13 - Vauvenargues Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/13-vauvenargues/ 500 ans de faits divers en Provence Fri, 05 Dec 2025 08:45:23 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png 13 - Vauvenargues Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/13-vauvenargues/ 32 32 L’effondrement de la chapelle du château (Vauvenargues, 8 avril 1839) https://www.geneprovence.com/leffondrement-de-la-chapelle-du-chateau-vauvenargues-8-avril-1839/ https://www.geneprovence.com/leffondrement-de-la-chapelle-du-chateau-vauvenargues-8-avril-1839/#respond Mon, 14 Oct 2024 05:30:04 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=22705 Un accident se produisit dans la nuit du 8 au 9 avril 1839 à Vauvenargues (Bouches-du-Rhône), près d’Aix-en-Provence. Un paysan et sa femme dormaient dans une chambre située au-dessus de…

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Un accident se produisit dans la nuit du 8 au 9 avril 1839 à Vauvenargues (Bouches-du-Rhône), près d’Aix-en-Provence.
Un paysan et sa femme dormaient dans une chambre située au-dessus de l’ancienne chapelle du château de la commune. Leur enfant, encore en bas âge, était couché dans un berceau à côté de leur lit.
Au milieu de la nuit, dans un fracas épouvantable, la voûte de cette chapelle s’effondra précisément à l’endroit où se trouvait le lit, de manière que les deux époux se retrouvèrent soudain au bas de la chapelle, au milieu des décombres, sans avoir, fort heureusement et par une espèce de miracle, reçu aucune contusion.
Mais quelle douleur en pensant à leur enfant qui avait été sûrement écrasé par l’éboulement !
Après avoir beaucoup crié, et le jour ayant paru, des voisins accoururent.
Ils enfoncèrent la porte de la chapelle, et l’on aperçut le berceau penché au bord de la brèche de la voûte. L’enfant y dormait paisiblement.
Un miracle en somme !
  • Sources : Le Mémorial d’Aix, 20 avril 1839, p. 2.

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Des braconniers tueurs de gendarmes https://www.geneprovence.com/des-braconniers-tueurs-de-gendarmes/ https://www.geneprovence.com/des-braconniers-tueurs-de-gendarmes/#respond Wed, 29 Dec 2010 01:01:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=303 La loi a toujours puni le crime de braconnage. Pourtant, l'histoire atteste que, au fil des siècles, sa pratique n'a jamais cessé. Ainsi, le jeu du gendarme et du braconnier s'est régulièrement perpétué, le premier arrêtant le second et le jetant en prison ou lui faisant payer une forte amende.

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La loi a toujours puni le crime de braconnage. Pourtant, l’histoire atteste que, au fil des siècles, sa pratique n’a jamais cessé. Ainsi, le jeu du gendarme et du braconnier s’est régulièrement perpétué, le premier arrêtant le second et le jetant en prison ou lui faisant payer une forte amende.

braconnier

Pourtant des faits divers issus des journaux locaux ou des registres d’état-civil montrent que de nombreux braconniers ne comptaient pas laisser la force publique les empêcher de commettre leurs forfaits. Le XIXe siècle permet de retrouver des événements tragiques qui ont endeuillé des villages entiers.
Dans le journal aixois Le Mémorial d’Aix, en date du 7 novembre 1852 (n° 45), le journaliste Aubin se livrait à une véritable lamentation quant aux mœurs de son temps, où l’on « ne respecte pas même la vie de son semblable ».
Laissant exprimer sa colère lorsque des braconniers, pour échapper à une amende de 30 ou 40 francs, n’hésitent pas à mettre en joue des gendarmes, voire à les abattre, « voilà de quoi faire réfléchir, dit Aubin, et c’est là un thermomètre, qu’on nous passe ce mot, bien peu satisfaisant de la moralité publique. » Faisant allusion à un crime récent perpétré sur le terroir d’Aix-en-Provence, il s’écrit : « Mais c’est reculer en pleine barbarie, et c’est faire autant, peut-être mieux, que les sauvages eux-mêmes ; non, jamais tant de cruauté ne se vit en pleine Kabylie… Et nous sommes en France, dans cette nation renommée par la douceur de ses mœurs et qui marche en tête de la civilisation ; mais c’est là une honte pour notre pays et c’est le signe de sa démoralisation, imprimé trop visiblement à son front. Oh ! il faut reconnaître partout que nous sommes encore les enfants de Voltaire et que les vieux principes de vertu et de morale s’en vont tous les jours de plus en plus, et qu’on ne respecte plus rien, plus rien, pas même la vie de son semblable. » Coup de colère et dégoût d’une société plus dépravée chaque jour…
Quels événements peuvent être évoqués pour illustrer les méfaits sordides de braconniers sans foi ni loi qui écument alors les campagnes provençales ? En voici quelques exemples.

Le gendarme Amiot (Vauvenargues, 12 septembre 1841)

Le registre d’état-civil de Vauvenargues signale l’assassinat de François Xavier Amiot, 34 ans, originaire du Doubs, gendarme à cheval de la 2e brigade d’Aix, fils de Pierre Joseph et d’Athanase Billot. On y apprend qu’il « est décédé aujourd’hui [12 septembre 1841] sur les neuf heures du matin par suite d’une arme à feu en faisant son service à la poursuite d’un chasseur à la propriété de M. Corse, dite les Adrèches. » Ce gendarme a reçu un coup de fusil en pleine poitrine et est tombé mort dans un taillis de Vauvenargues, au pied de la montagne Sainte-Victoire.

Les chasseurs de Saint-Antonin (Saint-Antonin-sur-Bayon, 1841)

La même année, c’est une bande entière d’une cinquantaine de chasseurs qui va causer des sueurs froides à deux gendarmes. Ses membres, réunis autour d’un feu où s’apprêtait leur repas du matin, dans les solitudes de Saint-Antonin, s’excitaient les uns les autres à la joie lorsque deux gendarmes parurent devant eux. Ces chasseurs étaient en infraction car ils avaient franchi les limites d’une propriété privée. Les gendarmes les sermonnent donc et les rappellent au respect de cette propriété et c’est alors que les choses dégénèrent : tous d’une voix, ces chasseurs s’écrient qu’ils avaient juré haine aux riches et qu’ils voulaient jouir à leur tour.
Les gendarmes jugent préférables de se retirer, sans avoir dressé de procès-verbal.

Autres cas

Peu de temps après, dans le Var, un jeune chasseur fait face au gendarme qui le poursuivait et le vise de son fusil puis appuie sur la détente. Par chance, le coup ne part pas.
Un autre jour, non loin de la forêt de la Sainte-Baume, un pauvre gendarme tombe assassiné par un chasseur.
De façon similaire, dans les Basses-Alpes, un garde forestier est abattu par les chasseurs qu’il venait verbaliser.

Le gendarme Pecot mort en service

Qui visite le cimetière Saint-Pierre d’Aix-en-Provence sera surpris de voir une tombe, non loin de celle du peintre Paul Cézanne, représentant un bloc de pierre surmonté d’un lion couché, avec l’inscription « Ici repose le gendarme Pierre Pecot, tué par un braconnier, 1852. La ville d’Aix reconnaissante à élevé ce monument à la gloire de la gendarmerie et lui a concédé ce terrain à perpétuité. » L’acte de décès du militaire ne donne pas beaucoup d’éléments, hormis quelques indications généalogiques qui nous apprennent que l’homme, gendarme à cheval, avait 29 ans, était originaire de Gétigné (44), fils d’Ambroise Frédéric Pecot et Marguerite Durant, boulangers, mais qu’il vivait à Aix, 14, rue du Louvre, et qu’il rencontra la mort au quartier de Valabre le 31 octobre 1852 à 11 heures du matin.

