Eau Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/eau/ 500 ans de faits divers en Provence Mon, 07 Jul 2025 20:29:51 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png Eau Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/eau/ 32 32 Des puits convoités (Saint-Mitre-les-Remparts, août 1839) https://www.geneprovence.com/des-puits-convoites-saint-mitre-les-remparts-aout-1839/ https://www.geneprovence.com/des-puits-convoites-saint-mitre-les-remparts-aout-1839/#respond Tue, 25 Mar 2025 05:30:40 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=24833 Alors qu’une sécheresse sans précédent frappait la Provence durant l’été 1839, on voyait arriver dans la région un nouveau commerce jusqu’alors inédit : la vente d’eau à laquelle se livraient…

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Alors qu’une sécheresse sans précédent frappait la Provence durant l’été 1839, on voyait arriver dans la région un nouveau commerce jusqu’alors inédit : la vente d’eau à laquelle se livraient quelques personnes à Martigues (Bouches-du-Rhône), obligées d’aller la chercher loin car il ne se trouvait quasiment plus d’eau potable dans les limites de la ville.
Dans la commune proche de Saint-Mitre-les-Remparts, il n’existait qu’une seule fontaine publique et elle était sur le point de se tarir. Autant dire qu’elle ne parvenait plus à suffire aux besoins de la population.
Il est vrai que l’on trouvait là quelques puits particuliers, mais les propriétaires craignaient pour eux-mêmes la disette absolue et ils refusaient donc de les livrer à la consommation publique, malgré l’ordre verbal du maire. Aussi la population du village se trouvait-elle sur le point de manquer tout à fait d’eau.
Il existait pourtant une loi, en date du 24 août 1790, qui mettait à la disposition de la municipalité les moyens de forcer les récalcitrants à livrer leurs puits au public, par un simple arrêté de police.
On ne sait malheureusement pas si la raison l’emporta mais on peut imaginer que le maire dut user de la force pour contraindre les propriétaires de puits à fournir de l’eau à la population.
  • Sources : Le Mémorial d’Aix, 10 août 1839, p. 3, 4.

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Noyée dans la roubine (Graveson, 8 novembre 1664) https://www.geneprovence.com/noyee-dans-la-roubine-graveson-8-novembre-1664/ https://www.geneprovence.com/noyee-dans-la-roubine-graveson-8-novembre-1664/#respond Thu, 06 Mar 2025 05:30:47 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=24668 « Le huit du mois de novembre 1664 a été ensevelie Suzanne Miègeville, dans l’église paroissial du lieu de Graveson et proche la chapelle des Dix-Mille-Martyrs, Laquelle tombant dans la roubine*,…

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« Le huit du mois de novembre 1664 a été ensevelie Suzanne Miègeville, dans l’église paroissial du lieu de Graveson et proche la chapelle des Dix-Mille-Martyrs,
Laquelle tombant dans la roubine*, s’étant noyée, n’ayant pu recevoir aucun sacrement, bien et vrai qu’il n’y avait que six jours qu’elle s’était confessée et communiée à l’église, l’âme de laquelle requiescat in pace. »

Note

* Une roubine est un canal creusé par l’homme.

  • Registre paroissial de Graveson, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 443.

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De l’eau sur le feu (Marseille, décembre 1847) https://www.geneprovence.com/de-leau-sur-le-feu-marseille-decembre-1847/ https://www.geneprovence.com/de-leau-sur-le-feu-marseille-decembre-1847/#respond Thu, 26 Sep 2024 11:43:51 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=22390 La rue Favart fut fin 1847 le théâtre d’une bien curieuse affaire qui fit grand bruit parmi les Marseillais. Deux commerçants, dont les boutiques étaient contiguës l’une à l’autre, se…

