Accident Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/accident/ 500 ans de faits divers en Provence Thu, 04 Jun 2026 12:33:10 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png Accident Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/accident/ 32 32 Le mystérieux Italien de la gare (La Seyne-sur-Mer, 29 mai 1895) https://www.geneprovence.com/le-mysterieux-italien-de-la-gare-la-seyne-sur-mer-29-mai-1895/ https://www.geneprovence.com/le-mysterieux-italien-de-la-gare-la-seyne-sur-mer-29-mai-1895/#respond Thu, 04 Jun 2026 12:33:10 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=28416 Ce matin du 29 mai 1895, à 6 h 59, un train venu de Nice entra en gare de La Seyne. Parmi les voyageurs se trouvait un homme dont l’attitude…

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Ce matin du 29 mai 1895, à 6 h 59, un train venu de Nice entra en gare de La Seyne. Parmi les voyageurs se trouvait un homme dont l’attitude attira vite l’attention. Avant même que le train ne s’immobilisât, il sauta hors de son compartiment de troisième classe.
Sans attendre, il franchit les barrières qui bordaient la voie ferrée et s’enfuit à travers les abords de la gare. Quelques instants plus tard, il se glissa dans une propriété voisine et se cacha derrière des tas de bois.
La fuite fut de courte durée. Les gendarmes l’aperçurent et l’appréhendèrent aussitôt. L’individu ne tenta aucune résistance. Il se laissa conduire tranquillement jusqu’à la caserne de gendarmerie de La Seyne où on l’enferma provisoirement dans la salle de police, le temps de décider de son sort.
La pièce était étroite et austère. L’homme y resta quelques heures seulement, mais cela lui sembla sans doute interminable. Vers 11 h 30, la patience lui manqua. Il remarqua alors une ouverture qui donnait sur l’endroit où l’on entreposait les bûchers. Cette ouverture se trouvait à environ deux mètres du sol. Il s’en approcha, s’y hissa péniblement et tenta de passer.
Mais l’opération tourna mal. Arrivé à hauteur de l’ouverture, il perdit l’équilibre. Il dut s’agripper un instant, puis dégringola brutalement dans la cave située en contrebas. La chute fut violente. Il se blessa profondément à la tête et une hémorragie abondante se déclara au-dessus de la tempe droite. À côté de lui se trouvait un petit plat en terre qu’il avait probablement heurté du front en tombant, l’écrasant au passage.
Le fracas alerta aussitôt les personnes présentes. On accourut vers la cave et l’on trouva l’homme étendu, blessé. Les gendarmes tentèrent de l’interroger afin de comprendre ce qui s’était passé. Mais ils n’obtinrent aucune réponse claire. De sa bouche ne sortaient que des paroles incohérentes, des mots sans suite. Impossible de tirer de lui la moindre explication.
Les seuls renseignements vinrent des papiers trouvés dans ses vêtements. Ils révélèrent l’identité de cet étrange personnage : il s’agissait d’un Italien nommé Benso-Gio-Balla, âgé de quarante ans.
On manda aussitôt le docteur Loro, appelé en toute hâte. Le médecin examina le blessé avec attention. Malgré l’importance de la plaie et l’hémorragie qui avait suivi la chute, il jugea que les blessures n’étaient pas très graves. Toutefois, par prudence, il ordonna son transport immédiat à l’hospice. Deux gendarmes furent chargés de l’y conduire. Ils prirent la route de Toulon dans une voiture réquisitionnée pour la circonstance. Le blessé arriva à destination vers 4 heures de l’après-midi.
L’affaire n’en resta pas moins étrange. Lorsqu’on fouilla l’homme, on trouva sur lui une somme de 200 francs, composée d’or et de billets italiens. Interrogé sur la provenance de cet argent, il refusa catégoriquement de répondre. Pour mettre fin aux questions, il se déclara fou.
Ce comportement intrigua les autorités. Car, observait-on alors, les véritables aliénés s’efforçaient bien souvent de nier leur folie. Pourquoi cet homme la revendiquait-il avec tant d’insistance ? Était-il réellement dérangé, ou cherchait-il simplement à détourner les soupçons ? Si ses divagations n’étaient qu’un jeu, il était permis de penser que l’on se trouvait en présence d’un individu qui redoutait les investigations de la justice. Une enquête fut ouverte même si nous n’en connaissons pas l’issue.
  • Source : La République du Var, 30 mai 1895, p. 2.

