Noyé en abreuvant son cheval (Noves, 8 juillet 1655)

En ce milieu du XVIIe siècle en Provence, la commune de Noves, proche de la Durance et du Rhône, voyait passer de nombreux voyageurs. Ce registre paroissial de 1655 fixe la fin brutale d’Antoine, un jeune homme de seize ou dix-sept ans, d’origine parisienne. Son surnom, « La Rose », suggère un lien avec les troupes ou la petite soldatesque de passage, un profil social précaire et mobile. Se noyer en abreuvant un cheval, geste quotidien essentiel, manifeste l’exposition aux dangers ordinaires que représentaient les bêtes et les plans d’eau à cette époque.

« L’an 1655 et le 8e de juillet, un certain Parisien nommé Antoine qui était nommé La Rose pour son nom de guerre, âgé seulement de seize ou dix-sept ans, étant ici logé, s’est noyé abreuvant un cheval, a été enterré en cette paroisse. »

  • Registre paroissial de Noves, année 1655, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 272.

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