La mort d’une cen­te­nai­re (Mar­seille, 13 mai 1649)

L’année 1649 marque une période d’instabilité en France avec la Fronde, mais à Marseille, grand port de Provence, la vie continue, soumise à la rudesse du XVIIe siècle. La mention dans le registre paroissial de la mort d’Andrieue Beaussière, à l’âge stupéfiant de 104 ans, est un événement exceptionnel. Alors que l’espérance de vie dépassait rarement les trente ans, cette longévité hors-norme signalait une constitution robuste, une hygiène de vie privilégiée, ou une protection divine. Son titre de « damoiselle » et son appartenance au Tiers Ordre franciscain la placent dans une bourgeoisie pieuse, dont la rigueur morale et l’aisance matérielle pouvaient avoir favorisé une survie aussi spectaculaire.

Joachim_Martin_Falbe_1« Le 13 avons en­se­ve­li da­moi­selle An­drieue Beaus­sière de la pa­roisse des Acou­les, agée de 104 ans ; [prof… ?] du tiers ordre. »

 

  • Registre paroissial des Observants, Marseille.
  • Illustration : Vieille femme avec un livre de prières dans les mains, Joachim Martin Falbe (1709-1782).
  • Texte signalé par Françoise Suzanne.

 

Laisser un commentaire