Monument funéraire du gendarme Pecot.  Cimetière Saint-Pierre d’Aix-en-Provence. © Jean Marie Desbois, 2010.
Monument funéraire du gendarme Pecot.
Cimetière Saint-Pierre d’Aix-en-Provence.
© Jean Marie Desbois, 2010.

Le journal Le Mémorial d’Aix relate le drame de façon laconique mais indique que l’événement avait provoqué deux assassinats. Le registre des décès de la ville d’Aix n’indique pourtant que celui du gendarme Pecot. On peut dès lors supposer que le deuxième gendarme n’a subi qu’une tentative d’assassinat. Seul Pecot y laissa la vie, ce qui explique que le monument funéraire offert par la ville ne soit dédié qu’à lui.

Si vous avez connaissance d’autres faits de ce genre, n’hésitez pas à les signaler en laissant un commentaire ci-dessous.

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Battue aux loups (Vauvenargues, 20 juillet 1834) https://www.geneprovence.com/battue-aux-loups-vauvenargues-20-juillet-1834/ https://www.geneprovence.com/battue-aux-loups-vauvenargues-20-juillet-1834/#comments Tue, 01 May 2007 07:00:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1010 Aix, le 21 juin 1834. Monsieur le Maire, Par son arrêté du 27 mai d[erni]er, M. le Préfet a ordonné une battue aux loups qui doit être faite dans la commune de Vauvenargues. Plusieurs communes, dont la vôtre est du nombre, doivent concourir à cette battue qui a été fixée au 20 de ce mois.

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Aix, le 21 juin 1834.

Monsieur le Maire,

Par son arrêté du 27 mai d[erni]er, M. le Préfet a ordonné une battue aux loups qui doit être faite dans la commune de Vauvenargues.
Plusieurs communes, dont la vôtre est du nombre, doivent concourir à cette battue qui a été fixée au 20 de ce mois. Je vous prie de donner les ordres nécessaires pour qu’une vingtaine d’hommes armés de votre commune soient rendus à Vauvenargues ledit jour, à 4 heures du matin, pour y concourir avec les agens et gardes forestiers qui en ont reçu l’ordre.
Agréez, Monsieur, l’assurance de mes sentiments distingués.
Le Sous-Préfet d’Aix

  • Archives communales d’Aix-en-Provence, F3-5-2, lettre au maire d’Aix.

Faits divers de Vauvenargues

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Le suicide de César Guizot (Vauvenargues, 18 avril 1873) https://www.geneprovence.com/le-suicide-de-cesar-guizot-vauvenargues-18-avril-1873/ https://www.geneprovence.com/le-suicide-de-cesar-guizot-vauvenargues-18-avril-1873/#respond Tue, 06 Feb 2007 18:26:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1100 L’an mil huit cent, etc. Nous, Monge Hippolyte, commissaire de police, etc. Ayant appris qu’un suicide, attribué à l’asphyxie par suspension avait eu lieu à Vauvenargues, canton nord d’Aix, département des Bouches-du-Rhône, nous sommes transporté aussitôt sur les lieux avec M.

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L’an mil huit cent, etc.
Nous, Monge Hippolyte, commissaire de police, etc.
Ayant appris qu’un suicide, attribué à l’asphyxie par suspension avait eu lieu à Vauvenargues, canton nord d’Aix, département des Bouches-du-Rhône, nous sommes transporté aussitôt sur les lieux avec M. le docteur Rimbaud, affecté aux constatations judiciaires médico-légales et nous avons trouvé un cadavre vêtu d’un pantalon, d’une veste et d’un gilet de drap gris et couché sur un lit dans une chambre qui a été désignée comme étant celle où la victime couche habituellement. La corde au moyen de laquelle le défunt s’était suicidé était encore suspendue à un crochet fixé au plancher de la chambre.

chateau-vauvenargues

Nous avons appris qu’un sous-officier de gendarmerie qui nous avait précédé sur les lieux avait fait détacher le cadavre que son beau-frère, le sieur Sextius Gautier, âgé de 30 ans, cultivateur, demeurant à Vauvenargues et qui, le premier, l’a trouvé pendu, en allant voir le dénommé, hier matin, comme d’ordinaire. [Il] nous a déclaré avec d’autres qui avaient aussi constaté la mort de la victime, que celle-ci était le nommé César Guizot, âgé de 36 ans, né à Vauvenargues, canton d’Aix (Bouches-du-Rhône), fils de feus Auguste et de Thérèse Gautier, célibataire, profession de garçon meunier, demeurant à Vauvenargues, dans une habitation où il vivait seul.
Il résulte de notre information que le défunt, qui se trouvait sous l’influence de la monomanie du suicide, avait souvent manifesté l’intention de se détruire, sous prétexte qu’il n’était pas heureux. On n’a pas pu préciser d’autres motifs de la détermination qu’il a prise de mettre un terme à son existence. Il résulte d’un autre côté, de l’avis exprimé par M. le docteur Rimbaud et de l’examen auquel il a procédé, que la mort du sieur Guizot doit être attribuée à un suicide par suspension, qu’il existe autour du cou du défunt, ainsi que nous l’avons remarqué nous-même, un sillon très accentué et dû à la constriction de la corde dont s’était servi la victime et qu’enfin on ne constatait sur toute l’habitude du corps aucune trace de violence, impliquant l’action d’une main criminelle.
Dans ces circonstances, M. le docteur Rimbaud a délivré un certificat ayant pour but d’exprimer l’opinion qu’il n’y a pas d’inconvénient à ce que le nommé Guizot soit inhumé en la forme ordinaire.
De tout quoi, nous avons dressé le présent procès-verbal, auquel sera adjoint le rapport médical.
Fait à Aix, etc.
  • Sources : Archives municipales d’Aix-en-Provence, I1-15.
  • Photographie : Château de Vauvenargues. DR.

 

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]]> https://www.geneprovence.com/le-suicide-de-cesar-guizot-vauvenargues-18-avril-1873/feed/ 0 Commentaires de l’abbé Constantin sur Vauvenargues (13) https://www.geneprovence.com/commentaires-de-labbe-constantin-sur-vauvenargues-13/ https://www.geneprovence.com/commentaires-de-labbe-constantin-sur-vauvenargues-13/#respond Thu, 18 Jan 2007 20:20:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1203 Source : "Les paroisses du diocèse d'Aix, leurs souvenirs et leurs monuments. Paroisses de l'ancien diocèse d'Aix", par l'abbé M. Constantin, 1890. Les commentaires qui suivent sont extraits du titre cité ci-dessus. L'abbé Constantin était vicaire à Saint-Remy.

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Source : « Les paroisses du diocèse d’Aix, leurs souvenirs et leurs monuments. Paroisses de l’ancien diocèse d’Aix », par l’abbé M. Constantin, 1890.
Les commentaires qui suivent sont extraits du titre cité ci-dessus. L’abbé Constantin était vicaire à Saint-Remy. Certains de ses commentaires sont sujets à caution, notamment ceux qui évoquent l’Antiquité, mais ils sont néanmoins un remarquable témoignage de cette fin de XIXe siècle. Leur division par thème est nouvelle et permet une meilleure lecture.

moulin-vauvenarguesRomains et Salyens

« Le terroir de Vauvenargues a conservé un monument des deux paganismes, celtique et romain, qui ont précédé la vraie religion en notre pays ; une pierre levée1, souvenir salyen, sur le plateau qui s’étend vers Peyrolles; les ruines d’un temple (delubrum) élevé à ses dieux par le peuple conquérant, et nommé encore le Délubre.
L’existence de ce temple, celle d’un castrum, et le nom même du titulaire, le protomartyr saint Étienne, assignant une haute antiquité à cette paroisse, probablement le IVe ou le Ve siècle. »


1. Énormes pierres en forme de table, posées sur un bloc, sépultures des grands chefs ou autels pour les sacrifices humains, souvent l’un et l’autre à la fois. Celle-ci a 1,30 m de large sur 8,80 m de long. Le bloc qui le contient a 1,70 m de haut et 2,60 m de circonférence.

