Profession Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/profession/ 500 ans de faits divers en Provence Tue, 17 Feb 2026 14:09:57 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png Profession Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/profession/ 32 32 Des cimes aux chemins de Provence : l’épopée des marchands de lacets https://www.geneprovence.com/des-cimes-aux-chemins-de-provence-lepopee-des-marchands-de-lacets/ https://www.geneprovence.com/des-cimes-aux-chemins-de-provence-lepopee-des-marchands-de-lacets/#respond Tue, 17 Feb 2026 14:08:50 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27549 L’origine géographique : des sommets vers la plaine Le métier de lacetier, ou lacetaire en langue provençale, fut longtemps l’une de ces figures emblématiques qui animaient les chemins de notre…

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L’origine géographique : des sommets vers la plaine

Le métier de lacetier, ou lacetaire en langue provençale, fut longtemps l’une de ces figures emblématiques qui animaient les chemins de notre région. Véritable mercenaire de la petite marchandise, ce colporteur ne transportait pas de grands trésors, mais une multitude de menus objets indispensables au quotidien. Dans une Provence autrefois composée de bastides isolées et de villages perchés, l’accès aux biens manufacturés restait un défi permanent pour les populations rurales.
Le lacetier jouait donc un rôle social et économique crucial. En brisant l’enclavement des campagnes, il apportait jusqu’au seuil des fermes du Luberon ou du Var le fil, l’aiguille et, bien sûr, le lacet de cuir ou de coton nécessaire au maintien des vêtements et des souliers. Les grandes foires régionales, comme celle de Beaucaire ou les marchés de Sisteron et d’Apt, servaient de points de ralliement où ces marchands s’approvisionnaient avant de s’élancer sur les routes poussiéreuses pour desservir chaque recoin du territoire provençal.

L’origine géographique : des sommets vers la plaine

La marchande de lacets. Photographie : Eugène Atget (1857-1927). Bibl. nat. de France.
L’histoire des vendeurs de lacets en Provence est indissociable de la géographie escarpée des Alpes. Ce métier ne naît pas d’une vocation commerciale spontanée, mais d’une nécessité vitale dictée par le rythme des saisons. Dès que les premières neiges isolaient les hautes vallées de l’Ubaye, du Queyras ou du Briançonnais, la terre devenait stérile et l’économie pastorale entrait en hibernation. Pour survivre et subvenir aux besoins de la famille restée au pays, les hommes devaient « s’expatrier » temporairement vers la Basse-Provence.
Cette migration saisonnière suivait un cycle parfaitement orchestré par le calendrier agricole. Le vendeur de lacets quittait son foyer à la Saint-Michel ou à la Toussaint, fuyant la rigueur des sommets pour la clémence des plaines provençales. Il ne revenait qu’aux premières fontes des neiges, au printemps, afin de reprendre les travaux des champs. Si certains venaient des confins du Dauphiné, beaucoup traversaient également la frontière depuis le Piémont italien. Ce brassage entre la « haute » et la « basse » terre a profondément marqué l’identité de notre région, transformant ces sommets hostiles en réservoirs de main-d’œuvre et d’ingéniosité marchande pour toute la Provence.

La marchandise et la « balle » du colporteur : un magasin sur le dos

L’outil de travail du lacetier était sa « balle », une caisse en bois compartimentée ou un volumineux ballot de toile que l’homme portait à même le dos, maintenu par de larges lanières de cuir. Ce coffre portatif, véritable cabinet de curiosités, s’ouvrait comme un autel profane sur la place des villages ou dans la cour des bastides. À l’intérieur, chaque millimètre était optimisé pour offrir un inventaire d’une richesse insoupçonnée.
Si le lacet de cuir ou de fil de lin pour les souliers et les corsets restait le produit phare, la diversité des articles était surprenante. Le marchand proposait de la mercerie fine : des rubans de soie chatoyants pour les coiffes, des aiguilles de fer poli, des dés à coudre, des pelotes de coton et des boutons de nacre ou d’os. Pour les ménagères des zones les plus enclavées, du Luberon sauvage aux collines du Var, l’arrivée du lacetier était une bénédiction. Il apportait le raffinement de la ville et les outils nécessaires à l’entretien du trousseau familial. Sans lui, les femmes de Provence auraient dû attendre les rares déplacements aux foires lointaines pour obtenir ces menus trésors indispensables à la tenue et à l’élégance du foyer.

