L’année 1649 marque une période d’instabilité en France avec la Fronde, mais à Marseille, grand port de Provence, la vie continue, soumise à la rudesse du XVIIe siècle. La mention dans le registre paroissial de la mort d’Andrieue Beaussière, à l’âge stupéfiant de 104 ans, est un événement exceptionnel. Alors que l’espérance de vie dépassait rarement les trente ans, cette longévité hors-norme signalait une constitution robuste, une hygiène de vie privilégiée, ou une protection divine. Son titre de « damoiselle » et son appartenance au Tiers Ordre franciscain la placent dans une bourgeoisie pieuse, dont la rigueur morale et l’aisance matérielle pouvaient avoir favorisé une survie aussi spectaculaire.
« Le 13 avons enseveli damoiselle Andrieue Beaussière de la paroisse des Acoules, agée de 104 ans ; [prof… ?] du tiers ordre. »
- Registre paroissial des Observants, Marseille.
- Illustration : Vieille femme avec un livre de prières dans les mains, Joachim Martin Falbe (1709-1782).
- Texte signalé par Françoise Suzanne.