04 - Manosque Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/04-manosque/ 500 ans de faits divers en Provence Thu, 20 Nov 2025 14:51:07 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png 04 - Manosque Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/04-manosque/ 32 32 Le séisme de Manosque du 14 août 1708 https://www.geneprovence.com/le-seisme-de-manosque-du-14-aout-1708/ https://www.geneprovence.com/le-seisme-de-manosque-du-14-aout-1708/#respond Thu, 20 Nov 2025 14:51:07 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26783 L’histoire de notre chère Provence est une mosaïque de gloires et de tragédies, de périodes d’abondance et d’épreuves. Parmi ces moments inscrits dans la mémoire des pierres, le tremblement de…

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L’histoire de notre chère Provence est une mosaïque de gloires et de tragédies, de périodes d’abondance et d’épreuves. Parmi ces moments inscrits dans la mémoire des pierres, le tremblement de terre du 14 août 1708 occupe une place singulière. Ce n’est pas seulement un fait géologique ; c’est un chapitre où les Manosquins furent confrontés à la puissance brute de la nature, laissant derrière elle non des victimes, mais des récits de résilience.

Un dimanche d’août brisé

Nous sommes en plein cœur de l’été provençal, ce dimanche de l’Assomption. La ville de Manosque, nichée au pied du Mont d’Or, s’apprête à vivre une journée sous le soleil d’août lorsque, soudain, la terre se met à trembler avec une violence inouïe. La date est clairement identifiée et confirmée par les archives consulaires et les travaux scientifiques modernes : le 14 août 1708.
Les sismologues d’aujourd’hui, en analysant les dégâts consignés dans les archives et les rapports (comme ceux des études de Quenet, Baumont, Scotti & Levret en 2004), estiment l’intensité épicentrale de ce séisme à VIII sur l’échelle MSK (similaire à l’EMS-98). L’IRSN, dans sa fiche sismotectonique, cite également cet événement majeur dans la vallée de la Moyenne-Durance. Une telle intensité est cohérente avec des destructions importantes, mais, fait notable rapporté par la Mairie, aucun décès lié au séisme ne fut signalé à Manosque.

L’urgence et la peur

Pour les habitants, l’instant fut d’une terreur absolue. Le bruit sourd des pierres qui s’écroulent et la poussière envahissant les ruelles ont transformé la ville en un lieu de panique. Les archives, citées par la Mairie de Manosque, nous offrent un tableau frappant de la désorganisation et de la peur : dès le 22 août, la ville était pratiquement « complètement désertée » par ses habitants.
Les récits d’époque, conservés par la mémoire locale, décrivent une fuite précipitée où la seule préoccupation était de se mettre à l’abri, loin des murs menaçants. On raconte, avec un détail teinté d’humanité et d’une certaine indiscrétion, la vision « des femmes […] surprises dans un déshabillé plus que négligé […] paraître en public à demi nues… ». Ce détail, s’il peut paraître anecdotique, illustre à quel point la secousse fut subite et violente, ne laissant pas aux Manosquins même le temps de se vêtir correctement avant de s’enfuir.
Dans ce chaos, l’Hôtel-Dieu, qui accueillait les malades, fut l’un des foyers de panique. Les religieuses qui en avaient la charge durent évacuer leurs pensionnaires, y compris les plus fragiles, « de crainte de n’estre abimés à toute heure sous les ruines ». C’est dans ce contexte dramatique que la légende locale a conservé l’anecdote de l’homme paralysé qui aurait, sous l’effet de la peur, miraculeusement recouvré l’usage de ses jambes et fui avec la foule. Que cette histoire soit le fruit d’une exagération ou d’une vérité miraculeuse, elle témoigne de la puissance émotionnelle de l’événement et de la quête de sens face à l’imprévisible.

Les cicatrices sur le patrimoine de pierre

Le séisme ne s’est pas contenté d’ébranler les hommes ; il a marqué la ville dans sa chair de pierre avec une ampleur considérable. Selon la municipalité, « plus d’une centaine de maisons » auraient été entièrement détruites, et toutes les autres endommagées. Ces chiffres confirment l’intensité de niveau VIII relevée par les études scientifiques.
Parmi les édifices publics, le château des Hospitaliers, sur la place du Terreau, fut fortement fragilisé. Les documents rapportent qu’il n’y avait « ni tours ni murailles ni voûte qui ne soit endommagée ». Les églises et l’Hôtel-Dieu furent également touchés, nécessitant des décennies de travaux et de reconstructions, influençant durablement le visage de Manosque au XVIIIe siècle. Les pierres issues des ruines furent souvent réutilisées, un acte de pragmatisme et de continuité propre à la Provence.

