Mort dans l’incendie d’un grenier à foin (Saint-Étienne-du-Grès, 16 août 1747)

La gestion des incendies dans les mas provençaux du XVIIIe siècle relève d’une lutte inégale contre la rapidité de combustion des fourrages stockés en hauteur. Le berger Jean Barville, par sa profession, logeait fréquemment dans ces greniers à foin pour rester au plus près des bêtes, une pratique habituelle chez les domestiques agricoles sans foyer fixe. L’asphyxie par les fumées précède généralement la carbonisation, expliquant pourquoi la victime fut surprise dans son sommeil sous les décombres fumants de l’exploitation Barrochin. L’inhumation immédiate, attestée par le curé Pillier, respecte les normes sanitaires strictes imposées par l’état du corps.

« L’an mil sept cent quarante-sept et le seize du mois d’août fut enterré dans le cimetière le nommé Jean Barville, berger, âgé de quarante-cinq ans environ qui se laissa surprendre au feu qu’on mit au grenier à foin du sieur Barrochin l’Aîné et fut trouvé presque tout brûlé sous les ruines,
Ainsi l’atteste moi, curé, avec les témoins soussignés. »
[Pillier, curé, Jean, Ode, Reynier]
  • Source : Registre paroissial de Tarascon, paroisse de Lansac, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 335.

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