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La rue Favart fut fin 1847 le théâtre d’une bien curieuse affaire qui fit grand bruit parmi les Marseillais. Deux commerçants, dont les boutiques étaient contiguës l’une à l’autre, se livrèrent une guerre des fourneaux des plus inattendues.
D’un côté, Madame Veuve Collot, pâtissière réputée pour ses brioches, bonbons et autres confitures, tenait une boutique dont les effluves sucrés embaumaient toute la rue. À côté, Monsieur Duchesne, marchand de nouveautés, proposait une variété de produits, allant des tissus aux objets de curiosité. Si leurs commerces étaient différents, leurs ambitions étaient communes : attirer la clientèle.
Les tensions entre les deux commerçants étaient palpables depuis quelque temps. Les employés de Monsieur Duchesne se plaignaient régulièrement de la fumée qui s’infiltrait dans leur boutique, venant d’un soupirail, perturbant leur travail et irritant leurs yeux. De son côté, Madame Collot reprochait à son voisin de diffuser des rumeurs malveillantes sur la qualité de ses produits.
C’est dans ce contexte de rivalité que l’incident éclata. Une nuit, Monsieur Duchesne et ses complices crièrent au feu et lancèrent en même temps neuf seaux d’eau par le soupirail. L’eau inonda la cuisine souterraine où se confectionnaient les petits fours et les autres gourmandises. Les dégâts furent considérables : les fours étaient hors d’usage, les pâtisseries réduites en bouillie, et le sol était couvert de débris. Les artistes en pâtisserie, quant à eux, apparurent bientôt pâles, consternés, les vêtements trempés, au milieu de la foule qui, comme le marchand de nouveautés, répétaient : « Au feu ! au feu ! »
Lorsque Madame Collot découvrit l’étendue des dégâts, elle fut inconsolable. Aussitôt, elle porta plainte contre son voisin. Le tribunal, saisi de cette affaire pour le moins originale, examina les preuves et les témoignages des deux parties.
M. Duchesne se défendit, arguant que la fumée qui s’échappait du soupirail provoquait des inconvénients graves à ses marchandises et notamment à ses gilets brodés. Après délibération, le tribunal condamna Monsieur Duchesne à 100 francs de dommages-intérêts et à 20 francs d’amende.
  • Source : La Gazette du Midi, 24 janvier 1848, p. 3.

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L’accident de Dominique Chavoutier (Arles, 5 juin 1880) https://www.geneprovence.com/laccident-de-dominique-chavoutier-arles-5-juin-1880/ https://www.geneprovence.com/laccident-de-dominique-chavoutier-arles-5-juin-1880/#respond Wed, 11 Sep 2024 16:09:10 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=22163 Dominique Chavoutier était portefaix à la Compagnie générale de Navigation, à Arles, et était âgé de 42 ans. Ce Savoyard originaire de Saint-Jean-de-Belleville (73), était descendu jeune à Arles (Bouches-du-Rhône),…

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Dominique Chavoutier était portefaix à la Compagnie générale de Navigation, à Arles, et était âgé de 42 ans. Ce Savoyard originaire de Saint-Jean-de-Belleville (73), était descendu jeune à Arles (Bouches-du-Rhône), avec son père Jean-Marie Chavoutier, un cultivateur bien connu à Arles et son jeune frère. Il avait fini par devenir arlésien et jouissait en ville de l’estime générale en raison de sa bonne conduite.
Il lui arriva malheureusement un coup du sort. Ce 5 juin 1880, il était environ 8h30 du matin, Dominique Chavoutier était sur le Rhône, debout sur une planque qui reliait étroitement deux bateaux, dans le but de charger les embarcations de charbon.
Soudain, alors qu’on se passait de main en main de lourdes pierres, l’une d’elle se rompit entre les mains de Dominique et cela le déséquilibra. En peu de temps, il tomba dans l’eau et disparut un instant de la vue de ses camarades.
Ici, il semblerait que le nécessaire n’ait pas été fait pour le sauver. C’est du moins la formulation de l’événement raconté dans le journal L’Homme de bronze qui le laisserait supposer. On y lit en effet : « Une impulsion […] le précipita dans le fleuve, au fond duquel il est encore, malgré le dévouement et l’empressement que commande, en semblable accident, un impérieux devoir d’humanité et que ses compagnons ont dû, sans doute……., apporter à son sauvetage. »
Comprenne qui pourra.
Dominique Chavoutier fut enterré à Arles.
  • Sources : L’Homme de bronze, no 32, 30 mai 1880, p. 4.
  • État civil de la ville d’Arles, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 1230.

