
⚓ Le 9 janvier 1883, le naufrage de l’Amélie marque les esprits dans un Marseille alors en pleine mutation industrielle. À cette époque, la transition de la voile vers la vapeur s’accélère, transformant le port en un carrefour migratoire et commercial névralgique. Les équipages, composés de soutiers et de marins souvent issus de familles modestes, affrontent une Méditerranée hivernale redoutable. Ce drame souligne les limites techniques des premiers vapeurs face aux tempêtes du golfe du Lion. Les registres de décès, dont l’acte suivant est issu, témoignent de la disparition brutale de dix-huit hommes, figeant ces destins ouvriers dans l’histoire maritime provençale.
Vapeur parti du port de Marseille le 8 janvier 1883. Sans nouvelles depuis.
18 décédés :
- FLANDRY Édouard Michel Marie René
- BRINQUIER Henry Baptiste
- COSTE Esprit Louis
- BERTRAND Jacques
- PEZET Jean Guillaume
- MARLOT Philippe
- DUCERF Antoine
- DUCAMP Louis
- LYNCH Édouard (°Marseille (13) 24/12/1865), soutier, fils de LYNCH Édouard et MASSOT Rosine
- SORET Georges André Corcini
- BASTIANI César
- ARRIGO Joseph Nicolas Marius
- VARNI Joseph Marie
- GRANJEAN Christophe
- MARIANI Jean Paul
- LE SÉNÉCHAL Émile Alexandre Frédéric
- PRIEUR Hippolyte Louis Alexandre
- BOUSQUET Joseph Marius Victor Félix
Source : Transcription registre des décès de Marseille, 09/1889, n°268