Les amandiers d’Aix (1833)

« Il y a beaucoup d’amandiers dans le terroir d’Aix. Mais comme cet arbre fleurit des premiers et que les gelées tuent presque annuellement les fleurs, il est rare que la récolte en soit satisfaisante. L’académie d’agriculture, etc., d’Aix avait proposé un prix pour celui qui ferait connaître une qualité d’amandier qui ne fût pas exposée aux inconvéniens de la mortalité des fleurs, par les dernières gelées. M. Polydore de Bec (1) a remporté le prix proposé. Il a fait connaître deux espèces d’amandes appelées la grande et la petite Verte, de la culture desquelles il a fait une longue expérience. Elles fleurissent environ deux mois plus tard que les autres ; de sorte qu’elles n’ont pas à redouter les dernières gelées. L’académie s’est empressée de rendre publique, la découverte due à ses soins ; mais jusqu’à aujourd’hui, c’est inutilement qu’elle l’a fait. »


(1) De son vrai nom Augustin Marius Paul Bec (né à Aix en 1799), aussi peintre de paysages, élève de Constantin, Revoil et Granet.

« Aix ancien et moderne », par Joseph François Porte, impr. G. Mouret, r. du Pont-Moreau, Aix, 2e éd., 1833, p. 124.

Illustr. « Prunus dulcis », Gustav Pabst, 1887.