La réaction collective : de la peur à la reconnaissance

Malgré le choc et les dégâts, la communauté manifesta une réaction collective et spirituelle immédiate. Après l’évacuation des lieux et le constat d’absence de victimes, le besoin de remercier le ciel pour cette survie inespérée se fit sentir.
Seulement sept jours après le séisme, le 21 août, les consuls, le clergé et les habitants de Manosque s’unirent pour organiser une procession solennelle à la chapelle de Notre-Dame à Toutes-Aures. Cet acte n’était pas seulement une expression de piété, mais un moment de cohésion sociale cruciale, transformant la peur individuelle en gratitude collective. Il traduisait la volonté de la communauté de reprendre pied, de restaurer l’ordre social et spirituel malgré les menaces des répliques.
Ce séisme de 1708 est un rappel poignant de l’importance de la mémoire archivistique. En étudiant les rapports de dégâts, les lettres et les délibérations, nous ne faisons pas que quantifier l’intensité sismique ; nous écoutons les voix de nos ancêtres, surprises dans l’urgence, mais trouvant la force, au bout de quelques jours, de marcher ensemble vers l’avenir. Leurs récits de fuite et leur vœu de procession nous rappellent que l’histoire de la Provence est une histoire vivante, faite de pierres et, surtout, d’humanité résiliente.

Sources exhaustives utilisées

1. Sources historiques et locales (documents primaires et citations)

  • Archives municipales de Manosque et délibérations consulaires : contiennent les constats officiels de dégâts, les ordres de mission pour les experts, les dépenses de réparation, le vœu solennel de procession du 15 août, et les détails des événements.
  • Rapport de visite des maîtres maçons : Document analysé par les chercheurs, listant les dégâts sur plus de 700 bâtiments (base de l’estimation de plus d’une centaine de maisons détruites).
  • Archives notariales et de l’Hôpital (Hôtel-Dieu) : attestent de l’état du bâtiment, de son évacuation (citation : « de crainte de n’estre abimés à toute heure sous les ruines »), et des plans de reconstruction.
  • Correspondances de l’intendant de Provence : Lettres de Cardin Le Bret décrivant l’événement.
  • Récits contemporains : sources des anecdotes de l’homme paralysé et des scènes de la fuite (femmes « surprises dans un déshabillé plus que négligé »).

2. Études sismologiques et historiques modernes (sources secondaires de synthèse)

  • Article scientifique clé : Quenet, G., Baumont, C., Scotti, V., & Levret, A. (2004). The 14 August 1708 Manosque, France earthquake: New constraints on the damage area from in-depth historical studies. (Publication ayant permis de confirmer l’intensité et l’étendue des dommages).
  • Base de Données Sismologique : SISFRANCE (Réseau National de Surveillance Sismique – RéNaSS).
  • Fiche sismotectonique : IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire), référençant le séisme du 14 août 1708 sur la Faille de la Moyenne Durance avec une intensité maximale de VIII (MSK ou EMS-98).
  • Monographie historique : Quenet, G. (2005). Les Tremblements de terre aux dix-septième et dix-huitième siècles. La naissance d’un risque.
  • Source institutionnelle : Page historique du Site Internet de la Mairie de Manosque, reprenant et citant les faits issus des archives municipales.

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Agression à coups de bâton (Gréoux-les-Bains, 23 octobre 1700) https://www.geneprovence.com/agression-a-coups-de-baton-greoux-les-bains-23-octobre-1700/ https://www.geneprovence.com/agression-a-coups-de-baton-greoux-les-bains-23-octobre-1700/#respond Tue, 05 Nov 2024 05:30:08 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=23078 Le 23 octobre 1700, à la réquisition du sieur Joseph Fuxat, du lieu de Gréoux, Michel Besson, chirurgien et juré royal de Manosque, se transporta au lieu de Gréoux et…

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Le 23 octobre 1700, à la réquisition du sieur Joseph Fuxat, du lieu de Gréoux, Michel Besson, chirurgien et juré royal de Manosque, se transporta au lieu de Gréoux et dans la maison d’habitation de deux sœurs, Mesdemoiselles Anne Garcin et Catherine Garcin, filles de feu Denis Garcin, pour leur prodiguer des médicaments et panser leurs blessures.
Le chirurgien constata qu’Anne Garcin présentait une contusion sur le côté droit du visage, contusion de la largeur d’une pièce de trente sous et une autre contusion au bras gauche sur l’articulation du coude, d’une longueur de trois travers de doigt.
Catherine Garcin, elle, avait plusieurs contusions : une avec élévation sur l’os du front de la largeur d’un écu blanc, et deux contusions, l’une au bras droit et l’autre sur la main droite, chacune d’une longueur de trois travers de doigt. Enfin, il trouva deux autres contusions sur le bras gauche : une sur le bras même et l’autre sur la main.
De toute évidence, ces multiples blessures avaient été occasionnées par un bâton ou un objet équivalent.

Hélas, peu de détails sur l’agression nous sont parvenus. Le responsable serait un nommé Achard, accompagné de deux complices, Ambroise Simon Arnoux et Claude Martel.
Outre les deux jeunes filles Garcin, qui étaient les nièces de Joseph Fuxat, le plaignant, sa femme même avait elle aussi été agressée par « d’atroces et diffamatoires menaces et violences en excès de coups de bâton ».
Les résultats de l’enquête ne sont pas connus.

  • Sources : Registre B2453, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence.

