Les trois filous et le commissaire (Aix-en-Provence, 29 décembre 1894)

À la fin du XIXe siècle, Aix-en-Provence demeure une cité de notables et d’étudiants où le maintien de l’ordre public se confronte régulièrement à la petite délinquance itinérante. En cet hiver 1894, le passage de « filous » et de vagabonds inquiète une société provençale attachée à sa tranquillité bourgeoise. Les figures de Jean Mortier, Antoine Giraudet et Fleury Roche incarnent cette marginalité sociale, souvent issue de la précarité urbaine, face à l’autorité naissante d’un commissariat centralisé. Cette affaire expose les méthodes policières de l’époque, oscillant entre surveillance étroite des lieux de passage et répression des comportements jugés suspects.

« Mortier Jean, Giraudet Antoine et Roche Fleury se sont fait servir un succulent déjeuner à l’hôtel des Trois-Juments tenu par M. Cavalier.
Le café dégusté, ils ont prié le garçon de présenter la note au commissaire central.
Ils digèrent en ce moment à la maison d’arrêt. Tout est bénéfice pour eux. »

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  • Source : Le Mémorial d’Aix
  • Photographie : La prison d’Aix (à gauche) et le palais de justice. DR.

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