Un réseau irriguant toute la Provence

Le rayonnement de ces marchands dépassait largement les contreforts alpins pour dessiner une véritable toile d’araignée sur l’ensemble du territoire. Leurs itinéraires, dictés par le calendrier des foires, les menaient des rives du Rhône jusqu’au littoral méditerranéen. La foire de Beaucaire constituait leur centre névralgique : ils s’y approvisionnaient en mercerie fine, rubans et lacets venus de Lyon ou d’Orient, avant de s’enfoncer dans l’arrière-pays varois ou de rejoindre les ports de Marseille et Toulon.
Au-delà de l’échange commercial, le lacetier agissait comme un précieux vecteur de lien social. Dans une Provence où l’information voyageait lentement, il était celui qui colportait les nouvelles d’une vallée à l’autre, racontant les récoltes du Comtat Venaissin aux habitants de la Sainte-Baume. Son arrivée brisait la solitude des bastides isolées et des hameaux perchés.
Dans les cités plus denses comme Aix ou Arles, sa présence était avant tout sonore. Le « cri » du lacetier, déformé par l’accent et l’usage, résonnait dans les rues étroites, signalant aux ménagères le passage de la « balle ». Ce paysage sonore, aujourd’hui disparu, faisait du marchand ambulant un acteur familier et indispensable de la vie urbaine provençale, reliant par ses pas les mondes ruraux et citadins.

Une figure sociale entre méfiance et attente

Le lacetier occupait une place singulière dans l’imaginaire provençal, oscillant sans cesse entre le rejet et la bienvenue. En tant qu’homme de passage, il incarnait la figure de l’étranger, celui dont on ne connaît ni la lignée ni le logis. Dans les villages de l’arrière-pays, son arrivée suscitait une pointe de méfiance ; on surveillait ce nomade qui s’introduisait dans l’intimité des bastides. Pourtant, cette réserve s’effaçait vite devant l’utilité de sa « balle ». On l’attendait avec impatience, car il était le seul lien concret avec les manufactures lointaines.
Son rôle était particulièrement crucial auprès des femmes. Pour l’entretien du linge de maison, la réparation des trousseaux ou l’ajustement des corsets et des coiffes traditionnelles, le lacetier était le fournisseur providentiel. Il apportait le ruban rare ou le lacet de cuir souple qui faisait défaut au fond d’un vallon isolé du Var ou des Maures. Cette circulation permanente n’échappait pas à l’œil de l’État : le lacetier devait produire son passeport intérieur à chaque étape, document indispensable pour justifier de son identité et ne pas être confondu avec un vagabond. Cette surveillance administrative souligne combien ces travailleurs, bien que mobiles, étaient intégrés et contrôlés au cœur de la société provençale.

Déclin et traces généalogiques

Le crépuscule des vendeurs de lacets s’amorce avec la révolution des transports à la fin du XIXe siècle. L’arrivée du chemin de fer en Provence et l’essor des grands magasins à Marseille ou Avignon sédentarisent le commerce. La « balle » ne peut plus rivaliser avec la diversité et la régularité des boutiques fixes. Le colporteur, autrefois lien vital entre les vallées et les plaines, s’efface peu à peu du paysage provençal pour devenir une figure de folklore.
Pour le généalogiste, retracer le parcours d’un ancêtre lacetier demande une lecture attentive des registres. Dans l’état civil ou les recensements, le métier est rarement figé : on guettera les mentions de « marchand ambulant », « porte-balle » ou « colporteur ». Ces hommes, souvent de passage, apparaissent parfois lors d’un mariage ou d’un décès loin de leur terre natale, signalant ainsi leur itinéraire.
Les sources ne s’arrêtent pas aux registres paroissiaux. Les listes de passagers des messageries et les passeports intérieurs, conservés aux Archives départementales, sont des mines d’or. Plus surprenant, les registres d’écrous des prisons peuvent révéler un ancêtre arrêté pour « vagabondage » ou défaut de patente, offrant un portrait physique et un itinéraire précis de ces modestes voyageurs qui ont arpenté chaque sentier de notre Provence.

