
Aux alentours de 6 heures du matin, ce jeudi 11 février 1841, le cadavre d’un enfant nouveau-né fut découvert par un jeune berger dans une touffe de bois de garus1 sur un terrain appartenant à Mme veuve Momblet, au quartier de Piolié. Il était entièrement nu, caché sous trois pierres et sa tête portait des contusions qui, d’après l’inspection du médecin, avaient occasionné sa mort.
Les taches de sang, ainsi que les traces de trépignements qu’on remarquait sur le sol près du petit corps, semblaient prouver que le crime s’était accompli sur le lieu même et pendant la nuit qui avait précédé la terrible découverte.
La justice et la gendarmerie furent appelées sur les lieux et se mirent à la recherche de la coupable, mais il semble qu’elle ne fut pas identifiée.
1. Le terme garrus / a(g)arrus en ancien occitan/provençal désigne le « chêne à kermès » ou un bois lié à ce genre de chêne (forme apparentée à garrigue, le maquis méditerranéen). La forme écrite garus dans un texte ancien peut être une variation dialectale ou une forme altérée de mots de végétation locale (comme garrus ou garrigue), qui désignent des taillis, broussailles ou zones boisées de type maquis/bois clair.
- Sources : Le Mercure aptésien, 21 février 1841, p. 3.
- État civil de la ville de Pertuis, année 1841, acte no 18, Archives départementales de Vaucluse.