Le tragique destin de la Bessonne (Boulbon, 22 février 1681)

L’acte de décès de Marguerite Chanarde en 1681 s’inscrit dans la topographie précise du terroir de Boulbon, marqué par l’axe de circulation majeur vers Tarascon. Le surnom « La Bessonne » indique sa gémellité, une caractéristique physique souvent notée dans les registres paroissiaux provençaux de l’époque. Sa mort sur le chemin, consécutive à un accident domestique pour lequel elle avait déjà reçu l’absolution, suggère une complication médicale tardive, telle qu’une embolie ou une hémorragie interne. Cette fin hors des murs de sa maison souligne la nécessité pour les femmes du peuple de maintenir une activité extérieure malgré une condition physique dégradée.

« L’an que dessus [1681] et le vingt et deux du mois de février est décédée et le lendemain a été ensevelie dans le cimetière de ce lieu de Boulbon, Marguerite Chanarde, dite La Bessonne,
Laquelle on trouva morte le long du chemin de Tarascon, ayant quelques jours auparavant reçu par moi soussigné le sacrement de pénitence dans sa maison en suite d’un accident qui lui était arrivé,
Cuius anima in pace quiescat1. »
Note

« Dont l’âme repose en paix. »

  • Source : Registre paroissial de Boulbon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, cote 203 E 221.

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