Sources

Sources bibliographiques et historiques
Laurence Fontaine, Le voyage et la mémoire : colporteurs de l’Oisans au XIXe siècle (Presses Universitaires de Lyon). Ses travaux font référence sur les réseaux de colportage alpin et leur déploiement vers le sud.
Robert Mandrou, De la culture populaire aux XVIIe et XVIIIe siècles. Un ouvrage essentiel pour comprendre le contenu des « balles » et l’impact culturel des colporteurs.
Frédéric Mistral, Memòri e Rakonte (Mémoires et Récits). Pour le témoignage ethnographique sur la vie rurale en Provence et la perception des marchands de passage.
Abel Chatelain, Les migrants temporaires en France de 1800 à 1914. Cette étude détaille les flux saisonniers des montagnards vers la Basse-Provence.

Sources archivistiques (Typologie)
Série M des Archives Départementales (13, 04, 84) : Étude des passeports intérieurs et des registres de patentes, obligatoires pour les marchands ambulants à partir de la Révolution.
Série Y (Établissements pénitentiaires) : Registres d’écrous des prisons départementales (Aix, Digne, Draguignan), utiles pour retrouver les colporteurs signalés pour vagabondage ou défaut de papiers.
Recensements de population (Listes nominatives) : Analyse des mentions professionnelles fluctuantes entre « cultivateur » (au pays) et « marchand de lacets » (en déplacement).
Registres d’État civil : Relevés d’actes de décès « hors domicile » de marchands alpins décédés lors de leur tournée en Provence.

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La mort curieuse de deux étrangers aux moissons (Graveson, 25 juin 1712) https://www.geneprovence.com/la-mort-curieuse-de-deux-etrangers-aux-moissons-graveson-25-juin-1712/ https://www.geneprovence.com/la-mort-curieuse-de-deux-etrangers-aux-moissons-graveson-25-juin-1712/#respond Wed, 03 Dec 2025 21:29:53 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26900 « L’an 1712 et le vingt-sixième de juin a été enterré dans le cimetière de cette paroisse le corps d’un étranger travaillant aux moissons chez Jacques Fontaine, ménager de cette dite…

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« L’an 1712 et le vingt-sixième de juin a été enterré dans le cimetière de cette paroisse le corps d’un étranger travaillant aux moissons chez Jacques Fontaine, ménager de cette dite paroisse, âgé d’environ vingt-trois ans, et mort le jour précédent,
Lequel était natif de Méolans en Dauphiné et habitant de Rémuzat en Provence,
Selon la relation qui en a été faite par Esprit Biol, Antoine Reynaud et Hugues Bègue, qui ont déclaré être dudit Rémuzat et connaître le défunt qu’ils ont nommé Jean Ginoux.
Ont été présents à leur déclaration et à l’enterrement sieurs Antoine Bertrand et Jean Paul Raoux, bourgeois, soussignés.
Les déclarants ont dit ne savoir écrire. »
[Signatures]

*

« L’an 1712 et le vingt-sixième de juin a été enterré dans le cimetière de cette paroisse le corps d’un étranger travaillant aux moissons, âgé d’environ cinquante ans, et décédé le jour précédent,
Lequel était de Montauban, selon la relation qui en a été faite par Blaise Armand, qui a déclaré être de Valarans et savoir du défunt qu’il était dudit Montauban et s’appelait Sébastien, sans savoir pourtant son surnom.
Ont été présents à la déclaration et à l’enterrement sieurs Jean-Paul Raoulx et Antoine Bertrand, bourgeois, soussignés.
Ledit Blaise Armand a dit qu’il ne savait écrire. »
[Signatures]

Ces deux actes de sépulture du 26 juin 1712 à Graveson témoignent de la mortalité brutale liée à la migration saisonnière sous Louis XIV. Jean Ginoux et Sébastien étaient des « étrangers, » venus du Dauphiné et de Montauban, travaillant aux moissons.
Leur décès simultané en plein labeur estival suggère les conditions extrêmes (épuisement, chaleur) des grandes récoltes provençales. L’identité de Sébastien restait même incomplète.
L’enregistrement de ces vies fragiles s’opérait avec la déclaration de compagnons de travail illettrés, contrastant avec la présence des « sieur bourgeois » locaux pour garantir l’acte. Le registre capture ainsi la dureté du sort des travailleurs ruraux de passage.

  • Registre paroissial de Graveson, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 446.