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Tué et jeté dans la Durance (Lauris, 3 mars 1840) https://www.geneprovence.com/tue-et-jete-dans-la-durance-lauris-3-mars-1840/ https://www.geneprovence.com/tue-et-jete-dans-la-durance-lauris-3-mars-1840/#respond Wed, 17 Jul 2024 18:27:15 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=21497 Le 4 mars 1840, des mariniers qui descendaient la Durance sur un radeau trouvèrent le cadavre d’un homme échoué sur un îlot, sur la rive droite de la rivière, dans…

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Reconstitution du village de Lauris vers 1910. La plaine de la Durance. © GénéProvence, 2025.
Le 4 mars 1840, des mariniers qui descendaient la Durance sur un radeau trouvèrent le cadavre d’un homme échoué sur un îlot, sur la rive droite de la rivière, dans le territoire de la commune de Lauris (Vaucluse), presque en face de la bastide de François Roubert, un propriétaire agriculteur du quartier du Plan.
Dans un premier temps, on se trouvait bien en peine d’identifier l’homme. On pouvait seulement dire qu’il paraissait âgé de 35 ans, qu’il s’agissait d’un homme d’une taille très précise (1m572), autrement dit qu’il s’agissait d’un homme relativement petit. Il avait le visage ovale, le front dégarni, une grande bouche, des yeux bleus, un nez épaté, un menton rond, le teint blond, les cheveux, la barbe et les sourcils châtains.
Il portait une veste en cadis vert usé, des pantalons bruns, une chemise de coton, une blouse bleue et des souliers de cuir blanc.
Si l’on jugea bon de prévenir la brigade de gendarmerie de Lourmarin, représentée par le lieutenant Latil, le juge de paix de Cadenet, le docteur Arréat et le commissaire de police de Lauris, c’est parce que le cadavre ne présentait pas réellement les caractéristiques d’un noyé. Il est vrai que des noyés le long de la Durance, les archives en mentionnent quantité, mais là, il y avait quelques détails inquiétants.
L’homme présentait en effet trois blessures au visage et plusieurs contusions. Mais surtout, on lui avait passé une corde autour du cou. Et le docteur Arréat de confirmer que cet homme n’était pas mort de noyade mais de strangulation. A priori donc quelque chose qui pouvait s’apparenter à un crime. Le docteur établit aussi que le cadavre était dans l’eau depuis 24 heures et que l’homme avait donc dû mourir le 3 mars.
On parvint également à identifier le cadavre, semble-t-il pas à lui donner un nom, mais du moins à préciser que l’individu était un Piémontais qui travaillait au canal de Marseille, sur la commune de La Roque-d’Anthéron (Bouches-du-Rhône). On pensait qu’il avait été la victime d’une bagarre entre ouvriers du canal et que, tué à La Roque, son corps avait été jeté à l’eau et avait voyagé jusqu’à la commune voisine de Lauris.
  • Source : Le Mercure aptésien, 15 mars 1840, p. 2.
  • Registre d’état civil de la commune de Lauris, Archives départementales de Vaucluse.