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Le tragique destin de la Bessonne (Boulbon, 22 février 1681) https://www.geneprovence.com/le-tragique-destin-de-la-bessonne-boulbon-22-fevrier-1681/ https://www.geneprovence.com/le-tragique-destin-de-la-bessonne-boulbon-22-fevrier-1681/#respond Mon, 20 Apr 2026 20:05:40 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=28041 L’acte de décès de Marguerite Chanarde en 1681 s’inscrit dans la topographie précise du terroir de Boulbon, marqué par l’axe de circulation majeur vers Tarascon. Le surnom « La Bessonne » indique…

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L’acte de décès de Marguerite Chanarde en 1681 s’inscrit dans la topographie précise du terroir de Boulbon, marqué par l’axe de circulation majeur vers Tarascon. Le surnom « La Bessonne » indique sa gémellité, une caractéristique physique souvent notée dans les registres paroissiaux provençaux de l’époque. Sa mort sur le chemin, consécutive à un accident domestique pour lequel elle avait déjà reçu l’absolution, suggère une complication médicale tardive, telle qu’une embolie ou une hémorragie interne. Cette fin hors des murs de sa maison souligne la nécessité pour les femmes du peuple de maintenir une activité extérieure malgré une condition physique dégradée.

« L’an que dessus [1681] et le vingt et deux du mois de février est décédée et le lendemain a été ensevelie dans le cimetière de ce lieu de Boulbon, Marguerite Chanarde, dite La Bessonne,
Laquelle on trouva morte le long du chemin de Tarascon, ayant quelques jours auparavant reçu par moi soussigné le sacrement de pénitence dans sa maison en suite d’un accident qui lui était arrivé,
Cuius anima in pace quiescat1. »
Note

« Dont l’âme repose en paix. »

  • Source : Registre paroissial de Boulbon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, cote 203 E 221.

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La mésaventure du receveur du tram (Toulon, 24 mai 1895) https://www.geneprovence.com/la-mesaventure-du-receveur-du-tram-toulon-24-mai-1895/ https://www.geneprovence.com/la-mesaventure-du-receveur-du-tram-toulon-24-mai-1895/#respond Thu, 13 Nov 2025 11:56:13 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26726 Un grave accident de tramway eut lieu à Toulon (Var). Ce fut Henri Aude, un jeune receveur de la Compagnie des tramways de la ville, qui en fut la victime.…

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Un grave accident de tramway eut lieu à Toulon (Var). Ce fut Henri Aude, un jeune receveur de la Compagnie des tramways de la ville, qui en fut la victime. L’incident se produisit vers 18h30. Henri Aude travaillait alors sur la ligne du Mourillon.
Il se tenait sur le marchepied du tram, près de l’usine Mouraille, quand un platane qui bordait la voie le heurta violemment. La violence du choc le projeta au sol et il demeura sans connaissance pendant un instant.
Des personnes se précipitèrent aussitôt pour l’aider. Elles le relevèrent et le transportèrent à la pharmacie Pélissier. Le docteur Barre, appelé en urgence, examina le jeune homme et constata que son état de santé était des plus graves.
Âgé d’à peine 20 ans, Henri Aude était célibataire. Il vivait avec sa mère au numéro 13 de la place Puget. Il fut ramené chez lui dans la soirée. Par la suite, le docteur Long, médecin de la Compagnie, rendit visite au jeune homme dans la matinée suivante, constatant que son état s’était nettement amélioré pendant la nuit.
  • Source : La République du Var, 26 mai 1895, p. 2.

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Un acte de bravoure inattendu à l’étang (La Motte-d’Aigues, 23 août 1840) https://www.geneprovence.com/un-acte-de-bravoure-inattendu-a-letang-la-motte-daigues-23-aout-1840/ https://www.geneprovence.com/un-acte-de-bravoure-inattendu-a-letang-la-motte-daigues-23-aout-1840/#respond Thu, 23 Jan 2025 05:30:42 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=24223 Camille Sedaillan, un jeune homme de 18 ans, se baignait tranquillement dans l’étang de la Bonde lorsque le drame survint. Un courant traître, issu du chenal, l’emporta soudainement vers un…

