Le fusillé de la ligne du Jabron (Les Omergues, 13 novembre 1721)

En 1721, la Provence subit de plein fouet les conséquences de la Grande Peste de Marseille. Pour contenir l’épidémie, les autorités militaires déploient des régiments comme celui de Poitou le long de lignes sanitaires strictes, telle celle du Jabron. Jean Roumieu, probablement poussé par la nécessité économique d’une région isolée, se confronte à cette barrière où la contrebande devient un crime d’État. Sa mise à mort immédiate souligne la rigueur de la justice militaire en temps de crise sanitaire. Son inhumation « dans un coin du cimetière », malgré la présence des Pénitents blancs, témoigne d’un statut social marginalisé par sa condamnation.

« Le treize novembre de l’année mil sept cent vingt et un fut passé par les armes par les soldats du régiment de Poitou un jeune homme d’environ trente ans pour avoir été surpris avoir passé la ligne du Jabron portant de [la] contrebande que Le Roy défendait, appelé Jean Roumieu,
Lequel a été enseveli dans un coin du cimetière, le plus bas du côté du Valat accompagné des Pénitents blancs et le même jour enseveli, et le lendemain ont dit la messe de l’enterrement, et pour ainsi la vérité. »
  • Registre paroissial des Omergues, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 1MI5/0423.
  • Texte transmis par Yve Chetaille.

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