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Mort en curant un fossé (Montjustin, 15 septembre 1707) https://www.geneprovence.com/mort-en-curant-un-fosse-montjustin-15-septembre-1707/ https://www.geneprovence.com/mort-en-curant-un-fosse-montjustin-15-septembre-1707/#respond Mon, 15 Jul 2024 09:05:34 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=21463 « Le quinzième jour du mois de septembre, présente année 1707, sur l’heure de midi, […] je me suis porté à une terre dans le terroir de ce lieu de Montjustin,…

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« Le quinzième jour du mois de septembre, présente année 1707, sur l’heure de midi, […] je me suis porté à une terre dans le terroir de ce lieu de Montjustin, quartier de Craus, appelé la Terre de Flaudin,
Où étant j’ai trouvé plusieurs hommes qui travaillaient à tirer de [la] terre d’un fossé pour conduire de l’eau dans lequel fossé le nommé Thomas Aufant, de cette paroisse, était enseveli par un coup inopiné d’une grosse quantité de terre qui lui tomba dessus son corps,
Et sur le soir du même jour, on enleva ledit Thomas Aufant à moitié pourri et le lendemain a été enseveli dans le cimetière comme un fidèle chrétien et ayant satisfait au devoir pascal, et ont assisté au convoi le sieur Louis Gaspard Noat, dudit Montjustin, et Claude Frapat de Reillanne, résidant audit lieu, signé ici avec moi. »
[Dermitanis vic., L. G. Noat, Frapat]
  • Registre paroissial de Montjustin, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 1MI5/0234.

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Le débordement du Jabron (Châteauneuf-Miravail, 15 septembre 1772) https://www.geneprovence.com/debordement-jabron-chateauneuf-miravail-15-septembre-1772/ https://www.geneprovence.com/debordement-jabron-chateauneuf-miravail-15-septembre-1772/#respond Sun, 26 Nov 2023 20:29:14 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=18941 « Le quinze de septembre mil sept cens soixante et douze est mort et le dix-sept a été enterré dans le cimetière de cette église à cause du débordement de Jabron…

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« Le quinze de septembre mil sept cens soixante et douze est mort et le dix-sept a été enterré dans le cimetière de cette église à cause du débordement de Jabron François, de l’hôpital de Marseille, aux soins de Catherine Bouchet, de Saint-Vincent*.
Présents les témoins soussignés. »
[A. Curnier]
[J.-B. Curnier]
[Moinier prêtre]
* Saint-Vincent-sur-Jabron.
  • Registre paroissial de Châteauneuf-Miravail
  • Anecdote signalée par Sandrine Scarpellini

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Les nettoyeurs de puits de Provence https://www.geneprovence.com/les-nettoyeurs-de-puits-de-provence/ https://www.geneprovence.com/les-nettoyeurs-de-puits-de-provence/#respond Sat, 10 Aug 2013 00:45:45 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=8753 Le dessinateur toulonais Pierre Letuaire (1798-1885) a grandement contribué à faire connaître la vie de tous les jours des petites gens du XIXe siècle non seulement par ses dessins mais aussi par les textes qu'il écrivait sur les gens qu'il côtoyait. Voici en quels termes il parlait des nettoyeurs de puits.

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Le dessinateur toulonais Pierre Letuaire (1798-1885) a grandement contribué à faire connaître la vie de tous les jours des petites gens du XIXe siècle non seulement par ses dessins mais aussi par les textes qu’il écrivait sur les gens qu’il côtoyait. Voici en quels termes il parlait des nettoyeurs de puits. Cet article sera l’occasion de découvrir une profession ingrate qu’un de vos ancêtres exerçait peut-être…