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Camille Sedaillan, un jeune homme de 18 ans, se baignait tranquillement dans l’étang de la Bonde lorsque le drame survint. Un courant traître, issu du chenal, l’emporta soudainement vers un gouffre. Les eaux, violentes et profondes, le retenaient prisonnier. Son sort semblait scellé.
C’est alors que le destin fit basculer la situation. Le docteur Sedaillan, qui résidait à la Motte-d’Aigues, passait par là. Apercevant des vêtements abandonnés sur le bord de l’étang, il comprit immédiatement qu’il y avait urgence. Sans hésiter une seconde, il jeta un œil au point où Camille luttait désespérément pour sa survie.
Animé par l’instinct de sauver une vie, le médecin brava les dangers de l’eau tumultueuse. Il plongea sans attendre et se dirigea vers le jeune homme en détresse. Après une lutte acharnée contre les éléments, il parvint à sortir Camille de l’eau. Épuisé mais soulagé, il prodigua les premiers soins au jeune homme.
  • Source : Le Mercure aptésien, 30 août 1840, p. 2.
  • Photographie : Vue générale et plongeante sur la plage de l’étang de la Bonde, Édouard Cornet, 1903-1905, Archives municipales de Marseille, 115Fi507.

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La créature de l’égout (Marseille, 11 mai 1868) https://www.geneprovence.com/la-creature-de-legout-marseille-11-mai-1868/ https://www.geneprovence.com/la-creature-de-legout-marseille-11-mai-1868/#respond Sun, 15 Dec 2024 05:30:58 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=23724 Un drame émouvant, semé d’affreux détails et de palpitantes anxiétés a douloureusement impressionné les nombreuses personnes qui stationnaient, le 11 mai 1868 au soir, vers 9 heures, au coin de…

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Un drame émouvant, semé d’affreux détails et de palpitantes anxiétés a douloureusement impressionné les nombreuses personnes qui stationnaient, le 11 mai 1868 au soir, vers 9 heures, au coin de la rue Sénac et des Allées de Meilhan, à Marseille.
Sur le côté gauche de la rue et à côté de l’épicier, se trouve la bouche d’un égout, recouverte par une plaque de fonte.
Une personne passe. Son attention est attirée par des plaintes sourdes, de lugubres vagissements partant de l’égout et qui mêlent leur note plaintive au clapotement de l’eau.
Le passant prête l’oreille, se penche, écoute, se courbe et son cœur bat violemment. Il y a un malheur dans ces plaintes, un crime dans ces vagissements. Bientôt, des groupes se forment, les passants s’attroupent, les curieux se haussent sur la pointe des pieds pour voir et savoir ce qui arrive. On murmure, on chuchote, les interrogations se croisent, les conjectures s’établissent et chacun dit son mot.
Une vieille commère prend la parole :
« Ah ! mes enfants, s’écrie-t-elle, si vous saviez !…
— Quoi ? qu’est-ce ? qu’y a-t-il ? que se passe-t-il donc ?
— Il avait six jours ! gémit la commère.
— Mais qui ?
— Il était tout blond, le pauvre chérubin !
— Vous l’avez vu ?
— Pardieu ! oh ! quel malheur ! je suis toute troublée !
— Pardon, monsieur, qu’arrive-t-il ?
— On dit qu’il y a le feu à la maison.
— Mais non, ce sont des voleurs qui ont dévalisé l’épicier.
— Les a-t-on attrapés ?
— On les poursuit.
— C’est faux ! c’est faux ! glapit une voix de clarinette enrhumée, c’est une femme qui s’est périe par amour…
— Voulez-vous vous taire, méchant bavard ! tonne la commère avec un regard chargé d’étincelles. C’est ce pauvre petit… »
Sa phrase est interrompue par un grand mouvement qui s’opère dans la foule. Le commissaire de police, suivi d’un médecin, vient d’arriver sur le lieu du sinistre. Des torches s’allument, le commissaire élargit les rangs des spectateurs et arrive jusqu’à l’égout. On enlève la plaque. Un pompier, muni d’une échelle, y pénètre.
Un silence de mort se fait dans l’assemblée. Les souffles sont suspendus aux lèvres. Que va-t-on voir ? Les minutes paraissent des siècles. Soudain, le pompier reparaît. Dans sa main droite, couverte de boue, se démène une petite créature aux trois-quarts asphyxiée… Elle pousse des cris douloureux.
Les cris, un immense éclat de rire répond. Les curieux se retirent, moitié riant, moitié bougonnant.
Qu’était-ce donc ? Un chien de naissance, que la barbarie des cruels avait précipité dans l’égout.
  • Source : Le Petit Marseillais, 14 mai 1868, p. 2.