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Partis en famille faire la moisson (Graveson, 26 juin 1696) https://www.geneprovence.com/partis-en-famille-faire-la-moisson-graveson-26-juin-1696/ https://www.geneprovence.com/partis-en-famille-faire-la-moisson-graveson-26-juin-1696/#respond Fri, 08 Aug 2025 15:56:02 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26099 « L’an 1696 et le 26 juin est décédée de ce monde, munie des sacrements, âgée d’environ dix-huit ans, Catherine Moureau, fille de Pierre, travailleur, et de Marguerite Beaulieu, habitant de Montbrun.…

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« L’an 1696 et le 26 juin est décédée de ce monde, munie des sacrements, âgée d’environ dix-huit ans, Catherine Moureau, fille de Pierre, travailleur, et de Marguerite Beaulieu, habitant de Montbrun.
Étant venus en ce lieu pour travailler à la moisson.
Et a été ensevelie dans le cimetière de la présente paroisse de Graveson.
En foi de ce, »
[J. Guignard, curé]
  • Source : Registre paroissial de Graveson, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 446.

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Le malaise du confiseur (Gap, 9 novembre 1864) https://www.geneprovence.com/le-malaise-du-confiseur-gap-9-novembre-1864/ https://www.geneprovence.com/le-malaise-du-confiseur-gap-9-novembre-1864/#respond Wed, 30 Apr 2025 05:30:11 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=25214 Étienne Signoret était confiseur à Gap (Hautes-Alpes) sur la place Saint-Étienne. Âgé de 42 ans, il était né aux Crottes (commune aujourd’hui nommée Crots) de feu André Signoret et de…

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Étienne Signoret était confiseur à Gap (Hautes-Alpes) sur la place Saint-Étienne. Âgé de 42 ans, il était né aux Crottes (commune aujourd’hui nommée Crots) de feu André Signoret et de Magdeleine Jame, celle-ci étant toujours domiciliée aux Crottes.
Après son mariage avec Lucie Chouvet, il avait décidé de s’installer définitivement à Gap pour y exercer son activité de confiseur-pâtissier.
Il était 14 heures environ, ce mercredi 9 novembre 1864, et, comme à son habitude, Étienne pétrissait ses pâtes dans son cabinet. Celui-ci était particulièrement étroit et l’air n’y passait guère, mais tous les jours il travaillait là.
Est-ce parce qu’il faisait particulièrement froid ou pour son travail ? Il alluma un fourneau rempli de charbon de bois. La chaleur le réconforta mais il se sentit rapidement incommodé. Mais il lui fallait poursuivre.
Ne le voyant pas revenir à la boutique, son épouse Lucie s’inquiéta et l’appela. Elle le retrouva allongée sur le sol. Il était mort. Gap venait de perdre un confiseur de talent.
  • Sources : L’Annonciateur, 12 novembre 1864, p. 2.

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Le créancier empoisonné (Aix-en-Provence, 3 octobre 1839) https://www.geneprovence.com/le-creancier-empoisonne-aix-en-provence-3-octobre-1839/ https://www.geneprovence.com/le-creancier-empoisonne-aix-en-provence-3-octobre-1839/#respond Tue, 22 Apr 2025 05:30:01 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=25135 Dans la journée du 3 octobre 1839, toutes les rues d’Aix-en-Provence parlaient d’une tentative d’empoisonnement qui avait eu lieu sur la personne d’un nommé M., qui avait vendu sa campagne…

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Dans la journée du 3 octobre 1839, toutes les rues d’Aix-en-Provence parlaient d’une tentative d’empoisonnement qui avait eu lieu sur la personne d’un nommé M., qui avait vendu sa campagne à fonds perdu à un boulanger de la ville.
On racontait que ce dernier envoyait à ce dernier, outre la rente annuelle, des présents consistant en pains. Charmante attention, sauf que M., après avoir reçu un jour un pain plus gros et plus beau qu’à l’accoutumée, se sentit tout à coup pris de fortes coliques et de vomissements.
Son médecin accourut et les prompts secours qui lui furent prodigués parvinrent à le soigner.
Nous ne savons pas si l’histoire est vraie, mais cela semble être le cas. Elle a en tout cas défrayé la chronique aixoise en ce mois d’octobre 1839.
  • Sources : Le Mémorial d’Aix, 5 octobre 1839, p. 2.