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La mort du curé (Viens, 31 mai 1840) https://www.geneprovence.com/la-mort-du-cure-viens-31-mai-1840/ https://www.geneprovence.com/la-mort-du-cure-viens-31-mai-1840/#respond Sat, 19 Oct 2024 05:30:09 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=22795 Le 31 mai 1840, les habitants du village de Viens (Vaucluse) furent particulièrement attristés en ap-prenant la mort de leur curé, Joseph Toussaint Monier, dans son presbytère. Né en 1767…

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Le 31 mai 1840, les habitants du village de Viens (Vaucluse) furent particulièrement attristés en ap-prenant la mort de leur curé, Joseph Toussaint Monier, dans son presbytère. Né en 1767 et donc âgé de 64 ans, il souffrait depuis longtemps d’une maladie qui l’avait affaibli et lentement consumé au fil des mois.
Le père Monier était une figure emblématique de la communauté de Viens. Il avait consacré une grande partie de sa vie au service de la paroisse, qu’il dirigeait depuis de nombreuses années. Avant de revenir à Viens, où il était né, il avait occupé les fonctions de principal au collège de Manosque, où il avait formé de nombreux jeunes esprits.
Ce fut le sacristain de Viens, Joseph Richaud, cordonnier de 35 ans, ainsi que François Guende, un cultivateur de 42 ans, qui se rendirent en mairie pour effectuer les formalités liées au décès de l’homme d’Église.
Joseph Toussaint Monier avait vu le jour à Viens de Joseph Monier et Catherine Rose Rey.
  • Sources : Le Mercure aptésien, 7 juin 1840, p. 3.
  • Registre d’état civil de Viens, Archives départementales de Vaucluse.

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Un empoisonnement sur la Grand-Place (Reillanne, 9 avril 1840) https://www.geneprovence.com/un-empoisonnement-sur-la-grand-place-reillanne-9-avril-1840/ https://www.geneprovence.com/un-empoisonnement-sur-la-grand-place-reillanne-9-avril-1840/#respond Wed, 21 Aug 2024 19:28:06 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=21892 Le journal Le Mercure aptésien signalait qu’en avril 1840, un crime affreux avait eu lieu à Reillanne (Basses-Alpes). Une femme, à qui son mari reprochait son inconduite et ses infidélités,…

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Le journal Le Mercure aptésien signalait qu’en avril 1840, un crime affreux avait eu lieu à Reillanne (Basses-Alpes). Une femme, à qui son mari reprochait son inconduite et ses infidélités, venait de l’assassiner par empoisonnement.
Malheureusement, il est difficile d’en savoir plus tant la presse de l’époque est muette sur le sujet. Par recoupements, nous pensons que l’homme en question, sauf erreur, pourrait être André Agnel, époux de Marie Reyne, mort le 9 avril 1840 à 14 heures.
Bien entendu, les accusations portées contre la femme sont à prendre avec précaution. Il ne s’agirait pas de la première femme qui tue son mari et tente de s’en disculper en évoquant son mauvais comportement.
Si Agnel est bien la victime de cet empoisonnement, disons quelques mots de lui : André Agnel avait 46 ans au moment de sa mort et exerçait la profession de cordonnier. Pourtant, Agnel n’habitait pas à Reillanne. Il était en réalité domicilié à Manosque et, deux mois avant sa mort, il était venu habiter à Reillanne chez un négociant du village, peut-être un ami, François Eymieu, qui vivait sur la Grand-Place (actuelle place de la Libération).
Son épouse vivait certainement à Manosque aussi. Alors, comment a-t-elle été accusée d’avoir empoisonné son mari ? Sans doute avait-elle fait le trajet jusqu’à Reillanne où elle avait cuisiné un repas pour l’homme, qui avait mangé sans rien soupçonner.

L’épouse indigne fut jugée en août 1840 et condamnée aux travaux forcés à perpétuité.

  • Sources : Le Mercure aptésien, 19 avril 1840, p. 3 ; ibid., 23 août 1840, p. 3.
  • Registre d’état-civil de la commune de Reillanne, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 1MI5/1133.

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Adolphe Defarge (1836-1910), maire de Manosque https://www.geneprovence.com/adolphe-defarge-1836-1910-maire-manosque/ https://www.geneprovence.com/adolphe-defarge-1836-1910-maire-manosque/#respond Sun, 30 Jul 2017 08:42:45 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=16357 Adophe Étienne Marius Defarge est né à Manosque le 22 août 1836, d’un père tailleur, Jean Baptiste Marius Defarge (né en 1809), et de Marie Anne Apollonie Roux (née en…