Privilèges accordés

« En 1004, Blitger d’Éguilles, son frère Bernard, et le prêtre Pontius donnent à Saint-Victor l’église de Saint-Sulpice de Vauvenargues, dont l’emplacement nous est inconnu. La bulle de 1082 confirme au prévôt et aux chanoines de Saint-Sauveur l’église Saint-Étienne, de Vauvenargues. Dans la liste du reg[istre] Pergamenorum, ce pays est nommé « castrum de Valle veranica. »
Lorsque, en 1206, Idefons II accorda aux Aixois le privilège de lignage et pâturage sur les terres comtales, cinq lieues à la ronde, les gens de Vauvenargues s’exemptèrent de cette servitude, en se réclamant de l’Église d’Aix dont ils dépendaient depuis un temps immémorial. Mais en 1275, l’archevêque Grimier, pour reconnaître « fidem quam (cives aquenses) habent et habuerunt Sanctae Ramanae Ecclesiae », accorda auxdits Aixois, sur les terres relevant de l’Église, les mêmes privilèges qu’Ildefons leur avait accordés sur les terres comtales. Et les gens de Vauvenargues, convaincus par leur propre déclaration, ne purent réclamer.
L’archevêque Vicedominis, ayant acquis en ce lieu le domaine de Beatrix d’Entrevènes, épouse du seigneur d’Agoult, en affecta les revenus au paiement de son anniversaire à Saint-Sauveur, 1265.
Les archevêques possédaient le droit de basse justice à Vauvenargues. Au XVe siècle, leur château seigneurial était en ruines depuis longtemps. D’après un inventaire de cette époque, copié sur un plus ancien (Arch. départ.), Olivier de Pennart céda au roi René son fief de Vauvenargues, ainsi que celui du Sambuc, que Rostang de Noves avait acquis. Il reçut en échange le jardin que le roi René possédait au midi de la ville métropolitaine, terrains sur lesquels Michel Mazarin bâtit le nouveau quartier Saint-Jean. »

Saint Labre à Vauvenargues

« Peut-on compter saint Labre parmi les pèlerins de Notre-Dame de la Victoire? C’est probable, car on a la preuve de son passage à Vauvenargues.
A son arrivée, tout le monde était en émoi. On venait de rapporter à la maison le cadavre d’un jeune homme qui, dans une chute malheureuse, s’était tué sur le coup. La mère désespérée n’acceptait aucune consolation; presque folle, elle ne parlait que de se donner la mort. On avise ce mendiant à la figure vénérable, et on l’instruit de cette grande douleur. Rien n’est bon et compatissant comme le coeur des saints. Benoît Labre pénètre dans la maison désolée; il parle à la pauvre femme un langage céleste, lui communique un peu de cette soumission à la volonté divine qui procure aux âmes l’égalité et la paix. Il ne s’en va point qu’il n’ait réussi dans sa charitable entreprise et qu’il n’ait fait redire à la chrétienne revenue à elle-même la prière des résignés: “Mon Dieu, que votre volonté soit faite”. »

La cure de Vauvenargues

« La cure de Vauvenargues, dépendant de l’archiprêtré d’Aix, était à la nomination du capiscol de Saint-Sauveur, prieur décimateur. La plus ancienne collation conservée aux archives départementales est celle faite à Antoine Garnier, en 1444. C’était un poste à secondaire. Le revenu du curé, non congruiste, était estimé 780 livres. Cette paroisse dépend maintenant de l’archiprêtré d’Aix et du doyenné de la Madeleine, 660 hab. en 1789, act[uellement] 350. Le bureau de charité, présidé par le curé, se tenait à la maison curiale.
L’église, romane, est celle mentionnée dans la bulle de 1082; l’abside paraît plus ancienne que le reste de l’édifice. Saint Sidoine, deuxième évêque d’Aix, a remplacé plus ou moins légalement saint Étienne comme titulaire, à la réouverture des églises. »

Les chapelles rurales

Saint-Lambert, au Sambuc, ancien prieuré à 90 livres de revenu, où le service dominical était fait par un vicaire de Jouques. En 1327, le Sambuc, « lieu fortifié et habité », appartenait aux dominicaines d’Aix, à qui il avait été légué par Charles II qui l’avait lui-même reçu à la mort d’Hugues des Baux.
N.-D. de Bon-Désir, au château d’Isoard, érigée au XVIIe siècle par Boniface de Séguiran et munie encore des vases sacrés dont il la dota. Il y avait la messe tous les jours, d’après l’État de 1728, dite par un chapelain qui recevait 60 écus et l’entretien. La dévotion au rosaire y florissait: « On y expose le Saint-Sacrement le premier dimanche d’octobre, et on y dit le rosaire toutes les fêtes et dimanches. » Le moraliste Vauvenargues, le cardinal d’Isoard, et l’auditeur de rote d’Isoard, mort Rome 1847, ont habité le château.
N.-D. de la Victoire, sur le mont Sainte-Victoire. Cette ascension exige des jarrets solides et de larges poumons. Victor de Laprède, le poète chrétien, l’entreprit souvent :

Que de fois dans la nuit, fuyant tout camarade
J’ai de Sainte-Victoire accompli l’escalade !
1

Walter Scott l’avait précédé. Dans son roman historique d’Anne de Geierstein, il en a donné cette très exacte description: « A cinq ou six milles de la ville d’Aix s’élève une montagne de trois mille pieds2, à la cime hardie et rocailleuse. Voyez là-haut ce monastère qui s’élève entre deux énormes rochers. Il n’y a de terrain plat que le défilé où le couvent de Sainte-Marie de la Victoire se trouve pour ainsi dire niché. Pour gravir la montagne, il faut la contourner et suivre un sentier étroit et escarpé, tantôt escaladant des rochers presque à pic, tantôt atteignant leur sommet par un long détour. On serpente à travers un bois de buis sauvage et d’autres arbustes aromatiques, pâture des chèvres, mais qui retarde beaucoup la marche du voyageur. L’heure s’écoule avant d’avoir atteint la cime du mont et de se trouver en face du singulier couvent. Sa sombre face répond à l’aspect sauvage des roches arides qui l’entourent partout, à l’exception d’un petit espace de terrain plus uni où les bons pères, à force de travail, étaient parvenus à se procurer la jouissance d’un jardin. »

Notes

« 1. Livre d’un père.
2. La croix est à 946 mètres, le pic de Saint-Serf* à 1011. »

* Le pic de Saint-Serf porte aujourd’hui le nom de pic des Mouches (1011 mètres). (Note de J. M. Desbois)

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Marc Antoine Bonfillon, abattu sur le chemin d’Aix (21 mai 1745) https://www.geneprovence.com/marc-antoine-bonfillon-abattu-sur-le-chemin-daix-21-mai-1745/ https://www.geneprovence.com/marc-antoine-bonfillon-abattu-sur-le-chemin-daix-21-mai-1745/#respond Tue, 02 Jan 2007 10:20:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1280 Né vers 1717 de Jean Bonfillon et Rose Bourrillon, le jeune Marc Antoine Bonfillon devint, comme la plupart des habitants de Saint-Marc-Jaumegarde, un cultivateur. Le 23 septembre 1743, il épousait dans la petite église du village la toute jeune Christine Olivier (20 ans). Le bonheur du couple fut de courte durée.