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Deux frères ensevelis (Saint-Firmin, 7 mai 1864) https://www.geneprovence.com/deux-freres-ensevelis-saint-firmin-7-mai-1864/ https://www.geneprovence.com/deux-freres-ensevelis-saint-firmin-7-mai-1864/#respond Thu, 06 Feb 2025 05:30:37 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=24353 Une tragédie en montagne Le 8 mai 1864 était un dimanche. Au matin de cette triste journée, une nouvelle atteignit Gap (Hautes-Alpes), nouvelle selon laquelle deux ouvriers puisatiers avaient été…

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Une tragédie en montagne

Le 8 mai 1864 était un dimanche. Au matin de cette triste journée, une nouvelle atteignit Gap (Hautes-Alpes), nouvelle selon laquelle deux ouvriers puisatiers avaient été pris par un éboulement de terrain, dans une montagne du Valgaudemar, sur la commune de Veynes.
Alerté immédiatement, le préfet, accompagné de l’ingénieur de l’arrondissement, se rendit sur les lieux, pendant que le Procureur impérial se hâtait, de son côté, de s’y transporter, ainsi que le Commandant de la gendarmerie.
Les deux victimes, de la même famille, Pierre et Hippolyte Freynet, l’un âgé de 27 ans, l’autre de 23, habitaient le hameau du Villard, dans la commune de Saint-Firmin. Depuis des années, motivés par un espoir farfelu, les frères, issus d’une famille très modeste, exploraient sans relâche les entrailles de la terre, persuadés de découvrir un filon qui assurerait la fortune de la famille. Ils pensaient avoir trouvé dans une combe, au quartier de la Coste de la Croix, le lieu idéal. Avec une persévérance et une énergie surhumaines, les deux frères sondaient donc en tous sens, dans cette solitude, les flancs d’une montagne au terrain presque entièrement friable. Plusieurs galeries, creusées déjà sans succès, avaient été abandonnées ; c’était la dernière, la plus profonde, qui venait de les engloutir.

Une course contre la montre

La sœur de ces malheureux donna l’éveil. Les habitants du Villard et de Saint-Firmin accoururent. C’était au fond même de la galerie, à plus de 130 mètres, que l’éboulement s’était produit. La galerie, haute à peine d’un mètre et demi, sur 60 centimètres de largeur, ne livrait passage qu’à une seule personne. À trente-cinq mètres environ de l’éboulement, elle était plus qu’à moitié remplie par l’éboulement même, et ce n’était qu’à plat ventre, pour ainsi dire, qu’on pouvait dès lors avancer. D’un autre côté, les étais insuffisants placés par les imprudents puisatiers pouvaient laisser craindre de nouveaux écroulements.
Malgré ces obstacles et ces dangers, de braves gens pénétrèrent audacieusement dans le couloir obscur. On put s’approcher à quelque distance d’Hippolyte, qui était vivant. Il disait n’être enseveli que jusqu’à la ceinture et il parlait. Son frère, disait-il, était mort sans doute et il se trouvait sous ses pieds. Cette situation terrible anima le dévouement de tous. Des hommes se succédaient, se glissaient jusqu’au malheureux, et travaillaient avec les mains, l’usage de tout instrument étant impossible dans un espace aussi restreint.
Dès les premiers moments, le jeune vicaire de la paroisse s’était enfoncé dans la galerie pour y porter secours et encouragements.
On croyait à chaque instant s’approcher du succès, quand, après avoir dégagé les jambes, on trouva les pieds pris et serrés, d’une manière inextricable, dans le croisement d’étais brisés. Cette complication inattendue ne refroidit le courage de personne. Un des frères des victimes, gravement malade, sortit de son lit pour venir travailler à son tour. Il fallut employer la force pour le faire partir, tant il s’accrochait à l’espoir de retrouver ses frères et on le rapporta presque inanimé dans le chalet de la famille. Avertis par les soins de M. Long, un des premiers sur le théâtre du sinistre, l’ingénieur et les ouvriers de la mine du Roux étaient arrivés en toute hâte.
Mais tant de dévouement n’amenait plus aucun progrès, et les pieds du malheureux jeune homme restaient toujours fixés sous l’étreinte qui les retenait. D’un autre côté, l’air se raréfiait de plus en plus, malgré tous les essais de ventilation. On ne pouvait disposer pour cet objet d’aucun instrument spécial, le mode d’exploitation des mines voisines n’en ayant jamais exigé l’emploi.
Sur ces entrefaites, un second éboulement mit en péril un instant la vie de plusieurs travailleurs. De ce moment, le découragement commença à envahir la plupart, et, malgré les efforts des autorités locales, des chefs et ouvriers mineurs, et de la gendarmerie de Saint-Firmin, qui donnait l’exemple de la persévérance et du courage, quand le préfet arriva, le chantier ne comptait plus guère que des hommes hésitants et abattus.
La présence du chef du département, ses exhortations et ses promesses, réveillèrent le zèle et le dévouement de tous. L’ingénieur de l’arrondissement reconnut, en accord avec l’ingénieur de la mine du Roux, que les pieds d’Hippolyte et les poutres qui les serraient étaient engagés de telle sorte qu’il était désormais impossible de continuer les travaux dans les conditions voulues. Il fallait se résoudre à couper les deux jambes ou à provoquer un éboulement qui devait engloutir complètement Hippolyte Freynet et ceux qui voulaient le sauver.
On étaya le chantier autant que possible à mesure qu’on avançait. C’était un long travail, mais le malheureux Hippolyte était d’une constitution très robuste, et semblait encore avoir assez de vie. On avait même pu lui faire absorber quelques aliments. Il y avait donc encore de l’espoir.