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Adolphe Defarge. DR.
Adolphe Defarge. DR.
Adophe Étienne Marius Defarge est né à Manosque le 22 août 1836, d’un père tailleur, Jean Baptiste Marius Defarge (né en 1809), et de Marie Anne Apollonie Roux (née en 1812), dans la maison familiale du 26, rue Guilhempierre.
Exerçant la profession de commerçant en tissus, il entre en politique en 1869, à l’âge de 33 ans, en devenant conseiller municipal. Devenu maire en 1888, il applique ses idées progressistes et fait la promotion de l’enseignement secondaire gratuit.
Il devient député de l’arrondissement de Forcalquier le 27 avril 1902 en battant Martial Sicard, mais élu sénateur l’année suivante (22 février 1903), il quitte sa fonction de député.
La rue Defarge à Manosque
La rue Defarge à Manosque (04).
Il meurt accidentellement à Paris le 4 juillet 1910, à l’âge de 73 ans. Après avoir passé quelques jours à Faremoutiers (Seine-et Marne), chez des amis, il rentrait à Paris en direction de l’hôtel du Liban (4, rue de la Grange-Batelière) où il avait ses habitudes, quand il est heurté par une automobile à l’intersection du boulevard Magenta et de la rue de Chabrol, alors qu’il sortait de la gare de l’Est et traversait le boulevard. L’automobile en question est une auto-taxi de place, no329X5. Aussitôt, deux soldats du 51e de ligne se portent à son secours et le transportent à l’hôtel du Nord, où loge Édouard Barthe, député de l’Hérault.
Transporté dans un état critique à l’hôpital Lariboisière, il meurt le lendemain matin à 10 heures sans avoir repris connaissance. Sa famille à Manosque est aussitôt avertie par télégraphe.
Lors de son oraison funèbre, Antonin Dubost déclare :
« C’était un républicain de la veille et quand il rappelait l’ardeur combative de ses premières luttes, sous l’Empire, on sentait chez lui des convictions aussi jeunes et aussi ardentes qu’au premier jour.
Elles lui avaient gagné ici l’estime générale à laquelle s’ajoutait l’amitié de tous ceux qui avaient éprouvé sa bonté – sa fidélité – s’il avait été moins modeste, il aurait pu du reste se vanter d’avoir réalisé une œuvre admirable d’égalité sociale, en instituant au collège de Manosque, l’enseignement secondaire entièrement gratuit, initiative presque unique en France, et qui, de loin, marque leur devoir aux générations qui nous suivront. »

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Une fille de Bacchus (Toulon, janvier 1881) https://www.geneprovence.com/une-fille-de-bacchus-toulon-janvier-1881/ https://www.geneprovence.com/une-fille-de-bacchus-toulon-janvier-1881/#respond Wed, 15 Apr 2015 18:19:15 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=14994 « La nommée A. Philomène, âgée de 35 ans, née à Manosque, ayant été trouvée ce matin dans sa maison, rue Bastide, toute couverte de sang et portant diverses blessures, a…

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Femme de Provence. DR.
Femme de Provence. DR.
« La nommée A. Philomène, âgée de 35 ans, née à Manosque, ayant été trouvée ce matin dans sa maison, rue Bastide, toute couverte de sang et portant diverses blessures, a été conduite aussitôt à l’hôpital civil par les soins de la police, qui a ouvert immédiatement une enquête.
Or, il résulte des informations prises que cette femme n’avait été frappée par personne et qu’elle avait tout simplement caressé de trop près la dive bouteille.
C’est donc sous l’influence de la boisson qu’elle a fait une chute, dans laquelle elle s’est blessée légèrement.
Puisse cet accident la corriger et lui servir de leçon. »
  • Le Petit Var, 4 janvier 1881.

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10 vues des Basses-Alpes hier et aujourd’hui https://www.geneprovence.com/10-vues-basses-alpes-hier-aujourdhui/ https://www.geneprovence.com/10-vues-basses-alpes-hier-aujourdhui/#respond Sat, 08 Nov 2014 00:14:12 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=14202 Les Basses-Alpes, ancien nom du département des Alpes-de-Haute-Provence, présentent des paysages qui figurent parmi les plus beaux de Provence. Les villes et villages qui essaiment le département offrent des caractéristiques…

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Les Basses-Alpes, ancien nom du département des Alpes-de-Haute-Provence, présentent des paysages qui figurent parmi les plus beaux de Provence. Les villes et villages qui essaiment le département offrent des caractéristiques typiques de cette région et l’on voit, en considérant ces lieux à cent ans d’intervalle que peu de choses, finalement, ont changé. Les générations se sont succédé mais les paysages restent les mêmes, pour le plus grand bonheur des amoureux de ce département.

1. Manosque

Haut : DR. Bas : © Google
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2. Castellane

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3. Mallefougasse

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4. Sisteron

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5. Jausiers

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6. Forcalquier

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7. Gréoux-les-Bains

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8. Digne-les-Bains

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9. Seyne-les-Alpes

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10. Riez

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Dermitanis : rectification d’une orthographe oubliée (Forcalquier, 11 décembre 1862) https://www.geneprovence.com/dermitanis-rectification-dune-orthographe-oubliee-forcalquier-11-decembre-1862/ https://www.geneprovence.com/dermitanis-rectification-dune-orthographe-oubliee-forcalquier-11-decembre-1862/#respond Sun, 25 Aug 2013 00:01:21 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=8910 Le 11 décembre 1862 est un jour où le tribunal de première instance de Forcalquier (Basses-Alpes) siège pour rendre la justice. Ce jour-ci, ce ne sont pas moins de neuf personnes qui viennent demander qu’on leur rende un nom que, par oubli ou méconnaissance, leurs ancêtres immédiats avaient négligé d’écrire correctement.

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Le 11 décembre 1862 est un jour où le tribunal de première instance de Forcalquier (Basses-Alpes) siège pour rendre la justice.

