendemain et une grande enquête fut ordonnée.
De son côté, le général commandant la division arriva le 2 août à Salon et décida que le dépôt quitterait la ville, ce qui fut fait le lendemain, pour Aix-en-Provence, où il resterait jusqu’à nouvel ordre.

  • Le Mémorial d’Aix, 3 août 1839, p. 3.
  • État civil de la ville de Salon-de-Provence, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, acte no 79, 202 E 579.

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Le berger tombé du rocher (Châteauroux-les-Alpes, 27 juillet 1713) https://www.geneprovence.com/le-berger-tombe-du-rocher-chateauroux-les-alpes-27-juillet-1713/ https://www.geneprovence.com/le-berger-tombe-du-rocher-chateauroux-les-alpes-27-juillet-1713/#respond Fri, 18 Oct 2024 05:30:51 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=22753 « Ce 27e juillet 1713, je, curé de la paroisse de Châ[tea]uroux, soussigné, certifie avoir fait inhumer le cadavre du nommé Louis Fabre, du lieu de Salon en Provence, berger des…

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« Ce 27e juillet 1713, je, curé de la paroisse de Châ[tea]uroux, soussigné, certifie avoir fait inhumer le cadavre du nommé Louis Fabre, du lieu de Salon en Provence, berger des brebis des troupeaux qui viennent de ladite Provence aux montagnes dudit Châ[tea]uroux pour les faire paître, dans le cimetière de la paroisse dudit Châ[tea]uroux,
Lequel Fabre est mort pour s’être précipité par accident d’un rocher,
Le tout par autorisé de justice et de son décret, savoir les conclusions du procureur fiscal, décret du sieur juge de Châ[tea]uroux, de l’Embrunois. »
[Fache curé]
  • Source : Registre paroissial de Châteauroux-les-Alpes, Archives départementales des Hautes-Alpes, 5 Mi 255.

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Le crime de la Croix-de-Callamand (Grans, 26 mai 1880) https://www.geneprovence.com/le-crime-de-la-croix-de-callamand-grans-26-mai-1880/ https://www.geneprovence.com/le-crime-de-la-croix-de-callamand-grans-26-mai-1880/#respond Sat, 31 Aug 2024 13:35:33 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=22006 Le mercredi 26 mai 1880, à 21 heures, Auguste Delaupie, 58 ans, qui habitait Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), et qui conduisait le courrier de Salon-de-Provence à Miramas fut assassiné dans sa voiture…

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Le mercredi 26 mai 1880, à 21 heures, Auguste Delaupie, 58 ans, qui habitait Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), et qui conduisait le courrier de Salon-de-Provence à Miramas fut assassiné dans sa voiture et toutes les dépêches du courrier furent dérobées.
La voiture, attelé d’un seul cheval, fut retrouvée le lendemain, vers 4 heures du matin, dans une petite prairie attenante au mas du Lion-d’Or, à Saint-Martin-de-Crau, par Blaise Benoit, fermier du domaine qui, voyant un homme assassiné couché au fond de la voiture dans une mare de sang, s’empressa d’aller prévenir la gendarmerie du village.
En attendant l’arrivée du Parquet, la gendarmerie fit remiser la voiture et le cadavre qu’elle contenait en lieu sûr en en faisant garder les abords.
Vers 9 heures et demi, le matin, le procureur de la République, le juge d’instruction et le docteur Duval arrivèrent sur les lieux et l’enquête commença.

On mena d’abord le cadavre de Delaupie à l’hôpital d’Arles où le docteur Duval réalisa l’autopsie. Celui-ci constata que la victime avait succombé à quatre blessures. Deux balles de revolver avaient pénétré à la hauteur de l’oreille jusqu’à la boîte crânienne. Il parvint à les extraire.
Mais il nota également que Delaupie avait reçu de chaque côté du cou un coup de poignard lui occasionnant des blessures profondes. Autant dire que chacune de ses quatre blessures était mortelle et qu’il n’avait donc aucune chance de survie.
À 16h30, l’après-midi du même jour, on inhuma le corps en présence de tout le personnel de l’administration des postes. Son acte de décès, fait à Arles, indiquait qu’il était né à Mirmande (Drôme) et qu’il vivait à Salon, chez M. Durand, entrepreneur du service des Dépêches de Salon à Miramas.