Le drame inévitable

La nuit venue, il se mit à tomber une pluie abondante, mais le travail continuait avec la même ardeur. Le préfet, les ingénieurs, et le procureur Impérial, constamment près de la galerie, motivaient tout le monde.
À 2 heures du matin, on constata que Freynet pouvait encore parler mais que sa voix devenait plus faible. Des éboulements successifs l’avaient de nouveau enterré jusqu’à la poitrine.
À 3 heures et demie, un nouvel éboulement l’enterra jusqu’aux épaules.
À 4 heures, il ne répondait plus et il gardait sa tête inclinée, sans mouvement.
Mais le travail se poursuivait néanmoins avec activité. Mais chaque fois qu’un nouvel appel était fait au puisatier, plus grande devenait l’appréhension qu’il ne fût déjà mort.
Dans l’après-midi du lundi, le doute et l’espoir n’étaient plus permis. Il ne restait qu’à achever le déblaiement pour enlever les deux cadavres.
Le préfet se rendit au chalet de la famille Freynet, où l’attendait une scène de désolation. Le troisième frère agonisait, victime de son dévouement, et la famille en larmes n’allait plus se composer que du père et de la mère septuagénaires, de deux filles non mariées et d’un idiot. Le préfet promit à ces pauvres gens les secours du gouvernement de l’empereur.
On retira le premier cadavre le lundi dans l’après-midi, et le second dans la nuit seulement.

Des gens à ne pas oublier

Pierre Joseph Freynet avait 27 ans. Il était né au hameau du Villard et était cultivateur.
Hippolyte Freynet, lui, avait 23 ans, et était soldat au moment des faits.
Leurs parents se nommaient Joseph Freynet et Marie Richou.
Par bonheur, le troisième frère survécut malgré son état de santé vacillant.

  • Sources : L’Annonciateur, 14 mai 1864, p. 1, 2.
  • État civil de Saint-Firmin, Archives départementales des Hautes-Alpes, 2 E 148/8/1.

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Étourdi par le vin de prune (Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, 24 septembre 1684) https://www.geneprovence.com/etourdi-par-le-vin-de-prune-saint-maximin-la-sainte-baume-24-septembre-1684/ https://www.geneprovence.com/etourdi-par-le-vin-de-prune-saint-maximin-la-sainte-baume-24-septembre-1684/#respond Tue, 26 Nov 2024 05:30:50 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=23425 « L’an que dessus [1684] et le 24 septembre, est décédé, muni seulement du sacrement de l’extrême onction, André Hugon, marié avec Magdeleine Bernarde, n’ayant pu recevoir les autres sacrements à…

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« L’an que dessus [1684] et le 24 septembre, est décédé, muni seulement du sacrement de l’extrême onction, André Hugon, marié avec Magdeleine Bernarde, n’ayant pu recevoir les autres sacrements à cause d’un accident survenu,
Après l’avoir tiré d’une cave où la force du vin de prune l’avait étourdi.
Il a été enseveli.
Présents Barthélemy Giraud et François Baudisson. »
[F. de Félix, curé, B. Giraud, F. Baudisson]
  • Source : Registre paroissial de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Archives départementales du Var, 2 MI EC2809R1

