Coups et meurtrissures (Oraison, 21 avril 1692)

Cet extrait du registre paroissial d’Oraison, daté de 1692, s’inscrit dans un contexte de forte instabilité sociale et économique sous le règne de Louis XIV. La mention « coups et meurtrissures » révèle une violence quotidienne banalisée, qui, en l’absence de médecine légale sophistiquée, était la seule cause officielle retenue. Le fait que l’on vérifie qu’Honoré Brunier ait « satisfait au devoir pascal » (communion obligatoire à Pâques) indique l’importance primordiale de la conformité religieuse pour l’obtention d’une sépulture honorable dans le chœur, même pour un défunt victime de violences.
« L’an que dessus [1692] et le vingt-unième du mois d’avril est décédé Honoré Brunier, âgé d’environ quarante ans,
Et d’autant que sa mort nous a été inconnue, nous avons été obligés de nous informer de ses mœurs et conditions de sa mort,
Et ayant appris qu’elle procédait des coups et meurtrissures qu’il avait eues sur son corps,
Et qu’il avait satisfait au devoir pascal, nous l’avons enseveli dans le chœur du Saint-Rosaire de cette paroisse… »
  • Registre paroissial d’Oraison, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 1MI5/0205.

Laisser un commentaire