curaire-de-pousQUELQUES malheureux appartenant à la catégorie de ces hommes que l’on désignait sous le nom de roubeiroous exerçaient la profession de nettoyeurs de puits.
On les voyait parcourir la ville et on les entendait aussi crier à gorge déployée :
« O curo pous ! Curaire de pous ! »
Chacun d’eux portait sur son dos un seau auquel était fixée une assez longue corde : c’était là tout le matériel nécessaire à sa besogne.
Il en coûtait une pièce de quatre ou cinq francs au propriétaire qui voulait faire nettoyer son puits ; ce prix variait selon la profondeur du puits et son état de propreté.
L’homme descendait au fond du puits, le vidait jusqu’à la dernière goutte puis, quand il était tout à fait sec, il nettoyait avec de l’eau propre les pierres qui sont ordinairement placées au fond et le lendemain l’eau était belle et limpide.
Ce n’était pas là un métier fatigant, ni dangereux, et qui put procurer des bénéfices suivis ; aussi ces hommes n’avaient-ils à lutter contre aucune concurrence, pendant les quelques mois où ils avaient du travail. Cependant, quoique cela n’enrichit pas celui qui exerçait cette profession, il cessait de s’y livrer sitôt qu’il avait gagné quelque argent et se hâtait de l’aller dépenser au cabaret.
puits-couvert-montsalierIl y avait, à cette époque-là, au moins un puits dans chaque maison de la ville et ils fournissaient alors une eau excellente. Les fontaines publiques étaient très nombreuses et une eau abondante et claire roulant dans les ruisseaux entraînait presque toute la saleté à la mer.
Peu à peu des inflitrations polluèrent l’eau des puits et l’installation de la Compagnie générale des eaux en fit condamner beaucoup ; mais il en est resté, tant en ville que dans les faubourgs un nombre considérable.
Les cureurs de puits avaient à peu près disparu. Ils furent remplacés vers 1860 par des Piémontais.

Illustrations

1. Les nettoyeurs de puits, par Pierre Letuaire, vers 1880.
2. Puits couvert à Montsalier (Alpes-de-Haute-Provence). © Véronique Pagnier, 2011.

Vie quotidienne

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Les héros de la mer https://www.geneprovence.com/les-heros-de-la-mer/ https://www.geneprovence.com/les-heros-de-la-mer/#respond Thu, 27 Dec 2007 17:18:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=919 La Provence est liée depuis toujours à la mer et aux marins qui l'ont sillonnée. Lorsque des accidents ou des naufrages survenaient, des hommes ont mis leur vie en jeu pour sauver leurs semblables.

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tempete-de-mer-avec-epaves-naviresLa Provence est liée depuis toujours à la mer et aux marins qui l’ont sillonnée. Lorsque des accidents ou des naufrages survenaient, des hommes ont mis leur vie en jeu pour sauver leurs semblables. Voici une liste de Provençaux récompensés en 1832 et 1833 par des médailles remises suite à des actes de courage et de dévouement et accordées au nom du Roi par le ministre de la marine et des colonies.
  • PIGNATEL Jean Pierre
  • PIGNATEL Jean Joseph
  • PIGNATEL Jeannet
  • SANGUINETTI Bénédit, patrons de bateau
Le 4 février 1832, une embarcation du brick grec l’Achille, montée par quatre matelots, un passager et un garde de santé, se rendant de la chaîne du port de Marseille au lazaret, fut entraînée par la grosse mer et vint se briser sur le rocher de l’Émeraude.
Aussitôt que cet événement fut connu au lazaret, quatre patrons de bateau, les nommés Pignatel (Jean-Pierre), Pignatel (Jean-Joseph), Pignatel (Jeannet) et Sanguinetti, se sont jetés dans un frêle bateau et, malgré la violence de la mer et le danger que leur présentait le rocher sur lequel ils se dirigeaient, ils sont parvenus à arracher trois des naufragé à une mort imminente.

Une médaille d’argent à chacun de ces quatre marins le 7 mars 1833.


  • MIREUR Joseph, sous patron des douanes, à Agay.

Le 26 janvier 1832, vers onze heures du soir, la tartane française La Vierge de la Garde échoua par l’effet d’une tempête dans la rade d’Agay, département du Var : trois hommes composant l’équipage de ce navire étaient exposés à une mort que rendait imminente l’éloignement où ils étaient de terre, lorsque leurs cris de détresse furent entendus par le sieur Mireur. Cet employé se jeta aussitôt à la nage, atteignit le bâtiment d’où il ramena le capitaine, après avoir lancé à trois de ses camarades qui s’étaient avancés dans la mer une corde au moyen de laquelle ceux-ci sauvèrent le matelot et le mousse qui, peu d’instants plus tard, auraient été ecrasés par la chute de la vergue.

Médaille d’argent au sieur Mireur le 7 janvier 1832.