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Le milieu du XVIIIe siècle en Provence est marqué par une vie rurale intense, croisant les exigences du pouvoir central, notamment militaire. Marc-Antoine Bonfillon, simple cultivateur de Saint-Marc-Jaumegarde, incarne le Tiers État dont l’existence est rythmée par les travaux agricoles. Son assassinat en 1745, abattu par un soldat de la milice d’Auvergne sur le grand chemin menant à Aix, souligne les frictions constantes, et souvent violentes, entre la soldatesque, chargée du maintien de l’ordre ou de réquisitions, et la paysannerie locale. Ce fait divers tragique révèle la brutalité de l’autorité royale et la précarité de l’existence des classes populaires face à elle.
marc-antoine-bonfillonNé vers 1717 de Jean Bonfillon et Rose Bourrillon, le jeune Marc Antoine Bonfillon devint, comme la plupart des habitants de Saint-Marc-Jaumegarde, un cultivateur. Le 23 septembre 1743, il épousait dans la petite église du village la toute jeune Christine Olivier (20 ans). Le bonheur du couple fut de courte durée. Un an et demi après le mariage, le 21 mai 1745, alors revenant de Vauvenargues « sur le grand chemin allant à Aix », probablement en direction de Saint-Marc, Marc Antoine fut « tué sur le champ d’un coup de fusil chargé à balle tiré par un soldat de la milice d’Auvergne ».
Il avait à peine vingt-huit ans et le couple n’avait apparemment pas encore eu le temps d’avoir un enfant.
  • Anecdote signalée par Annie Benmenni-Carlier
  • Registre paroissial de Vauvenargues, Archives départementales des Bouches-du-Rhône

Généalogie de Marc Antoine Bonfillon

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I. La ville comtale d’Aix-en-Provence https://www.geneprovence.com/i-la-ville-comtale-daix-en-provence/ https://www.geneprovence.com/i-la-ville-comtale-daix-en-provence/#respond Tue, 31 Jan 2006 15:10:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1404 Page 1 / Page 2 / Page 3 / Page 4 / Page 5 L'Hôtel de Ville d'Aix fut construit de 1656 à 1668 sur les ruines d'un édifice municipal antérieur qui ne se remit jamais vraiment de son incendie par les troupes de Charles Quint en 1536 malgré sa restauration. Jusqu'en 1741, la façade principale du bâtiment donnait sur la rue Droite.

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L’Hôtel de Ville d’Aix fut construit de 1656 à 1668 sur les ruines d’un édifice municipal antérieur qui ne se remit jamais vraiment de son incendie par les troupes de Charles Quint en 1536 malgré sa restauration. Jusqu’en 1741, la façade principale du bâtiment donnait sur la rue Droite. Le bloc de maisons fut abattu et l’actuelle place de l’Hôtel de Ville vit le jour.

La place de l’Hôtel de Ville. © Jean Marie Desbois, 2003
La place de l’Hôtel de Ville.
© Jean Marie Desbois, 2003

En 1756-1757, l’architecte Brun fut chargé d’y ériger la fontaine qui y demeure. La colonne de granit qui la surplombe provient de l’hôpital Saint-Jacques où elle fut trouvée en 1626 à l’emplacement de l’actuel parking Pasteur. C’est le chapitre de Saint-Sauveur qui en fit don à la municipalité. On dit qu’une deuxième colonne, trouvée au même endroit, orne aujourd’hui la rue Bonaparte à Marseille grâce au préfet Delacroix, connu pour le mépris qu’il portait à Aix qu’il appelait un « village orgueilleux ».
Quatre inscriptions ornent les côtés de la fontaine, réaménagées au fil des ans et des régimes politiques.
En passant la halle aux grains, on aboutit à la place Richelme. Cette place a été établie vers 1360 lorsque le bourg Saint-Sauveur et la ville comtale furent réunis. A Averse, la reine Jeanne de Naples en confirma l’établissement en septembre 1365.
L’histoire de cette place, dont le nom était alors Place aux Herbes, est liée à la peste qui dévasta Aix en 1390, 1416. 1451 et 1466. Pour en finir avec le fléau, le roi René demanda au pape Paul II de l’aide. Celui-ci lui envoya en 1470 les reliques de saint André et de saint Sébastien. La chapelle Saint-Sébastien fut bâtie sur la Place aux Herbes où elle demeura jusqu’en 1618.
Le sol de cette place était très inégal, ce qui amena certains historiens à croire que sous la terre se trouvait une fontaine d’époque romaine. Des recherches menées vers 1838 ne donnèrent rien et le sol fut aplani.

La place Richelme et son marché. © Jean Marie Desbois, 2003
La place Richelme et son marché.
© Jean Marie Desbois, 2003

Cette place a de tout temps été la place du marché à Aix. Des ordonnances de 1452 rapportent que l’on y vendait du poisson en abondance: thons, soles, dorades et autres rougets. Au XIXe siècle, elle était entourée de bancs de pierre sur lesquels les maraîchers étalaient leurs légumes. Un de ces bancs portait le nom de « banc du Roi ». L’historien Bouyala-d’Arnaud en donne la raison: « On raconte que les princes de la deuxième maison d’Anjou (à laquelle appartenait le roi René), ayant perdu leur royaume de Naples, n’étaient pas riches et faisaient vendre, comme de simples maraîchers, les légumes provenant de leur jardin et qu’ils ne consommaient pas à leur table ».
La place Richelme n’avait originellement pas la taille qu’elle a aujourd’hui. Jusqu’en 1717, la rue des Corroyeurs (rue de la Correjarié) la traversait au sud et débutait à l’embouchure de la rue des Marseillais. Elle fut abattue pour dégager l’espace face à la Halle aux Grains (bâtiment des greniers publics) qui coupe la place au nord.
A l’est, une autre rue coupa l’espace. La rue Donalari fut abattue à son tour pour dégager la place. L’origine du nom de cette rue prête à conjectures. Bouyala-d’Arnaud évoque le nom d’un gentilhomme espagnol, don Alari. Roux-Alphéran, lui, ne croit pas à cette hypothèse.
D’autres rues méritent d’être mieux connues.
La rue Vauvenargues est lié au village du même nom, situé à l’est d’Aix, par Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues, né au 26 de cette rue, le 6 août 1715. Connu comme moraliste, il est l’auteur des célèbres  » Réflexions et maximes « . Lieutenant au régiment du roi de 1735 à 1740, lieutenant au régiment du roi, de 1745 à sa mort, il s’éteint à Paris le 28 mai 1747. Il souffrait d’une santé fragile ; lors de la campagne de Bohême (1742), il eut les jambes gelées et dut abandonner sa carrière militaire. Il vécut à Paris dans la misère et la méditation, loin de la Provence qu’il n’aimait pas.
Son père, Joseph de Clapiers, fut seigneur de Vauvenargues et consul d’Aix à l’époque de la Grande Peste de 1720. C’est pour les services qu’il rendit lors de l’épidémie que le roi érigea ses terres en marquisat. La famille de Clapiers descend de Nicolas de Clapiers, originaire de Hyères (Var), seigneur de Pierrefeu. C’est ce dernier qui acquit la maison au n°26 de la rue de Vauvenargues.

Tableau de François-Marius Granet, peint à l’initiative d’Antoine Aude en 1844, représentant une crèche aixoise au Petit Malvallat. Mme Granet est à genoux au centre, portant une pomme à sa bouche. DR.
Tableau de François-Marius Granet, peint à l’initiative d’Antoine Aude en 1844, représentant une crèche aixoise au Petit Malvallat. Mme Granet est à genoux au centre, portant une pomme à sa bouche. DR.