Le crime avait été commis au lieu-dit La Croix-de-Callamand, à Grans (Bouches-du-Rhône). On avait en effet trouvé sur place une large mare de sang. On avait retrouvé aussi une espadrille qui manquait au pied droit de la victime. En outre, on avait recueilli dans le canal de Boisgelin, près de la route, des dépêches et des papiers. La sacoche de la victime, elle, avait disparu. On la lui avait enlevée en coupant les deux extrémités de la courroie.
Les malfaiteurs avaient ensuite ôté les grelots du collier du cheval ainsi que sa bride et avaient mis l’animal en marche sur une autre route que celle qu’il suivait habituellement. C’est ainsi qu’il s’était retrouvé à Saint-Martin-de-Crau, distant de 23 kilomètres du lieu du crime. Pour preuve à cette hypothèse, on retrouva les grelots cachés dans un buisson afin de dérouter les recherches et de gagner du temps.

Le Parquet soupçonnait deux hommes qui, semble-t-il, avaient utilisé les services de la voiture de Delaupie. En effet, pendant que le courrier faisait son service au bureau de poste, un des deux hommes était entré en trombe dans le bureau de tabac de Grans, le visage bouleversé, les yeux égarés et, après avoir acheté un paquet de tabac, il était ressorti avec la même allure étrange.
Peu après, le courrier reprenant la route de Miramas était suivi de deux hommes qui lui criaient d’arrêter et montèrent aussitôt à bord. C’étaient probablement les assassins.

Ces deux hommes, Amouroux et Teyssier, furent jugés par la Cour d’assises d’Aix le 8 janvier 1881 et condamnés aux travaux forcés à perpétuité.

  • Sources : L’Homme de bronze, no 32, 30 mai 1880, p. 3 ; ibid., 9 janvier 1881, p. 3.
  • État civil de la ville d’Arles, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 1230.

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La Pignarde est en feu ! (Salon-de-Provence, 15 août 1838) https://www.geneprovence.com/pignarde-feu-salon-de-provence-15-aout-1838/ https://www.geneprovence.com/pignarde-feu-salon-de-provence-15-aout-1838/#respond Mon, 04 Mar 2024 11:20:14 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=19805 Un terrible incendie éclata dans un domaine agricole, La Pignarde, situé entre Salon-de-Provence et Grans (Bouches-du-Rhône) le 15 août 1838. L’origine semblait en avoir été l’utilisation par un enfant en…

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Un terrible incendie éclata dans un domaine agricole, La Pignarde, situé entre Salon-de-Provence et Grans (Bouches-du-Rhône) le 15 août 1838. L’origine semblait en avoir été l’utilisation par un enfant en bas âge d’allumettes phosphoriques. Celui-ci en avait en effet incendié une et l’avait laissé par mégarde se consumer dans un grenier à paille du domaine.
En peu de temps, La Pignarde était envahie par les flammes.
Il faut dire que l’on cumulait les malchances. En effet, on était un 15 août et ce jour était un jour de fête. Aussi le fermier du domaine n’était pas venu travailler. De plus, il soufflait ce même jour un mistral très violent qui attisait un feu, nourri par trois cents quintaux de fourrage. Enfin, la localisation du domaine n’était pas sans poser des problèmes. Située à la limite entre Salon et Grans, La Pignarde avait peu de voisins qui eurent pu venir à l’aide.
Aussi les flammes avaient-elles fait des progrès effrayants quand la nouvelle parvint à un Salon-de-Provence endimanché.
Dès l’alerte donnée, on se mobilisa en ville. Autorités, gendarmerie, maçons et troupe de ligne furent mobilisés par le maire de la ville, César Bossy, à son de trompe. Ce dernier, accompagné d’un de ses adjoints, prit à cheval le chemin du domaine de La Pignarde.
es témoins de la scène évoquèrent l’image de flammes sortant d’un cratère et s’élevant en tourbillons.
Le plus désolant était encore l’impuissance relative des hommes venus offrir leurs bras. Aussi, tout ou presque fut réduit en cendres. Seuls échappèrent au naufrage l’aile droite du vaste bâtiment, qui ne se composait que des appartements des propriétaires, et quarante charges de blé environ.
Le fermier, lui, fut moins heureux. Ses maigres ressources furent dévorées en un instant, jusqu’à sa garde-robe. Sa femme, qui tapait sa tête contre le mur, arrachait aux spectateurs des larmes de compassion.
  • Le Mémorial d’Aix, 18 août 1838, p. 3.

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