Une immense inondation (Avignon, 16 novembre 1674)

L’inondation de novembre 1674 s’inscrit dans l’aléa climatique majeur du bassin rhodanien sous le règne de Louis XIV. Ce débordement du Rhône, favorisé par le Petit Âge Glaciaire, dépasse les crues de référence de 1588 et de 1660. Les repères inscrits dans les cloîtres avignonnais témoignent de l’importance de la culture du risque dans une cité enserrée par ses remparts, où l’eau infiltre les caves par remontée de nappe. La mesure précise en « pans » et « pouces » reflète l’usage du système métrique provençal ancien, indispensable pour évaluer l’ampleur des dommages sanitaires et structurels dans les couvents.

« La plus forte dont on ait gardé le souvenir. La ligne où montèrent les eaux était marquée dans le cloître des Grands-Augustins contre un pilier. On y avait mis en latin l’inscription suivante : »

[INSCRIPTION OMISE]

« La même inondation était marquée dans le cloître des Cordeliers, au-dessus de l’inscription placée en mémoire de la cérémonie faite en 1660 par le roi Louis XIV.
Une inscription latine disait que les eaux avaient atteint la ligne inférieure marquée le 16 novembre 1674.
L’eau monta dans le cloître des Minimes à 9 pans, 5 pouces (2,40 mètres environ) au-dessus de l’inondation du 18 septembre 1588. »
  • Source : “Fais particuliers arrivés dans la ville d’Avignon depuis l’année 795 jusqu’à l’année 1720”, Registre manuscrit, Archives municipales d’Avignon, 1Z8.

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