
Dans la nuit du 2 au 3 février 1866, un grave accident se produisit à la galerie du puits numéro 4. Ce chantier s’inscrivait dans les travaux de construction du canal de Gap.
Peu avant le drame, des mineurs venaient de prolonger la galerie de trois mètres. Ils cédèrent ensuite leur place à deux ouvriers maçons d’origine italienne. Ces derniers devaient revêtir la voûte en maçonnerie. Pendant leur travail, un bloc de rocher d’un mètre cube environ se détacha soudainement du plafond. La masse s’effondra et écrasa l’un des maçons. Le malheureux mourut sur le coup sans dire un mot.
La mobilisation des secours et l’enquête
Le second ouvrier survécut à l’éboulement. Il s’en tira avec une blessure au visage et un mal de reins, provoqué par les efforts nécessaires pour se dégager. Les secours entendirent ses cris et accoururent sur-le-champ. Ils descendirent une benne dans le puits afin de remonter le blessé ainsi que le corps de son infortuné compagnon.La nouvelle du sinistre alerta immédiatement les autorités. Le procureur impérial, l’ingénieur en chef et le commissaire de police de la ville se rendirent sur les lieux. Ils ouvrirent une enquête pour déterminer les causes de la tragédie. Selon les premières informations, les entrepreneurs du canal et leurs sous-traitants n’avaient commis aucune imprévoyance.
Nous soupçonnons que l’accident n’a pas eu lieu sur la commune de Gap précisément, mais sur une commune voisine, car le registres d’état civil de Gap ne rapporte aucune mort d’ouvrier à cette date.
- Source : L’Annonciateur, 10 février 1866, p. 1.