  • BARLE Joseph César, lieutenant des douanes à Cavalaire

Le 12 avril 1832, au moment où la tartane Les Enfants Chéris et le bateau Les Deux Amis étaient poussés par la tempêté dans le fond de la baie de Cavalaire[-sur-Mer], les préposés des douanes accourus aux cris de détresse des naufragés n’hésitèrent pas, malgré la violence de la mer, à se jeter à l’eau pour porter à bord du premier bâtiment une corde, au moyen de laquelle les matelots de ces deux navires sont parvenus à se sauver.
Dans cette circonstance, le sieur Barle s’est signalé d’une manière toute particulière : voyant que le capitaine de la tartane Les Enfants Chéris était entraîné par la mer, il s élança au milieu des flots et, bravant les plus grands dangers, il eut le bonheur de le ramener à terre sain et sauf.

Une médaille d’argent le 5 mai 1839.


  • PONSARD Joseph, pêcheur à Martigues

Le 21 mars 1832, un chasseur, le nommé Goiraud, se trouvant dans un bateau qui chavira à environ une lieue de l’étang de Berre, courait le plus grand danger, lorsque le sieur Ponsard, n’écoutant que le besoin de sauver son semblable, prit sur lui de monter un bateau un peu plus fort et, avec la rapidité de l’éclair, alla malgré le mauvais temps le recueillir au moment où les forces du malheureux Goiraud l’abandonnaient.

Médaille d’argent le 23 juin 1832.

  • GRIMAUD Jean Hippolyte, ouvrier à Porquerolles (commune de Hyères, Var)

Le nommé GRIMAUD Jean Hippolyte, ouvrier employé à la fabrique de soude de Porquerolles, s’est précipité à la mer le 27 juin 1832, par un très mauvais temps, pour se porter au secours d’un mousse nommé David qui, entraîné par la violence des vagues, était exposé à une mort certaine. Ce n’est qu’après de nombreux efforts et après avoir bravé avec courage et volontairement les plus grands dangers que Grimaud est parvenu au péril de sa vie à sauver le jeune David.

Médaille d’argent le 27 juin 1832.

  • DENIS Jean, marin d’Arles

Le 22 novembre 1831, un enfant étant tombé dans le bassin du port de Marseille, à l’ouest de la palissade du Juge-du-Palais, le sieur Denis, embarqué sur un bâtiment voisin de la scène, se fila aussitôt dans l’eau par un cordage et, aidé du sieur Bardou, garde du guet, qui s était élancé dans un canot, parvint à ramèner à terre l’enfant qui se noyait, ne sachant pas nager.

Médaille d’argent le 4 août 1833

  • VERANDI Jean Baptiste, ouvrier poulieur au port de Toulon

Le 2 octobre 1830, un enfant de huit ans, tomba à la mer d’un radeau assez éloigné du port de Toulon et placé entre deux bâtiments en radoub. Le nommé Verandi, voyant le danger que courait cet enfant, se précipita à son secours. Blessé dans la chute qu’il fit sur le radeau, il poursuivit sa généreuse entreprise sans tenir aucun compte de sa blessure et du sang qu’il perdait et, plongeant jusqu’à trois fois, il parvint enfin à saisir et à retirer de l’eau l’enfant qui se noyait.
Ce trait de courageuse humanité n’est point le seul dont le sieur Verandi puisse s’honorer ; en effet le 6 mars et le 4 novembre 1831, il s’est encore élancé à la nage pour secourir deux autres enfants qui se noyaient dans le même endroit et qu’il est parvenu aussi à sauver.

Médaille d’argent et gratification le 18 décembre 1832.

