Un soldat assassiné (Eygalières, 7 octobre 1781)

Situé à l’aube de la Révolution, en 1781, cet événement à Eygalières s’inscrit dans le climat de forte insécurité qui règne sur les chemins de Provence. L’identité du soldat, aisément établie par son uniforme portant le numéro « quarante-neuf », contraste vivement avec celle des « travailleurs » locaux, incapables de signer le procès-verbal. Ce fait divers illustre la fréquente confrontation entre l’autorité militaire royale et les populations rurales méfiantes, et rappelle la violence omniprésente dans une société où l’absence de soins médicaux rapides rendait tout coup potentiellement fatal.

« L’an que dessus et le sept octobre, en suite du verbal et de l’ordonnance des sieurs officiers de la jurisdiction de ce lieu a été enseveli un soldat qui a été trouvé assassiné près du grand chemin d’Orgon à Saint-Rémy, portant sur les boutons de son uniforme, habit, veste et culotte blanche, revers et parements rouges, le numéro quarante-neuf. Présents Jacques et Vincent et Dominique Blanc, travailleurs qui, requis de signer, ont déclaré ne sçavoir écrire. »

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[VICARY vicaire]
  • Registre paroissial d’Eygalières.
  • Photographie : DR.

 

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