Ce jour-ci, ce ne sont pas moins de neuf personnes qui viennent demander qu’on leur rende un nom que, par oubli ou méconnaissance, leurs ancêtres immédiats avaient négligé d’écrire correctement. Outre l’intérêt immédiat pour les familles concernées, ce document a l’avantage de nous plonger dans un pan d’histoire locale.

Leur identité ?

  • Julie d’Ermitanis, femme dûment autorisée de M. Polydore Délestrac, chevalier de la Légion d’honneur, ingénieur des ponts et chaussées, domiciliée et demeurant à Nice (Alpes-Maritimes),
  • Martin Eugène d’Ermitanis, avocat avoué près le tribunal de Forcalquier, y domicilié,
  • Camille d’Ermitanis, propriétaire à Banon (Basses-Alpes), y domicilié,
  • Ernest d’Ermitanis, percepteur des contributions directes à Thoard, y demeurant et domicilié,
  • Thérèse Marie Émilie d’Ermitanis, femme dûment autorisée de M. Ernest de Gyves, receveur de l’enregistrement et des domaines à Poitiers (Vienne), y demeurant et domiciliée avec lui,
  • Mlle Marie Amélie Élodie d’Ermitanis, propriétaire demeurant chez Mme veuve d’Ermitanis, sa mère, à Reillanne (Basses-Alpes),
  • Marie Suzanne Mélanie d’Ermitanis, femme dûment autorisée de M. Pierre Théodore Jean-Baptiste Sardou, commandant de gendarmerie en retraite, chevalier de Saint-Louis et de la Légion d’honneur, demeurant et domiciliée avec lui à Marseille (Bouches-du-Rhône), rue Sénac, numéro 41A,
  • Magloire Ferdinand d’Ermitanis, capitaine d’infanterie en retraite, chevalier de la Légion d’honneur, domicilié et demeurant à Manosque,
  • Mlle Reyne Dorothée d’Ermitanis, fille majeure, demeurant à Reillanne.

reillanne

Ce collectif familial s’est donné un représentant en la personne de l’avocat Martin Eugène d’Ermitanis qui va prendre la parole au nom de tous les exposants.

Voici la transcription des mots qu’il prononce :

« Messieurs,
Dès l’année 1600, dans tous les actes civils et privés, actes dont un grand nombre sera mis sous vos yeux, le nom de notre famille est signé d’Ermitanis, avec une apostrophe et un E, et, quelque fois, avec une apostrophe et un H (mais rarement et presque toujours dans les actes écrits en latin ou par des clercs).
Cette orthographe fut continuée sans interruption jusqu’à la Révolution. À cette époque, par des motifs qu’il est inutile d’expliquer, l’orthographe en un seul mot prévalut, quoique dans les actes de baptême des membres de la famille alors vivants, le nom et particulièrement les signatures fussent toujours écrits avec une apostrophe.
Messieurs André et Auguste Joseph et Madame Sardou, qui avaient eu le malheur de perdre leur père en 1788, se contentant de la notoriété et de l’honorabilité attachée à leur nom, continuèrent de signer en un seul mot.
Mais la loi de 1854, en règlementant la matière, appela l’attention de M. Auguste Joseph, survivant, sur les origines de la famille ; il regretta de les avoir un instant oubliées et, quand nous avons eu le malheur de le perdre, il avait réuni tous les documents propres à réparer son oubli et nous avait recommandé de ne rien négliger pour atteindre ce but.
C’est l’accomplissement de ce devoir qui nous amène devant vous et non le futile désir de nous parer d’une distinction sociale à laquelle ne sont plus attachés ni droits ni prérogatives exceptionnels.
Nous venons vous prier de nous rendre le nom de nos pères, nom auquel est attaché pour nous le souvenir de trois siècles bientôt d’honorables services rendus à la cité et au pays, dans les modestes fonctions du consulat et de la mairie, de même que dans celles plus relevées de la magistrature.

Au XVIIe siècle, un d’Ermitanis avait l’honneur de posséder à ce siège l’office de Conseiller secrétaire du roi ; à la fin du XVIIIe, notre aïeul était avocat en la Cour et juge des villes de Reillanne et de Manosque.
Enfin, depuis 1540, on trouve presque toujours un d’Ermitanis au corps de ville de Reillanne ; on le voit représenter cette communauté aux États de 1717, 1746, 1773, 1787 et 1788.

Nous déposons sur la barre à l’appui de cette requête deux liasses de pièces justificatives, l’une composée de trente extraits en forme ou expéditions régulières d’actes de baptême ou autres, établissant, depuis l’année 1633 et sans interruption, la filiation de notre famille. L’autre, contenant pièces diverses, démontrera, comme la première, le continuel usage de l’apostrophe et la possession plus que séculaire de notre nom en cette forme : d’Ermitanis.

Nous ne voudrions pas abuser des moments du tribunal. Cependant nous croyons indispensable d’appuyer notre demande d’une rapide analyse de toutes ces pièces et d’entrer dans quelques détails pour lesquels nous réclamons toute son indulgence.

