Brève histoire de Reillanne

clocher-saint-denis-reillanneReillanne, fondée avant l’ère chrétienne, apparaît sous le nom « Reglana » en 909. A l’origine, c’était une bourgade romaine, Alaunia, située dans la plaine qui, dévastée par les invasions barbares, se transporta à son emplacement actuel. Au Moyen Âge, Reillanne se fortifia et un château fut construit. Elle devint ensuit un établissement templier, puis franciscain. Malgré la démolition du château, les guerres de Religion ne causèrent que peu de troubles. Reillanne bénéficia d’une administration consulaire dès le XIIIe siècle. En 1379, la seigneurie fut érigée en vicomte en faveur des d’Agoult. L’homme le plus célèbre de la commune fut Saint Mayeul, issu de la famille seigneuriale de Reillanne, quatrième des grands abbés de Cluny. Rattachée en 1846 à la commune du Bourget (village aujourd’hui abandonné et ruiné), Reillanne est située sur un site remarquable que l’on remarque en venant de Manosque.
porte-saint-pierre-reillanneReillanne garde de son passé romain de nombreuses traces, parmi lesquelles des inscriptions gallo-romaines, une voie romaine et surtout, la superbe sépulture collective de Carluc située sur la route entre Reillanne et Céreste.
Du Moyen Âge, on retiendra des restes de rempart ainsi que des portes fortifiées des XIIe et XIIIe siècle. Voir aussi l’Église de l’Assomption en style lombard gothique, reconstruite au XVIe sur l’emplacement d’une chapelle de 1200. La belle chapelle Saint-Denis, quant à elle, datée du XVIIIe, fut reconstruite sur les ruines de la chapelle Saint-Pierre dont il reste quelques vestiges, telle une sculpture XIIe et un autel de marbre polychrome.
En flânant dans les quartiers anciens, vous verrez de belles maisons d’époque ornées d’escaliers monumentaux, des passages couverts, le quartier juif et ses maisons XVIe, de jolies places, etc.
Enfin, avant de partir, n’oubliez pas de faire un tour dans le bois du Paty (à prononcer avec l’accent provençal, évidemment !), c’est là que j’ai passé toute mon enfance et ce bois restera pour moi à jamais la plus belle forêt de France !

  • Photographies : © Jean Marie Desbois, 2001