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Un héros ordinaire (Marseille, 26 avril 1868) https://www.geneprovence.com/un-heros-ordinaire-marseille-26-avril-1868/ https://www.geneprovence.com/un-heros-ordinaire-marseille-26-avril-1868/#respond Mon, 28 Oct 2024 05:30:36 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=22964 La rue Belzunce, à Marseille, habituellement paisible, fut le théâtre d’une scène dramatique le 26 avril 1868. Une charrette, tirée par trois chevaux, dévalait la pente lorsque, au coin de…

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La rue Belzunce, à Marseille, habituellement paisible, fut le théâtre d’une scène dramatique le 26 avril 1868. Une charrette, tirée par trois chevaux, dévalait la pente lorsque, au coin de la rue des Quatre-Tours, elle frôla de trop près une femme, qui tenait d’une main un jeune enfant et de l’autre un nourrisson au sein.
La mère, prise au dépourvu, ne put éviter l’obstacle. C’est alors qu’un passant, Monsieur Macabiès, intervint avec un courage exemplaire.
Sans hésiter une seconde, il se jeta sur la roue de la charrette, risquant sa propre vie pour sauver celle de la femme et de ses enfants. Il parvint à stopper la voiture juste avant qu’elle ne percute violemment la famille.
Une fois le danger écarté, il se retira discrètement de la scène, laissant derrière lui une foule émue et reconnaissante.
Les témoins de la scène ne tarissaient pas d’éloges sur le courage et l’humilité de Monsieur Macabiès qui ne voulait pas recevoir des félicitations pourtant méritées pour son acte.
  • Source : Le Petit Marseillais, 28 avril 1868, p. 2.

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L’effondrement de la chapelle du château (Vauvenargues, 8 avril 1839) https://www.geneprovence.com/leffondrement-de-la-chapelle-du-chateau-vauvenargues-8-avril-1839/ https://www.geneprovence.com/leffondrement-de-la-chapelle-du-chateau-vauvenargues-8-avril-1839/#respond Mon, 14 Oct 2024 05:30:04 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=22705 Un accident se produisit dans la nuit du 8 au 9 avril 1839 à Vauvenargues (Bouches-du-Rhône), près d’Aix-en-Provence. Un paysan et sa femme dormaient dans une chambre située au-dessus de…

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Un accident se produisit dans la nuit du 8 au 9 avril 1839 à Vauvenargues (Bouches-du-Rhône), près d’Aix-en-Provence.
Un paysan et sa femme dormaient dans une chambre située au-dessus de l’ancienne chapelle du château de la commune. Leur enfant, encore en bas âge, était couché dans un berceau à côté de leur lit.
Au milieu de la nuit, dans un fracas épouvantable, la voûte de cette chapelle s’effondra précisément à l’endroit où se trouvait le lit, de manière que les deux époux se retrouvèrent soudain au bas de la chapelle, au milieu des décombres, sans avoir, fort heureusement et par une espèce de miracle, reçu aucune contusion.
Mais quelle douleur en pensant à leur enfant qui avait été sûrement écrasé par l’éboulement !
Après avoir beaucoup crié, et le jour ayant paru, des voisins accoururent.
Ils enfoncèrent la porte de la chapelle, et l’on aperçut le berceau penché au bord de la brèche de la voûte. L’enfant y dormait paisiblement.
Un miracle en somme !
  • Sources : Le Mémorial d’Aix, 20 avril 1839, p. 2.

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Gare au loup (Saint-Trinit, 23 juin 1876) https://www.geneprovence.com/gare-au-loup-saint-trinit-23-juin-1876/ https://www.geneprovence.com/gare-au-loup-saint-trinit-23-juin-1876/#respond Thu, 27 Jun 2024 18:41:11 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=21246 Le 23 juin 1876, Joseph Pont, berger chez M. Courtois, propriétaire à Saint-Trinit (Vaucluse), gardait son troupeau dans un bois de chênes appartenant à son maître. L’homme, né non loin…