D’après une tradition conservée dans la famille, elle serait originaire du Piémont, d’un village appelé Roccasparvera1 et serait établie à Reillanne depuis 1340, époque à laquelle un cadet, écuyer de la reine Jeanne et appelé de Arémitanis, serait venu s’y fixer.
Aux archives de Reillanne, au livre de la directe due au seigneur en cette communauté, on trouve au numéro 514, sous la date du 6 septembre 1418, une vente d’un mollin sous la directe du sieur vicomte notaire Alexis de Aremitanis.
Au même livre en 1493 et 1513, il est mention d’autre Alexis d’Armitanis.
Un certificat de M. le maire de Reillanne atteste qu’au cadastre de cette commune, année 1542, folios 189 à 193, on trouve le relevé des propriétés appartenant à Esprit et Antoine de Arémitanis. Plus tard, au cadastre, ce nom se transforme en 1590. Il s’écrit d’Armitany. Le 26 mai 1599 à la paroisse de Forcalquier a été baptisée Loyse d’Armitanis, fille d’André.
La langue française exige l’élision à la rencontre de ceux voyelles. En se francisant, de Arémitanis devait devenir d’Armitanis et, comme en langue romane chacun sait combien d’un village à l’autre la prononciation des voyelles est différente, personne ne s’étonnera qu’en 1600 le nom ne soit écrit d’Ermitanis, avec l’apostrophe, signe indispensable de l’élision ; ici, la grammaire et la logique justifient et confirment les faits.

roccasparvera

À partir de 1600, plus de changement si ce n’est quelque fois mais très rarement l’emploi de l’H devant l’E. Cela s’explique par l’origine latine que les clercs durent donner au nom, mais cela n’a plus de raison d’être quand on songe à l’origine italienne de la maison. L’H n’existe pas en italien et depuis Voltaire le français y a renoncé dans les mots ermite, ermitage.
Gaspard d’Ermitanis était notaire royal à Reillanne de 1590 à 1615 ; il y fut remplacé par son fils Esperit de 1616 à 1655. Leurs minutes sont à l’étude de Maître Miane.

La deuxième pièce de la première liasse est l’acte de baptême d’Antoine d’Ermitanis, fils d’Esperit et de Catherine Poussin (le texte dit Poussine en féminisant).

Avant d’aller plus loin, nous croyons devoir faire remarquer que, si dans le corps des actes par l’ignorance ou l’incurie des scribes, le nom est parfois écrit Dermitanis en un seul mot, ces mêmes actes sont toujours signés d’Ermitanis avec l’apostrophe et la jurisprudence est bien fixée sur ce point que c’est la signature qui fait la loi des familles en cette matière.

Cet Antoine, notaire royal (minutes chez Maître Miane), il épousa Marguerite Moynier, Monier ou Monyer. Ils eurent dix enfants, dont l’un, Antoine, deuxième du nom, né le 15 septembre 1661, fut prieur de Saint-Antoine et vicaire général de Montjustin.
Un autre Esperit, deuxième du nom, né le 5 juin 1670, fut plusieurs fois maire et consul de Reillanne et député aux États de Provence, à Lambesc, en 1717. Un de leurs filles, Magdelaine, née le 26 février 1680, épousa le 10 septembre 1704 Ange Maure, avocat au Parlement. Elle fut la mère de Suzanne Victoire Maure, mariée le 24 novembre 1748 à Jean Antoine du Virail (nobiliaire d’Artefeuil, tome 2, page 530, numéro 1534 du catalogue).
Enfin, leur sixième enfant, François, premier du nom, né le 11 février 1668, fut pourvu d’un office de conseiller au Siège de la ville de Forcalquier, par lettres patentes données à Versailles le 2 juillet 1693, et reçu en cette qualité par le Parlement de Provence suivant arrêté du 16 octobre 1693.
De la pièce C, certificat du greffier de ce tribunal, il appert que toutes les minutes et autres pièces de procédure où il a figuré sont signées d’Ermitanis, le certificat en mentionne quatre, notamment l’arrêt de mort Chabat du 7 octobre 1723. […] François Dermitanis paya le 23 mai 1695 la taxe sur les nobles et vivant noblement, il épousa le 17 décembre 1693 Jeanne de Gueidan, fille de feu monsieur François de Gueidan, avocat au Parlement, et nièce de monsieur Pierre de Gueidan, président à la chambre des comptes de Provence. Ils n’eurent que deux filles et deux fils ; François, deuxième du nom, né le 21 janvier 1714, ne laissa qu’une fille. L’aîné, Antoine, deuxième du nom, né à Forcalquier le 3 novembre 1704, fut maire de Reillanne en 1729, 1744, 1746 et 1749. Il assista en cette qualité à l’assemblée de la viguerie de Forcalquier tenue en 1746.
Il épousa le 6 juin 1736 Suzanne Victoire Devoulz, dont il eut plusieurs enfants.