La rue Maréchal-Foch portait jusqu’au XVIIIe siècle le nom de rue Droite. Au temps de Roux-Alphéran, elle était dénommée rue des Orfèvres. Au n°7, on remarque une magnifique demeure ayant appartenu au début du XVIe siècle à Jacques de la Roque, fondateur de l’hôpital Saint-Jacques, sur les fondations duquel se trouve aujourd’hui le centre hospitalier d’Aix-en-Provence. Souvent victime des épidémies, la ville a rapidement vu en Jacques de la Roque un bienfaiteur qu’il fallait respecter.
La rue de l’Official reçut en 1870 le nom d’un maire d’Aix, Antoine Aude (maire du 8 août 1835 au 10 mars 1848) et est aujourd’hui connu sous le nom de rue Aude. Antoine Aude fut le créateur des premières crèches aixoises, en collaboration avec son ami, le peintre François-Marius Granet (1775-1849). Le nom de rue de l’Official vient de Victor Peyroneti, vicaire général, vice-chancelier de l’université d’Aix et official métropolitain du diocèse sous Henri II (1550), qui y fit bâtir une maison que l’on voit aujourd’hui au n°13 (et connue sous le nom d’hôtel Peyroneti). Quelques noms célèbres y virent le jour :

  • Sextius Alexandre François comte de Miollis, lieutenant-général, grand-officier de la Légion D’honneur, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, commandeur de l’ordre de la Couronne de fer, y naquit le 18 septembre 1759. Il décéda au château de la Sextia, près de Puyricard, le 18 juin 1828.
  • Le frère de ce dernier, Mgr Miollis, né en 1753. Evêque de Digne, il inspira à Victor Hugo, dans Les Misérables, le personnage de Mgr Myriel [1].

L’historien André Bouyala d’Arnaud signale que c’est aussi dans cette maison que fut créée après 1830 la société La Cougourde (« courge » en provençal), « parce qu’une courge (…) avait été trouvée dans l’appartement où la société s’installait. »
À l’angle de la rue Aude et de la rue Bédarride se trouvait jusqu’au milieu du XVIIe siècle le premier Hôtel de Ville d’Aix. Cette rue portait jusqu’à la Révolution le nom de rue Notre-Dame de Beauvezet ou rue Beauvezet, en raison d’une chapelle, dédiée à la Vierge, qui y fut bâtie en 1231 par un nommé Bérard [2]. Aujourd’hui en plein dédale de rues, le bâtiment offrait autrefois une vue que l’historien Roux-Alphéran qualifie de « délicieuse , au midi comme au couchant de la ville », ce qui lui valut ce nom de Beauvezet . Cette chapelle fut occupée par les religieux Picpus de 1666 à 1787, puis détruite sous la Révolution. Ce même historien signale une plaque de marbre qui se trouvait dans le vestibule de la maison érigée, à la place de cette chapelle, en 1787 par M. Leydet père, indiquant « V. P. 1556 Men. Martii F. » cette plaque provenait, d’après Roux-Alphéran, de la chapelle. Nous sommes plutôt d’avis d’en donner la paternité à Victor Peyroneti (V.P.), la date correspondant (voir ci-dessus). En 1848, cette plaque existait toujours, quoique rongée par le temps. A notre connaissance, elle n’existe plus aujourd’hui.
Une chapelle attire l’attention dans cette rue, sur la droite, lorsqu’on la descend. Il s’agit de la chapelle de la maison hospitalière de la Pureté, où furent logées les filles de l’Enfance, à partir du 12 janvier 1674.
Du haut de la rue Bédarride, démarre une rue aujourd’hui fermée dénommée la rue de l’Annonerie, aussi nommée rue de l’Annonerie-Vieille. On la trouve parfois sous le nom de rue Marante, du nom d’une famille qui y vivait. En 1634, on l’appelait la traverse de Garron, du nom d’une autre famille l’habitant. Dans la maison qui fait l’angle avec la rue Bédarride, dans la nuit du 10 au 11 décembre 1748, un événement tragique s’y déroula. Si vous venez à passer dans cette rue, pensez aussi au paysan Franc qui y vivait vers 1710 et qui se rendit célèbre pour ses bons mots. Voyant renouveler la plantation de l’actuel cours Gambetta, dont le terrain était maigre et où les arbres croissaient difficilement, il s’adressa à un des consuls qui se trouvait là pour surveiller les travaux et lui dit: « Que ne faites-vous planter ici des procureurs! Vous seriez plus assuré qu’ils prendraient; ils prennent partout. » Passant une autre fois devant le clocher de Saint-Sauveur, tandis que des chanoines et des bénéficiers se promenaient sur la place devant l’église, il s’écria : « Oh ! le beau chêne qui avec ses glands nourrit tant de porcs ! » Ce dont les promeneurs ne firent que rire, loin de s’en offenser, car maître Franc avait acquis la permission de tout dire. L’histoire d’Aix, c’est aussi ces petites histoires de petites gens.
Nous voici maintenant place Ramus. Juste un mot sur cette place de restaurant qui doit son nom à Joseph Marius Ramus, né à Aix en 1805, décédé à Nogent-sur-Seine en 1888. Sculpteur, il est l’auteur de la statue d’Anne d’Autriche, qui orne le jardin du Luxembourg, à Paris. Cette place était autrefois la place Saint-Antoine du nom de l’hôpital, également dénommé maison de l’Aumône (Domus Eleemosynae), qui y fut fondé au XII
e siècle pour les mendiants invalides. C’est peut-être dans un des salles de ce bâtiment que fut signée en 1357 la réunion du Bourg Saint-Sauveur et de la Ville Comtale.

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1. Cf. Biré (Edmond),  » Mgr de Miollis et Les Misérables  » in L’Univers, du 10 avril 1894. Repris dans  » Histoire et littérature « , Lyon, 1895.
2. On trouve les noms Bellovisu et Belvezer pour la nommer.

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III. La ville comtale d’Aix-en-Provence https://www.geneprovence.com/iii-la-ville-comtale-daix-en-provence/ https://www.geneprovence.com/iii-la-ville-comtale-daix-en-provence/#respond Tue, 31 Jan 2006 14:40:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1406 Page 1 / Page 2 / Page 3 / Page 4 / Page 5 On trouve au bout de la place des Cardeurs, une autre place, dénommée place des Fontêtes, sur les murs de laquelle se lisent toujours de vieilles publicités centenaires.

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On trouve au bout de la place des Cardeurs, une autre place, dénommée place des Fontêtes, sur les murs de laquelle se lisent toujours de vieilles publicités centenaires.
On lit dans un registre une description bucolique du lieu en 1676 :

« Là est à présent le puits de ce nom, de petites sources ou fontaines qui y rejaillissoient naturellement et en grande abondance, dans lesquelles on descendoit par des degrés ; et depuis, le pavé ayant été élevé plus haut pour la commodité publique et l’ornement du quartier, on y a fait et laissé le puits qu’on y voit à présent presque à rèz de terre, qui a retenu le nom de ces sources et petites fontaines. »

Sur cette place vivait le célèbre Foulques Sobolis, procureur au siège d’Aix. Les historiens aixois le connaissent bien puisqu’il a laissé un journal de son temps à Aix, de 1562 à 1607 [1].

Louis II d'Anjou, comte de Provence. Bibl. nat. de Paris.
Louis II d’Anjou, comte de Provence. Bibl. nat. de Paris.