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Le 23 juin 1876, Joseph Pont, berger chez M. Courtois, propriétaire à Saint-Trinit (Vaucluse), gardait son troupeau dans un bois de chênes appartenant à son maître. L’homme, né non loin de là, à Aurel (Vaucluse), 51 ans plus tôt, se rendit soudain compte que son troupeau était particulièrement agité. Il était environ 16 heures.
Devenant lui-même nerveux, il s’imagina qu’un loup rôdait et allait attaquer sous peu.
Aussi s’empara-t-il de son pistolet de la main droite et resta-t-il aux aguets un instant.
Mais, faisant un faux mouvement, il pressa la détente et le coup partit, lui broyant la main gauche et lui sectionnant l’index.
Grièvement blessé, il fit venir à lui un médecin de Sault, commune voisine, M. Courtois, qui s’empressa de lui panser le doigt. L’histoire malheureusement ne dit pas s’il y avait bien un loup.
Toujours est-il que, si c’était le cas, le coup de feu l’aura certainement fait fuir promptement.
  • Source : Le Journal du Midi, 1er juillet 1876, p. 3.

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Accident de diligence (Beaujeu, 16 janvier 1884) https://www.geneprovence.com/accident-de-diligence-beaujeu-16-janvier-1884/ https://www.geneprovence.com/accident-de-diligence-beaujeu-16-janvier-1884/#respond Tue, 16 Apr 2024 08:43:57 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=20331 Dans la nuit du 16 au 17 janvier 1884, un grave accident survint au courrier de Digne à Barcelonnette au niveau de la commune de Beaujeu, et précisément au lieu-dit…

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Dans la nuit du 16 au 17 janvier 1884, un grave accident survint au courrier de Digne à Barcelonnette au niveau de la commune de Beaujeu, et précisément au lieu-dit Le Petit-Labouret.
Le conducteur de la diligence, Célestin Richaud, était sur son siège quand, passant la tête par le vasistas pour répondre à une personne qui se trouvait dans l’intérieur de l’habitacle, la voiture, qui passait alors sur un nid de poule, reçut une secousse qui fit détacher la cheville ouvrière de la roue en imprimant un mouvement de bascule et le train de derrière vint tomber sur le conducteur, lui brisant les jambes et lui enfonçant les côtes.
On transporta le pauvre homme dans un état désespéré au Labouret, chez M. Galand, l’aubergiste du coin.
  • Source : Le Petit Alpin, 2e année, no 21, édition du 19 janvier 1884, page 3.

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Un acte d’héroïsme (Le Thor, 13 octobre 1839) https://www.geneprovence.com/acte-dheroisme-thor-13-octobre-1839/ https://www.geneprovence.com/acte-dheroisme-thor-13-octobre-1839/#respond Sat, 23 Mar 2024 15:23:04 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=19990 C’était un dimanche frisquet d’octobre et M. François Roux, un géomètre habitant à Apt (Vaucluse), se trouvait sur la route qui va de L’Isle-sur-la-Sorgue à Avignon en compagnie de deux…

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C’était un dimanche frisquet d’octobre et M. François Roux, un géomètre habitant à Apt (Vaucluse), se trouvait sur la route qui va de L’Isle-sur-la-Sorgue à Avignon en compagnie de deux femmes qui habitaient au Thor.
Alors que les discussions allaient bon train entre les trois, l’une des femmes, qui marchait très près d’un vaste fossé dans lequel coulait un cours d’eau dont le courant était fort, perdit l’équilibre. Elle tomba et se débattait vainement contre le courant. Il faut dire que les pluies des derniers jours avaient grossi ce cours d’eau et voici donc cette femme entraînée vers des moulins situés au bord de la rivière.
N’écoutant que son courage, François Roux se jeta à l’eau pour la sauver. Parvenant à proximité d’elle, il parvint à lui attraper le corsage. Mais le courant de l’eau s’accélérait et menaçait d’entraîner aussi notre homme. Par chance, un saule planté sur la rive lui permet de se cramponner à une branche et de remonter sur la rive en compagnie de la femme qui l’avait échappé belle.
Puis il la transporta jusqu’à une bastide voisine où elle reçut les premiers soins. Une fois remise de ses émotions, elle put reprendre son chemin jusqu’à Avignon.
Ce n’était pas la première fois que François Roux se distinguait par un acte héroïque. Il avait déjà, quelque temps plus tôt, tiré un homme du nom de Gaspard Laugier d’un four à chaux où celui-ci s’était asphyxié.
Une belle âme, donc, que ce François Roux.
  • Source : Le Mercure aptésien, 20 octobre 1839, p. 3.

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