  • L’aîné, François, troisième du nom, épousa le 5 février 1776 Marguerite Jeanne Delacroix, fille de Bernard Delacroix, seigneur du Roussillet (contrat de mariage reçu par Maître Viguier et Gabriel, notaires royaux de Babiès et Saléran). Il était maire de Reillanne en 1790 et le fut encore en l’an douze, après le rétablissement de l’ordre. On n’a pas encore oublié à Reillanne les services qu’il rendit dans ces jours difficiles.
  • Le second, Dominique, né le 30 mai 1737, fut curé d’Esparron-de-Pallières, prieur de Saint-Antoine et de Saint-François et installé à la cure de Reillanne le 24 août 1784.
  • Le troisième, Antoine, troisième du nom, né le 16 décembre 1838.
  • L’une de leur fille, Anne Suzanne, née le 15 mai 1745, fut mariée à monsieur de Raspaud, avocat au Parlement, enfin leurs septième et dixième enfants furent Joseph et Louis, auteurs des exposants.
  • Joseph d’Ermitanis, né le 12 mai 1744, fut reçu avocat à la cour de Parlement le 30 mars 1772, député de Reillanne aux États de Provence assemblés à Lambesc les 28, 29 et 30 novembre 1773, juge de Manosque le 14 janvier 1755, juge de Reillanne pour les années 1783, 1785 et 1787. Investi de la coseigneurie de Vachères le 17 juin 1779, il fit hommage au roi dans la Cour des comptes de Provence ledit jour 17 juin 1779. Il avait épousé le 21 juillet 1778 Victoire Marguerite Reyne Plantat, du lieu de Simiane.

De ce mariage naquirent :

  • Trois filles : le 31 mai 1780 Pétronille Rose Victoire Thérèse, mariée à monsieur Madon , notaire à Viens. Le 5 mai 1783, Thérèse Julie Suzanne, décédée le 9 germinal an douze. Et le 5 septembre 1784 Marie Suzanne Mélanie, mariée le 11 novembre 1818 à monsieur le commandant Sardou et exposante.
  • Dominique Antoine, mort en bas âge ; le 19 janvier 1787 André, marié le 13 décembre 1820 à Mme Pauline Sarrasin, dont il eut le 1er février 1827 Julie, mariée le 19 janvier 1847 à monsieur Étienne Polydore Délestrac, aussi exposante.
  • Le 3 avril 1788 Auguste Joseph, né la veille de la mort de son père, ce qui explique comment son acte de naissance n’est pas signé et comment les scribes ont pris pour un H le grand E particulier à la signature de Joseph d’Ermitanis.

Joseph Auguste, décédé le 5 octobre dernier, épousa le 15 février 1819 Mme Victoire Sarrasin dont il eut :

  • Eugène d’Ermitanis, avocat, né le 23 octobre 1823.
  • Jules, décédé.
  • Camille, né le 5 juin 1832.
  • Ernest, né le 9 février 1836.
  • Thérèse Marie Émilie, née le 19 août 1820, mariée à Ernest de Gyves.
  • Et Marie Aurélie Élodie, née le 21 mars 1838.

Tous les cinq exposants.

Louis d’Ermitanis, dixième fils d’Antoine et de Suzanne Victoire Devoulz, né le 27 février 1755, après avoir servi dans l’artillerie de marine, épousa en 1801 Mme Marie Dorothée Noat, dont il eut deux fils :

  • Magloire Ferdinand, né le 17 thermidor an 10 (5 août 1802), capitaine d’infanterie, l’un des exposants.
  • Louis Mathieu, né le 25 vendémiaire an douze (18 octobre 1803), décédé en 1834.

Ce Louis Mathieu avait épousé le 18 avril 1826 Mme Élisabeth Pétronille Miane, dont il eut le 11 mai 1831 Mlle Reyne Dorothée d’Ermitanis, aussi exposante.

Après cette longue énumération et ce long historique de la famille, l’avocat supplie le tribunal de vouloir bien ordonner que le nom des d’Ermitanis avec une apostrophe sois substitué à celui des Dermitanis en un seul mot. Cette demande concerne 13 actes d’état civil, demande à laquelle le tribunal accède.

Les actes concernés sont :

Note

1. La commune de Reillanne est jumelée à Roccasparvera (737 habitants en 2010) depuis 1996.

Photographies

1. Vue générale de Reillanne.
2. Vue de Roccasparvera. Par Béotien lambda (Travail personnel) (GFDL ou CC-BY-SA-3.0-2.5-2.0-1.0), via Wikimedia Commons.

Familles de Provence

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Une beauté fatale (Manosque, 1341) https://www.geneprovence.com/une-beaute-fatale-manosque-1341/ https://www.geneprovence.com/une-beaute-fatale-manosque-1341/#respond Sun, 24 Apr 2011 19:16:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=258 Nous sommes en 1341 en un lieu et une époque où l’on n’accorde globalement pas une importance démesurée à la vie humaine. Ainsi, pour des peccadilles, nombre de Manosquins se retrouvent occis, qui pour un regard de travers, qui pour une parole malheureuse. Que les Manosquins se rassurent, la constatation vaut pour le reste des Provençaux.