Le nom de la rue du Cancel provient du latin cancellatus (« limité, borné, barré ») et se disait lou Canceou en provençal (« l’impasse »). Il s’agissait en effet d’une impasse. C’est vers les années 1820 que la rue fut prolongée et cessa d’être un cul-de-sac, nom qu’elle a pourtant gardé jusqu’à aujourd’hui. C’est dans cette rue que se trouvent les Archives Municipales de la ville d’Aix.
Dans l’impasse se trouvait autrefois la maison de Jean Louvet, seigneur d’Eygalières, viguier de Marseille en 1413, président de la Chambre Rigoureuse l’année suivante. Après s’être attaché au comte de Provence, Louis II d’Anjou, il monta à Paris et devint ministre de Charles VII. Une des ses fidèles séduisit, dit-on, le roi, tandis que l’autre devint la femme du comte de Dunois, compagnon de Jeanne d’Arc. Mis en cause dans le meurtre de Jean-Sans-Peur, il fut finalement écarté du pouvoir par le roi lui-même et finit sa vie dans l’exécration publique. Certes, la vie de cet homme à Aix se résume à une année à peine (1414), mais elle méritait d’être signalée. Sa maison passa ensuite aux Chaussegros, seigneurs de Mimet.
La rue Mérindol portait autrefois le nom de rue Baussenque, ou rue des Baux, car le terrain sur lequel elle fut élevée était la possession de Guillen des Baux (fin du XIVe siècle).
Il s’agissait au XIXe siècle de la rue Saint-Sébastien, qui devait son nom à l’église Saint-Sébastien du couvent des Ursulines qui y était situé. Tous les 20 janvier avait lieu une procession dans les rues d’Aix et qui se terminait dans cette église. À la Révolution, les Ursulines furent expulsées et le club des anti-politiques républicains (Sans-Culottes), fondé en 1790, y tint alors ses réunions. Roux-Alphéran rappelle que  » c’est de là que pendant le règne de la Terreur, sortaient journellement les motions les plus délirantes, les plus affreuses dénonciations, les proscriptions de tout genre contre les ci-devant nobles, les prêtres, les aristocrates et, des uns aux autres, contre tout ce qui possédait quelque fortune « . Début 1795, le club fut fermé mais combien de victimes avait-il envoyées à la pendaison sur le Cours Mirabeau !
Dans la rue des Muletiers et dans la rue Nouestré-Seigné (« Notre-Seigneur ») furent logés en 1236 les ambassadeurs d’Henri III d’Angleterre, envoyés auprès du comte Raymond Béranger IV pour lui demander la main de sa fille puînée, Eléonore de Provence. Le mariage fut célébré à Aix en janvier de l’année suivante. Le quartier en garda pendant plus d’un siècle, et peut-être plus, le nom de  » faubourg des Anglais « . Plus récemment logeaient dans ces rues les voyageurs et les commerçants de Haute-Provence qui se rendaient à Marseille, d’où le nom de rue des Muletiers.
En haut du cours Sextius se trouve la rue de la Treille. La petite histoire dit que ce nom fut donné à la rue car un de ses habitants planta il y a fort longtemps une treille devant sa maison. Nous nous contenterons de cette explication.
La rue des Étuves (das Estubos) tire son nom des sources thermales. A l’époque de l’historien Roux-Alphéran (milieu du XIXe siècle), cette rue était constituée de vieilles maisons dont les caves abritaient des restes de bains antiques romains. On organisait dans ces maisons des bains publics, comme aux temps anciens, jusqu’à la construction d’un véritable établissement thermal en 1705.
Au nord de la rue des Etuves se trouvait l’église de l’Observance, bâtie en 1466 et détruite lors de la Révolution. Le principal intérêt de cette église vient du fait qu’elle abritait une multitude de tombeaux de vieilles familles aixoises. Faire une liste exhaustive des personnes qui y trouvèrent une sépulture serait impossible [2], nous nous contenterons donc de citer quelques-uns des grands noms de la ville qui y firent leur dernière demeure : Palamède de Forbin, chargé par Louis XI de l’union de la Provence au royaume de France (mort en 1508), Jean Maynier d’Oppède (le célèbre exécuteur de Vaudois à Mérindol, mort en 1558), François de Clapiers, seigneur de Vauvenargues et du Sambuc [3] (mort en 1588).

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1. Le texte fut édité par le libraire Makaire en 1894 sous le titre  » Histoire en forme de journal de ce qui s’est passé en Provence depuis l’an 1562 jusqu’à l’an 1607 « , 304 pages. Il est consultable à la bibliothèque Méjanes, à Aix, cote In 8 00519.
2. L’historien Roux-Alphéran évoque les noms de famille suivants : les Aquillenqui, les Aimar, barons de Châteaurenard, les Albertas seigneurs de Gémenos, marquis de Bouc, etc., les Albi, seigneurs de Bresc, les Albinot et les Alpheran ; les Anglès ou Anglesy, les Arbaud, seigneurs de Jouques, de Gardanne, etc., et les Audiffredi; les Baldoni, les Ballon, seigneurs de Saint-Julien, les Barcillon, seigneurs de Mauvans, les Barthélemi, seigneurs de Sainte-Croix , et les Beaufort; les Beauregard, les Becarris, les Benault-Lubières, marquis de Roquemartine, les Bezieux, les Billon, les Bougerel et les Broglia; les Cadenet, seigneurs de Charleval , etc. , les Caissan et les Cipières ; les Clapiers, seigneurs de Vauvenargues, etc. , les Colla, les Constans, les Dubourg et les Estienne, seigneurs du Bourguet ; les Feraporte , les Forbin ( Janson , la Barben d’Oppède, Sainte-Croix et Soliès), les Foresta, seigneurs de Rougiers, marquis de la Roquette, etc.; les Gaillard-d’Agoult et de Longjumeau , les Garçonnet et les Garidel ; les Gueidan seigneurs de Valabre, marquis de Gueidan, etc., les Guerre, les Hélie et les d’Hupaïs; les Jujardi, les Issaurat et les Julianis; les Malespine, les Manosque, les Mazargues, les Mimata, les Mine et les Montaud ; les Ollioules, les Paule, les Pellicot, seigneurs de Saint-Paul, et les Rascas, seigneurs de Châteauredon et du Canet ; les Redortier, les Rians, les Roboli et les Roquebrune ; les Simon, les Trest, les Tributiis, seigneurs de Sainte-Marguerite, les Vinaud et les Vivaut.
3. À ne pas confondre avec le Sambuc en Camargue. Le village ici évoqué n’existe plus. Il se trouvait près de Vauvenargues (à l’est d’Aix-en-Provence).

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Une famille provençale : les Séguiran https://www.geneprovence.com/une-famille-provencale-les-seguiran/ https://www.geneprovence.com/une-famille-provencale-les-seguiran/#respond Sun, 27 Nov 2005 10:55:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1411   [caption id="attachment_6095" align="alignleft" width="272"] © Sébastien Avy, 2013.[/caption] Seigneurs de Vauvenargues, d'Auribeau, de Bouc et de Gardanne Voici une généalogie de la famille de Seguiran, établie par les soins de M. Charles Ordinis, que nous remercions vivement. Armes : d’azur au cerf saillant d’or. Sources imprimées : F-P. Blanc, thèse droit 1971 ; H&G. 1987 p.188. ; AN.

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© Sébastien Avy, 2013.
© Sébastien Avy, 2013.

Seigneurs de Vauvenargues, d’Auribeau, de Bouc et de Gardanne

Voici une généalogie de la famille de Seguiran, établie par les soins de M. Charles Ordinis, que nous remercions vivement.

Armes : d’azur au cerf saillant d’or. Sources imprimées : F-P. Blanc, thèse droit 1971 ; H&G. 1987 p.188. ; AN. 1864 p.403 notice reprise dans le Nobiliaire de Provence. Artefeuil t.III p.391-2.

I – Guillaume Seguiran cordonnier à Barjols, père de :


II – Monet Seguiran cordonnier à Barjols, marié en 1412 avec Mondete Bastier, fille de Luquet, dont :


III – Isnardet Seguiran notaire à Barjols, marié avec Baude Lochon, dont :

1.Melchion qui suit,

2.Antoine Séguiran

3.Barnabé Séguiran marchand à Barjols, épouse Hugone Aurran.

4.Jean Pierre Séguiran marchand à Barjols, épouse Hélionne de Raphélis.

5.Catherine Séguiran épouse Jacques Palisent.

6.Douce Séguiran épouse Guillaume Jean.