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Claude-Baptistin Bénoit, l’épicier d’Endoume : une vie entre huile d’olive et trépassés (Marseille, 1868) https://www.geneprovence.com/claude-baptistin-benoit-lepicier-dendoume-une-vie-entre-huile-dolive-et-trepasses-marseille-1868/ https://www.geneprovence.com/claude-baptistin-benoit-lepicier-dendoume-une-vie-entre-huile-dolive-et-trepasses-marseille-1868/#respond Tue, 10 Sep 2024 09:14:52 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=22146 L’épicier d’Endoume Le journal Le Petit Marseillais, dans son édition du 21 avril 1868, évoquait la figure d’un honnête Marseillais, figure illustre d’Endoume, qui exerçait la modeste profession d’épicier. Nous…

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L’épicier d’Endoume

Le journal Le Petit Marseillais, dans son édition du 21 avril 1868, évoquait la figure d’un honnête Marseillais, figure illustre d’Endoume, qui exerçait la modeste profession d’épicier. Nous n’avons malheureusement pas trouvé trace de son décès. Il remonte probablement au milieu du XIXe siècle.
Claude-Baptistin Bénoit, un nom qui résonnait encore en 1868 dans les ruelles d’Endoume, était bien plus qu’un simple épicier. Ce Marseillais pur souche, né et élevé au cœur de sa ville, incarnait à lui seul une certaine idée du commerce traditionnel et de l’attachement à ses racines.
Installé entre la place Vieille et la place Castellane, son épicerie était bien plus qu’un simple magasin. C’était un lieu de vie, un point de rencontre où les habitants du quartier venaient non seulement faire leurs courses, mais aussi échanger quelques mots avec le bonhomme Benoît. Son rêve ? Un avenir paisible à Endoume, loin de l’agitation de la ville, une fois la petite fortune de cent mille francs amassée.

Une passion inattendue

Mais le destin en décida autrement. Plus il se rapprochait de son objectif financier, plus il s’attachait à son commerce. Les barriques de cassonade, les épices exotiques et les clients fidèles devinrent ses compagnons de tous les jours. Il finit par trouver un plaisir inattendu dans cette vie simple et rythmée par les allées et venues des clients.
Et puis, il y eut cette découverte inattendue : une véritable passion pour les obsèques. Bénoit était de tous les convois funèbres, réconfortant les familles endeuillées et accompagnant les défunts jusqu’à leur dernière demeure. Il prenait un malin plaisir à jeter une poignée de terre sur les tombes, comme pour sceller son lien avec la communauté et avec ceux qui l’avaient quitté.
Un jour, un Parisien, perdu dans les allées de son épicerie, lui posa une question qui le laissa sans voix : « Comment on pêche les sardines à l’huile ? » Cette naïveté parisienne le fit éclater de rire et le convainquit définitivement de ne jamais quitter sa ville natale.

Un héritage marseillais

À sa mort, tout Marseille pleura son épicier. Les discours prononcés lors de ses obsèques furent empreints d’une grande émotion, mêlée d’une pointe d’humour. On se souvenait longtemps après sa mort de celui qui avait raconté l’histoire de la question sur les sardines, provoquant un éclat de rire général.
Et si Bénoit n’a jamais pu s’offrir la retraite paisible à Endoume dont il rêvait, il avait laissé derrière lui bien plus qu’une simple épicerie : le souvenir d’un homme attachant, profondément enraciné dans sa ville et dans ses traditions, un homme qui savait trouver du bonheur dans les petites choses de la vie.
Dans les années 1860, lorsque l’on se promenait dans les rues d’Endoume, on ne pouvait s’empêcher de penser à Claude-Baptistin Bénoit et à tous ceux qui, comme lui, avaient fait de cette ville un lieu unique où il faisait bon vivre.
  • Sources : Le Petit Marseillais, 21 avril 1868, p. 3.