  • CALVO Dominique, négociant à Marseille

plongeur-merLe 8 décembre 1829, un enfant de huit ans s’étant laissé tomber à la mer dans le port de Marseille, il fut sauvé d’une mort certaine par M. Calvo qui, tout habillé et malgré la rigueur de la saison, se précipita dans les eaux et, après avoir longé plusieurs fois sous les navires, parvint non sans péril, à accomplir son action généreuse.
Le 24 mai 1832, un accident semblable vint encore mettre à l’épreuve les sentiments philanthropiques et généreux de M. Calvo. Un tout jeune enfant qui s’amusait sur les pontons qui avoisinent le chantier de construction fut précipité dans les eaux et disparut bientôt sous les bois flottants qui se trouvaient en très grande quantité dans cette partie du port. M. Calvo, qu’un hasard heureux amenait sur les lieux, se jeta sous les pontons malgré tout le danger de la localité, et parvint à saisir le jeune naufragé mais il aurait péri lui-même par l’obstacle que les bois lui opposaient pour revenir au-dessus de l’eau s’il n’eût été secouru par un marin qui le dégagea de cette position périlleuse.

Médaille d’or le 20 février 1833.

  • CERNOGORAWICH, capitaine du brig russe Le Thémistocles

Durant la nuit du 15 au 16 juin 1832, le paquebot à vapeur Le Scipion, ayant à bord vingt-deux hommes d’équipage et douze passagers, fut assailli à quinze lieues environ du port de Marseille par une tempête violente qui mit son gouvernail hors de service ; le navire était battu par les lames qui couvraient le pont et qui avaient déjà enlevé une partie des planches des tambours bientôt, à la suite d’un coup de lame affreux, la force du tangage ayant refoulé l’eau des chaudières à l’extrémité arrière, la vapeur se porta à l’avant et, lorsque l’eau fut revenue sur la vapeur, la secousse fut si violente qu’une des chaudières creva et la vapeur, aussitôt, sortit de toutes parts.
Cet accident, dont les suites auraient pu être si funestes pour toutes les personnes qui se trouvaient à bord, n’atteignit que les trois chauffeurs qui, enveloppés par la vapeur, eurent les poumons brûlés et succombèrent quelques heures après. Cependant, la situation du paquebot continua d’être très critique et le danger augmentait avec les difficulté lorsque, vers neuf heures du matin, un brick russe Le Thémistocles, commandé par le capitaine Cernogorawich, étant passé près du Scipion, répondit à son signal de détresse avec un zèle et un dévouement admirables. Ce capitaine dut manoeuvrer pendant une heure avant de faire parvenir une amarre, qu’il était impossible d’envoyer par une embarcation ; enfin, à environ huit lieues sud du cap Sicié, il réussit à prendre le Scipion à la remorque et, bien que destiné pour Marseille, il consentit à le conduire à Toulon, dont il eut beaucoup de peine à atteindre la rade et où il ne parvint à entrer qu’après avoir pris constamment des bordées pendant plusieurs heures, secondé par son équipage dans cette manoeuvre difficile avec le plus grand dévouement.

Médaille d’or le 23 février 1833.

  • LARDENOY Sébastien, caporal de grenadiers as 13e régiment de ligne, à Toulon

Le sieur LARDENOY Sébastien, caporal de grenadiers au 13e régiment de ligne, a arraché à la mort le 6 juillet 1822, deux hommes de ce corps qui se baignaient dans la rade de Toulon et qui, sans son secours et son dévouement, seraient infailliblement noyés.

Médaille d’argent le 17 janvier 1833.

  • NUSS François Xavier, caporal au 18e régiment d’infanterie, Toulon

Le sieur Nuss François Xavier, caporal au 18e régiment d’infanterie, étant de garde au parc d’artillerie de Toulon, le 17 juillet 1830, a sauvé au péril de sa vie un marin qui était en danger de se noyer dans le port.

Médaille d’argent le 30 août 1833.