7.Marguerite Séguiranépouse Jean Gavot.

8.Sancie Séguiran épouse Jean Ebert.


IV – Melchion Séguiran seigneur de Vauvenargues, que lui lègue Thomas de Jarente maître d’hôtel et chambellan du roi René, dont il était l’avocat (le sieur de Jarente avait rendu foi et hommage de cette seigneurie le 17.10.1485 au roi Charles VIII de qui il l’avait lui-même reçue), également seigneur de Bouc, assesseur de la ville d’Aix en 1497, conseiller laïque au parlement de Provence en 1502, décédé le 16 janvier 1509 à Vauvenargues, épouse Marguerite Crose, fille de Stéphane, dont :

1.Guillaume qui suit,

2.Boniface de Séguiran avocat, seigneur de Vauvenargues et de Claps, teste le 31 octobre 1521 devant Claude Maliverny notaire à Aix puis le 11 janvier 1564 devant Guillaume Brueys notaire à Aix, il prit le parti du Connétable de Bourbon contre le roi et fut condamné à mort, mais ayant pris la fuite, il fut décapité en effigie seulement puis grâcié par François 1er en 1529 et 1533, décédé après septembre 1560, épouse le 14 août 1514 à Aix, Jehanne Matheron, née vers 1495, décédée avant 12 septembre 1560, fille de Jehan Matheron ou Mataron, seigneur de Peynier, et de Louise d’Ortigues et petite-fille de Michel Matheron et d’Anne de Boutaric; elle avait pour soeur Louise Matheron mariée en 1504 à Rolin Barthélémy sieur de Sainte-Croix. Dont :

1.Marguerite de Seguiran dame de Vauvenargues, teste le 22 juillet 1570 à Aix devant Blaise Brueys notaire, épouse 1) en 1545 Anthoine Lochon. 2) pc du 29 novembre 1548 à Aix, François de Clapiers, savant juriste, reçu conseiller à la Cour des Comptes en 1556, lieutenant particulier au siège d’Aix, premier conseiller au parlement par brevet du 17 octobre 1571, seigneur de Vauvenargues, né en 1524 à Aix, décédé le 25 avril 1588 à Aix, âgé de 64 ans, fils de Jean de Clapiers seigneur de Pierrefeu, premier écuyer du roi Robert, et de Marguerite d’Agoult d’Ollières.

2.Jeanne de Seguiran dame de Claps, épouse en 1549 Jean de Fortis, né en 1522 à Avignon, fils de Bertrand Fortis juge de la cour temporelle du Pape à Avignon, et de Marguerite de Gérard.

3.Marie Séguiran inhumée le 6 octobre 1632 à Vauvenargues, épouse en 1574 à Aix, Alexis Boisson, inhumé le 23 août 1621 à Vauvenargues, fils de Louis Boisson et d’Andrieve Gautier.

3.Pierre Séguiran assesseur d’Aix en 1545, consul en 1557 alors aussi docteur, assesseur en 1563, épouse Antorone Mataron d’où :

1.Gaspard de Seguiran écuyer, seigneur d’Auribeau, assesseur d’Aix en 1577, teste le 27 juillet 1583 à Aix, épouse pc du 18 février 1569 à Aix, Elisabeth alias Isabeau Magnan d’Auribeau fille de feu Louis seigneur d’Auribeau, et de Marie de Jarente de la Bruyère. D’où :

1.Annibal de Séguiran seigneur d’Auribeau, épouse pc du 21 avril 1600 Lucrèce d’Agar fille de Jean célèbre conseiller au parlement de Provence, et de Suzanne d’Agoult d’Ollières. D’où :

1.Gaspard de Séguiran seigneur d’Auribeau, épouse ? 1) en 1630, Ne Guicharde. 2) en 1632 Marguerite Roustan. 3) en 1636, Anne du Périer. 4) en 1640 Marguerite Lieutaud. D’où,

du troisième mariage :

1.Ne de Séguiran épouse en 1656 Jacques Mourgues.

2.Magdeleine de Séguiran d’Auribeau épouse en 1664, Marc Antoine de Vitalis.

du quatrième mariage :

3.Ne Séguiran épouse en 1665 Nicolas Roche.

4.Ne Séguiran épouse en 1672 N. Escrivant.

4.Antoine Séguiran

5.Louise Séguiran épouse en 1519, N. d’Arpille.

6.Jehanne Séguiran épouse en 1517, Claude Montagne d’où :

7.Honorade de Séguiran-Vauvenargues née à Vauvenargues, épouse Jean d’Arcussia, fils de François II d’Arcussia, chevalier, et de Madeleine d’Esclapon dame d’Esparron de Pallières.

8.Petrone Seguiran épouse Pascal de Colonia licencié, assesseur d’Aix en 1507, fils de Mathieu et d’Inafride de Falarde. La famille de Colonia était venue à Aix avec son ayeul, Pierre de Colonia originaire du lieu de Tarascanho en Piémont, et à qui le chapitre de Saint-Jean d’Aix donne à nouveau à bail une basque de quatre carterées au terroir d’Aix quartier de Moissac, le 15 juillet 1445 (Roux-Alpheran t.2 p.545).


V – Guillaume de Seguiran ou Melchion, coseigneur de Vauvenargues, teste le 21 décembre 1544 à Aix, épouse le 20 janvier 1512 à Aix, Magdeleine Bompar, fille de Vincent Bompar et d’Alayone Girard ; de la famille Bompar de Magnan. D’où :

2.Henri qui suit,

3.Pierre Séguiran conseiller du roi, épouse pc du 18 février 1569, Marie Jerente fille de feu Arnaud et d’Antonette Merle.

4.Antonette Séguiran fille de Melchion épouse 1) en 1540, Jehan Viguier 2) en 1562, Barthélémy Michel ; elle teste le 11 janvier 1564 à Aix. D’où, du premier mariage :

5.Marie de Seguiran épouse 1) en 1552 Jehan de Villaris. 2) en 1559 Jean de Giraud, médecin d’Hyères, fils de Pons de Giraud et d’Honorade de Cambe.

6.Jehan de Séguiran écuyer, épouse le 7 janvier 1565 à Aix, Perette ChauletChaullet docteur en droit, assesseur d’Aix en 1559, et de Monete Durand, d’où : fille de Blaise

1.Magdeleine de Séguiran épouse en 1583 à Aix, Pierre de Castillon fils d’Honoré et de Claudine Pignoli. D’où :

2.Jean de Séguiran épouse 1) en 1607, Honorade de Mérilhon fille de Charles de Mérilhon, et soeur de Ne de Mérilhon mariée en 1614 à N. Savornin. 2) en 1612, Marguerite de Beaumont. D’où, du premier mariage :

1.Jean de Séguiran procureur au Parlement, épouse le 17 mai 1644 à Aix, Marguerite Marthe Chassignolles fille de Joseph de Chassignolle, et d’Anne Marguerite du Brieu (mariés en 1597), d’où :

1.Marguerite de Séguiran décédée le 17 mars 1690 à Aix, épouse le 12 décembre 1675 à Aix, César de Miollis né en 1657 à Villecroze (Var) procureur au parlement, décédé le 20 mars 1733 à Aix, âgé de 76 ans, fils de Pierre Miollis (1625-1697) trésorier de la taille à Villecroze, et d’Isabeau Carbonnel, de Moustiers Sainte-Marie.

2.Ne de Séguiran épouse en 1681 Joseph Bonnet.