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L’accident du balayeur des rues (Gap, 8 juillet 1850) https://www.geneprovence.com/laccident-du-balayeur-des-rues-gap-8-juillet-1850/ https://www.geneprovence.com/laccident-du-balayeur-des-rues-gap-8-juillet-1850/#respond Fri, 06 Sep 2024 17:19:22 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=22096 Joseph Taix avait vu le jour à Gap, dans les Hautes-Alpes, en 1803. Il y avait passé toute sa vie, se consacrant aux modestes travaux de journalier. Les petites besognes…

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Joseph Taix avait vu le jour à Gap, dans les Hautes-Alpes, en 1803. Il y avait passé toute sa vie, se consacrant aux modestes travaux de journalier. Les petites besognes qu’on lui confiait, il les acceptait avec une docilité tranquille, trouvant en elles une raison de se lever chaque matin.
Resté célibataire à 47 ans, il travaillait aussi pour la mairie, veillant à la propreté des rues de sa ville natale. C’était un homme honnête, sans l’ombre d’un doute, et d’une serviabilité discrète. Pourtant, les rigueurs de son existence trouvaient leur apaisement dans les excès de boisson, cette eau-de-vie qu’il avalait chaque jour sans mesure.
Il arrivait donc souvent qu’il se présente à son ouvrage dans un état peu compatible avec ses devoirs. Ainsi, ce lundi 8 juillet 1850, une journée semblable à tant d’autres sous le ciel d’été de Gap, Joseph se présenta, comme à l’accoutumée, enivré, pour balayer quelques rues.
Plus tard, il se trouva chargé de décharger un tombereau, sans doute plein de gravats ou de déchets divers. Mais l’ivresse le rendait incapable de maîtriser le cheval attelé au tombereau. L’animal fit un écart soudain, et Joseph, déséquilibré, fut violemment projeté au sol, recevant plusieurs coups de sabots dans la poitrine.
Dans un état critique, on le transporta à l’hospice pour tenter de le soigner, mais en vain. Le lendemain, à 17 heures, Joseph rendit son dernier souffle.
  • Sources : L’Annonciateur, 11 juillet 1850, no 128, p. 1.
  • État civil de la ville de Gap, Archives départementales des Hautes-Alpes, 2 E 65/49.

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Un atelier de charron (Apt, 1883) https://www.geneprovence.com/atelier-de-charron-apt-1883/ https://www.geneprovence.com/atelier-de-charron-apt-1883/#respond Sat, 28 Jun 2014 00:01:24 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=13000 La photographie ci-dessous représente un atelier de charron à Apt (Vaucluse) en 1883. Il nous a été transmis par Sébastien Piquemal que nous remercions vivement.

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La photographie ci-dessous représente un atelier de charron à Apt (Vaucluse) en 1883. Il nous a été transmis par Sébastien Piquemal que nous remercions vivement.

(Suite du texte sous la photo…)
charron-coste-athenoux-apt

Cette photographie a été donnée à M. Piquemal par sa grand-mère, Rose Joséphine Violette Coste, peu avant sa mort. Elle représente l’atelier de charron du grand-père de celle-ci, Joseph François Costes, à Apt.
Les protagonistes sont les suivants :
  • Joseph François Costes, au milieu de la photo, né le 28 décembre 1832 à Vézins-de-Levezou (Aveyron),
  • Baptistin Costes, à gauche, père de la grand-mère de M. Piquemal, devenu plus tard entrepreneur à Marseille,
  • Delphine Rosa Athenoux, épouse de Joseph François, née le 10 octobre 1835 à Apt,
  • entre Delphine Rosa et Baptistin, une de leurs filles au prénom inconnu,
  • derrière Joseph François, Antonin Costes,
  • à droite de Joseph François, Léon Costes,
  • et tout à droite, un ouvrier.
À l’époque, les ateliers de charron étaient indispensables dans les villages. La photo montre bien la réparation et la fabrication des roues de charrette à la main.
La grand-mère de Sébastien Piquemal lui a fait part de petites anecdotes :
Antonin Costes, plus tard, tenait une grand épicerie à Apt où elle allait passer ses vacances.
Léon Costes, marié à Marie Rosa Antonia Callot, a fait du trapèze volant et fut un des premiers de la région à le faire sans filet. Plus tard, à l’âge de 40 ans, il se lança dans la chanson et se produisit dans plusieurs théâtres de Provence.
Delphine Rosa est la fille de Pierre Athenoux, aubergiste à Apt, né à Nice en 1794, médaillé de Sainte-Hélène en 1857, et de Catherine Jeanne Roubion (ou Roubillon selon certains actes), née le 2 novembre 1795 à Apt.

Photographie : Archives personnelles Sébastien Piquemal

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