  • BEIGNE Donat, maître au cabotage à Marseille

Le sieur Beigne, grenadier de la garde nationale de Marseille, étant de service au poste de l’état major établi près du port, passait sur le quai dans la nuit du 24 au 25 juin 1833 lorsqu’il entendit le bruit de la chute d’un homme dans l’eau. N’écoutant que la voix de l’humanité, il se précipite aussitôt dans les flots tout habillé sans avoir pris même le temps de se débarrasser de son sabre et de sa giberne et, bravant courageusement au milieu de la nuit des dangers réels, il parvint à saisir cet homme qu’il ramena à terre après les plus grands efforts. Le sieur Beigne s’est distingué dans plusieurs circonstances antérieures et il a été signalé particulièrement comme ayant montré le plus grand dévouement lors de l’incendie qui a éclaté dans le port en 1822 et qui pouvait avoir les suites les plus désastreuses, sans l’intrépidité qu’il montra ainsi que quelques autres personnes.

Médaille d’or le 14 septembre 1833.

  • JOFFRET Marie Antoine, sous patron de brigade des douanes à Marseille

Le 1er juillet 1833, le sieur Joffret, étant à souper, quitta son repas pour accourir sur la plage aux cris qu’un homme se noyait. Aucun des individus qui se trouvaient sur les lieux n’osait se porter au secours de cet homme nommé Louis, voltigeur au 3e régiment d’infanterie de ligne. C’est alors que Joffret, après s’être débarrassé de ses vêtements se jeta à la nage et parvint à saisir Louis qu’il ramena à terre avec beaucoup de peine et au risque de périr lui-même, car ses forces étaient épuisées par les efforts qu’il avait dû faire pour sauver le soldat Louis qui, ayant été atteint d’une crampe aux pieds et aux mains, se serait sans lui infailliblement noyé.

Médaille d’argent le 28 septembre 1833.

  • BORIES Pierre, portefaix à Marseille

Le 21 janvier 1833, à huit heures et demie du soir, Bories sortant de chez lui après souper se trouvait sur le quai du canal entre les deux ponts, lorsqu’il s’aperçut qu’une femme venait de se jeter volontairement dans l’eau. Bories, mu par un noble sentiment d’humanité, s’élança courageusement tout habillé au secours de cette malheureuse femme et, bravant des dangers augmentés par l’obscurité et le froid, il parvint après les plus grands efforts, au péril de sa santé et de ses jours, à l’atteindre et à la retirer du canal ; elle fut heureusement rappelée à la vie.
Le sieur Bories est en outre l’auteur de trois actes de sauvetage antérieurs dont l’accomplissement, en lui fournissant l’occasion de montrer son zèle à secourir l’humanité, l’a mis en danger de perdre la vie.

Médaille d’or le 5 octobre 1833.

Bibliographie : « Annales maritimes et coloniales », Ministère de la marine et des colonies, 1835.
Illustrations : (haut) Joseph Vernet (1714-1789), Tempête de mer avec épaves de navires, Ancienne Pinacothèque de Munich, peintre avignonais ; (bas) Swimming Scientifically Taught, a Practical Manual For Young and Old, by prof. Frank Eugen Dalton, P.S.A., 1912, 1918.

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Menaces de mort contre les consuls (Forcalquier, juillet 1644) https://www.geneprovence.com/menaces-de-mort-contre-les-consuls-forcalquier-juillet-1644/ https://www.geneprovence.com/menaces-de-mort-contre-les-consuls-forcalquier-juillet-1644/#comments Fri, 22 Dec 2006 20:29:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1376 Durant le mois de juillet 1644, une affiche était placardée de nuit sur la porte d'un des consuls de Forcalquier. Son texte, en provençal, énonçait des menaces sans équivoque : « Consous, vive libertat. Et gardès l'aigue au populat si non voulès estre tirassas » ("Consuls, vive la liberté.

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Durant le mois de juillet 1644, une affiche était placardée de nuit sur la porte d’un des consuls de Forcalquier. Son texte, en provençal, énonçait des menaces sans équivoque :
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« Consous, vive libertat. Et gardès l’aigue au populat si non voulès estre tirassas »
(« Consuls, vive la liberté. Et gardez l’eau pour le peuple, si vous ne voulez pas qu’on vous traîne par terre. »)

Faits divers de Forcalquier

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