3.Balthazar de Séguiran


VI – Henri de Séguiran seigneur de Bouc, avocat, décédé avant 1604, épouse le 13 janvier 1552, Antorone de Malespine fille de Laurent de Malespine seigneur de Montjustin, tiers-consul d’Aix de 1557 à 1562, et d’Honorade Aguillenc ou d’Aguillenqui, et petite-fille d’Emeric de Malespine seigneur de Montjustin et Alanson, d’une famille de juifs convertis, et de Douce Turelli ; d’où :

1.Antoine qui suit,

2.André de Séguiran docteur en droit, avocat à la Cour, épouse pc du 30 novembre 1604 à Aix, Honorade de Badet fille d’Antoine, seigneur de Gardanne, conseiller du roi, et de Florette des Gras. D’où :

1.Anne de Séguiran épouse en 1621, Pierre Simon.

2.Henri de Séguiran Badet seigneur de Gardanne, avocat à la Cour, épouse pc du 2 décembre 1635 à Aix, Anne de Puget fille de Jean, seigneur de Fuveau, et de Marguerite Castillon.

3.Jehanne de Séguiran épouse le 22 avril 1575 à Aix, Honoré FerrierFerrier bourgeois d’Istres et d’Antoinette Dedons. bourgeois, né à Istres, décédé le 27 novembre 1604 à Istres, fils de Guillaume

4.Anne de Séguiran épouse en 1579, N. Negrel.


VII – Antoine de Séguiran seigneur de Bouc, conseiller puis président au Parlement, premier président de la chambre des comptes d’Aix, né le 27 juin 1562 à Aix, décédé en 1625 à Aix, âgé de 63 ans, épouse pc du 23 février 1587, Marie de Gaufridy ou Gaufroy fille de Guillaume sieur de la Galinière, et de Marie de Bourdon. D’où :

1.Anne de Séguiran née en 1588, épouse en 1602 Jean François de Clapiers Seguiran fils de Boniface et de demoiselle de Barthélémy.

2.Guillaume qui suit,

3.Antoine de Séguiran de Bouc chevalier de Malte en 1636.

4.Henri de Séguiran co-seigneur de Bouc, appelé le comte de Bouc, premier président de la cour des Comptes d’Aix, né en 1594, décédé en 1669, épouse en 1615, Suzanne Fabri de Calas fille de Reynaud seigneur de Callas, et de Suzanne de Caradet, et demi-soeur de Nicolas Claude Fabri de Peiresc (1580-1637) né de Marguerite de Bompar-Magnan; d’où :

1.Catherine dite Madeleine de Séguiran épouse en 1634, son parent, André Anne de Forbin seigneur de Sainte-Croix, conseiller à la chambre des Comtes et Aides de Provence, fils de François seigneur de la Fare, conseiller à la chambre des Comptes, et de Lucresse de Barthélémy (fille de Rolin et de Madeleine de Clapiers Séguiran).

2.Reynaud de Séguiran épouse Sylvie de Gionis de la Roche fils de N. et de Madeleine de Palandon, d’où :

1.Magdeleine de Séguiran de bouc dame de Bouc, décédée le 18 janvier 1739 à Aix, épouse le 3 août 1673 à Sainte-Madeleine, Marc Antoine d’Albertas baron du Dauphin, seigneur de Saint-Maime, grièvement blessé par un coup de canon, meurt des suites de ses blessures le 18 mars 1684, âgé de 41 ans, né en 1643 à Marseille, fils d’Antoine (1606-1687), seigneur de Saint-Maime et de Jouques, et de Marquise de Vento.

2.Suzanne de Séguiran épouse en 1683, Louis d’Aymar fils de Louis et de Catherine d’Audiffret.

5.Jehanne de Séguiran née en 1598, épouse 1) le 1er février 1623 à la Madeleine d’Aix, Pierre de Laurens de Peyrolles fils de Pierre et de Magdeleine d’Albertas. 2) en 1634 Annibal Vinaud.


VIII – Guillaume de Séguiran co-seigneur de Bouc, avocat à la Cour, épouse 1) le 23 février 1656, Jeanne d’Audiffret fille de Louis consul de Marseille en 1634, et d’Anne de Cornier. 2) pc du 1er juillet 1618 à Aix, Magdelaine de Michaelis fille de Nicolas, écuyer, et de Diane de Geoffroy ; d’où, du second mariage :

1.François de Séguiran épouse en 1656, Anne d’Audiffret fille de Louis et d’Anne de Cornier.

Diane de Séguiran épouse pc du 11 septembre 1653 à Aix, Charles de Voland seigneur d’Aubenas, Solignac et Entrepeires, consul en 1664, fils de Charles seigneur d’Aubenas, et de Jeanne de Matheron dame de Solignac sa seconde épouse.

« Ces filiations ont été constituées entièrement à partir de l’Inventaire de la série B des Archives des Basses-Alpes, ouvrage dense dû au travail remarquable de l’archiviste de l’époque M. Isnard. Tous les éléments sont donc contrôlables. Quelques compléments (relevés de naissances notamment) ont été empruntés à des généanautes qui voudront bien m’excuser de ne pas les citer, mais qui auront sûrement le plaisir de voir leurs efforts relayés. » (Ch. Ordinis)

 

Retrouvez les généalogies provençales de Charles Ordinis, sur le site http://genobco.free.fr/

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Brève histoire de Vauvenargues https://www.geneprovence.com/breve-histoire-de-vauvenargues/ https://www.geneprovence.com/breve-histoire-de-vauvenargues/#respond Sat, 05 Jan 2002 06:29:00 +0000 http://s430202914.onlinehome.fr/geneprovence/?p=1492 Notée Vallis Veranica au XIe siècle, la seigneurie de Vauvenargues dépend des archevêques d'Aix dès le XIIIe siècle. Le village qui s'y trouvait, un petit bourg fortifié, portait le nom de Sambuc. À l'extérieur du village, niché dans la verdure, se dresse le château de Vauvenargues qui semble surveiller l'entrée de la vallée.

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vauevnargues-chateauNotée Vallis Veranica au XIe siècle, la seigneurie de Vauvenargues dépend des archevêques d’Aix dès le XIIIe siècle. Le village qui s’y trouvait, un petit bourg fortifié, portait le nom de Sambuc.
À l’extérieur du village, niché dans la verdure, se dresse le château de Vauvenargues qui semble surveiller l’entrée de la vallée. Ses deux tours rondes et sa tour-porte carrée à mâchicoulis remontent au XIVe et son enceinte au XVIe. En 1722, Louis XV l’offrit pour bons et loyaux services rendus pendant la peste de 1720 à un certain Joseph de Clapiers. En 1958, le château acquit sa renommée lorsqu’il devint la propriété du peintre Pablo Picasso. Le peintre est enterré dans le parc, en compagnie de sa femme.
Vauvenargues fut occupé dès l’Antiquité. On trouve dans la grotte du Delubre des traces d’un gisement chasséen. Un peu plus loin, à la grotte de la Citadelle, on découvre une nécropole datant de l’âge du Fer. Les Romains y ont mis leur empreinte aussi. Un ancien aqueduc laisse voir ses ruines, tandis qu’un castrum se dressait autrefois à l’emplacement du village. Outre le château, on notera à l’ouest du village, à côté du cimetière, la présence d’un ancien moulin ruiné.
Le nom de Vauvenargues a été rendu célèbre grâce à Luc de Clapiers (1715-1747), marquis de Vauvenargues. Né à Aix, il vécut la fin de sa vie à Paris. Il avait l’habitude de coucher tous les jours une pensée sur le papier, ce qui fit de lui l’un des grands moralistes de son siècle. Souffrant d’une infirmité due à des jambes gelées, lors de la campagne de Bohême (1742), il mourut prématurément, âgé de trente-deux ans.
La région autour de Vauvenargues est d’une beauté époustouflante. Niché dans les contreforts de la Sainte-Victoire, le village permet le départ de randonnées, soit vers la Montagne, soit vers le lac de Bimont, réserve d’eau artificielle s’étendant dans un décor superbe.
Photographie : © 2001 Jean Marie Desbois.

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