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manosque

Nous sommes en 1341 en un lieu et une époque où l’on n’accorde globalement pas une im­por­tance démesurée à la vie humaine. Ainsi, pour des peccadilles, nombre de Manosquins se re­trouvent occis, qui pour un regard de travers, qui pour une parole malheureuse. Que les Manos­quins se rassurent, la constatation vaut pour le reste des Provençaux.
L’affaire que voici est advenue, à Manosque donc, à un jeune homme du nom de Pierre Nicolas. Celui-ci croise un jour une femme qu’il connaît bien : Cécile Ébrard, la veuve d’Étienne. Aussitôt, à sa vue, son visage s’illumine. Il a reconnu celle qu’il lui est arrivé plusieurs fois de connaître charnellement et qui lui a laissé tant de souvenirs émus. La belle, à peine plus âgée que Nicolas, s’approche de lui et, de sa voix la plus charmeuse, lui fait :
beaute-fatale« Compère, m’oublierais-tu donc ? »
Oublier Cécile ! Comment serait-ce possible, elle dont la seule image suffit à enflammer ses nuits. Bredouillant quelques paroles à la hauteur de son embarras, Pierre Nicolas n’a pas le temps de rester penaud longtemps. La belle poursuit :
« Je t’attends ce soir dans ma chambre. »
Le rendez-vous est pris et le jeune homme retourne chez lui, la mine égayée pour le restant de sa journée. Et quand le soir arrive, après s’être vêtu de ses plus beaux habits, il arrive devant la porte de la veuve à laquelle il toque pour signaler sa présence.
Celle-ci lui ouvre mais, alors qu’il s’attend à un voluptueux baiser d’accueil, c’est un poignard dans le bras qui vient lui souhaiter la bienvenue. Entraîné malgré lui vers l’intérieur par plusieurs hommes armés, il ressent des douleurs intenses à mesure que de nouveaux coups lui sont infligés à tour de rôle, tandis que la belle Cécile indique aux bourreaux les endroits où frapper pour que la mort vienne plus vite. Enfin, un coup de grâce est porté au malheureux Pierre qui quitte ce monde dans la douleur.
Cécile Ébrard va forcément finir sur l’échafaud !
Eh bien, non : en janvier 1342, à l’occasion de son procès, elle est acquittée par le juge de Manosque, « faute de preuve », selon l’homme de droit, alors que les faits établis par l’instruction sont formellement avérés. Nous nous contenterons de cet épilogue judiciaire sans réellement comprendre ce qui aura animé les conclusions du jugement.
Toujours est-il que, lors de cette soirée, le pauvre Pierre Nicolas a eu comme dernière vision celle d’une femme qui s’acharnait à hâter sa mort. Une beauté fatale, en somme…
  • Source : Damase Arbaud, Études historiques sur la ville de Manosque au Moyen Âge, tome 1, 1847.
  • Photographie : Fontaine d’Aubette (Manosque). DR.

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Une calamité naturelle (Manosque, 17-23 juin 1786) https://www.geneprovence.com/une-calamite-naturelle-manosque-17-23-juin-1786/ https://www.geneprovence.com/une-calamite-naturelle-manosque-17-23-juin-1786/#comments Sun, 03 Apr 2011 19:49:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=263 Les récoltes de l’année 1786 s’annonçaient somptueuses. Partout dans le terroir de Manosque, on se disait qu’on allait faire bombance à la fin de l’été et chaque famille s’en réjouissait. Pourtant les rires eurent tôt fait de se changer en grimaces lorsqu’on vit arriver en fin de journée, le 17 juin, des nuages noirs qui ne présageaient rien de bon.

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Les récoltes de l’année 1786 s’annonçaient somptueuses. Partout dans le terroir de Manosque, on se disait qu’on allait faire bombance à la fin de l’été et chaque famille s’en réjouissait. Pourtant les rires eurent tôt fait de se changer en grimaces lorsqu’on vit arriver en fin de journée, le 17 juin, des nuages noirs qui ne présageaient rien de bon. Rapidement, la pluie commença à tomber mais celle-ci se transforma peu à peu en grêle : des grêlons d’une grosseur extraordinaire !

foudre-tonnerre-gris

Vignes, champs de blés, oliveraies : les dégâts furent considérables. Et quand l’orage cessa, dans la soirée, on se rendit compte du mal qu’il avait fait aux cultures. Le lendemain, vers la même heure, le même spectacle s’offrit aux regards. D’énormes nuages déversèrent sur le pays quantité de grêle et des trombes d’eau. Et les dégâts s’additionnèrent à ceux de la veille. Pourtant, le malheur ne devait pas s’arrêter là.
Le jour suivant, le même drame se reproduisit. La Durance débordait et charriait des torrents de graviers dans la plaine. Des arbres avaient été arrachés comme des brindilles de paille. Et la foudre continuait de tomber sur la terre, apportant désolation aux labeurs des hommes. Chaque jour, la tempête semblait plus violente que la veille. Et l’on se demanda si cela prendrait fin.
Sur la demande pressante des consuls, le clergé manosquin organisa des processions quotidiennes jusqu’à l’église de Toutes-Aures pour y chercher les statues de la vierge Marie et de saint Pancrace et les promener dans toute la ville, pour que le Ciel mît un terme au malheur.
Enfin, au septième jour, il n’y eut plus d’orage. Les saintes statues furent encore transportées en ville, mais la tempête semblait avoir quitté la Haute-Provence. Les jours suivants confirmèrent le retour d’un temps stable. Mais que de malheurs endurés par les Manosquins pendant ces sept jours de fin du monde !
  • Photographie : © Aka, 2005. Creative Commons Paternité – Partage des conditions initiales à l’identique 2.5 générique.

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