Biographies Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/biographies/ 500 ans de faits divers en Provence Sun, 11 Oct 2026 15:59:48 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png Biographies Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/biographies/ 32 32 Marc-Antoine d’Escalis (vers 1555-1621) : un premier président enseveli à Ansouis https://www.geneprovence.com/marc-antoine-descalis-vers-1555-1621-un-premier-president-enseveli-a-ansouis/ https://www.geneprovence.com/marc-antoine-descalis-vers-1555-1621-un-premier-president-enseveli-a-ansouis/#respond Sat, 10 Oct 2026 13:54:52 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=29275 Marc-Antoine d’Escalis, baron de Bras et seigneur d’Estoublon, est premier président du Parlement de Provence de 1616 à sa mort. Magistrat aixois à la carrière longue et discrète, il est…

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Marc-Antoine d’Escalis, baron de Bras et seigneur d’Estoublon, est premier président du Parlement de Provence de 1616 à sa mort. Magistrat aixois à la carrière longue et discrète, il est mal connu, et la date de sa mort fait problème : les sources imprimées le font mourir en octobre 1620, alors qu’un acte des registres paroissiaux d’Ansouis, où il repose, donne l’année 1621.

Une famille de la robe provençale

Marc-Antoine d’Escalis est le fils aîné d’Artus d’Escalis et de Madeleine Doria, mariés le 21 juin 1552. Son père, seigneur de Bras-d’Asse, de Saint-Julien-d’Asse, d’Estoublon et de Bellegarde, est conseiller du roi et maître à la Chambre des comptes de Provence. Sa mère est la fille de Biaggio Doria, premier consul de Marseille. Sa date de naissance n’est pas documentée : on la place vers 1555.

Une carrière au Parlement d’Aix

En 1582, Marc-Antoine d’Escalis est pourvu d’une charge de conseiller au Parlement d’Aix, celle d’André d’Ardillon, assassiné peu avant le 13 février 1582. Il est reçu le 31 janvier 1584.
En octobre 1593, peu après la mort de François d’Estienne (2 octobre 1593), il est pourvu de sa charge de président à mortier. Mais cette charge, supprimée par l’ordonnance de Blois, n’est rétablie que par l’édit de septembre 1595 : il doit solliciter de nouvelles lettres le 16 décembre 1598. Il est reçu en février 1599 : le 25 février selon Clapiers-Collongue, le 27 selon Fleury Vindry, qui s’appuie sur les registres du Parlement.
Le 14 octobre 1616, il est reçu premier président, au départ de Guillaume du Vair, nommé garde des sceaux de France en mai de la même année. Jean-Louis de Monier est reçu à sa place comme président à mortier, et son successeur à la première présidence, Vincent-Anne de Forbin-Maynier, est reçu le 30 mars 1621. Un portrait gravé de lui, par Jacques Cundier (1724), figure dans le recueil des portraits des premiers présidents du Parlement de Provence.

Vie privée

Marc-Antoine d’Escalis épouse Hortense de Bourdon, dame de Saint-Pons, fille de Melchion, seigneur de Saint-Pons, et d’Anne de Gaye ; les généalogies placent le mariage en 1587. Elle meurt à Aix et est inhumée dans l’église des Cordeliers.

Ansouis

C’est à Ansouis que meurt et est enseveli Marc-Antoine d’Escalis. Les Escalis y sont installés depuis peu. La baronnie d’Ansouis, longtemps aux Sabran, passe en 1614, à la mort de Gaspard de Sabran, à son cousin Sextius d’Escalis, baron de Bras, qui ajoute à son titre celui de baron d’Ansouis. Le grand corps de logis sud du château est précisément construit à partir de 1614.
Quel lien unit Marc-Antoine à ce Sextius ? Les sources consultées ne le disent pas. Les généalogies font de Sextius (1604-1650) son fils, ce qui expliquerait que le premier président termine sa vie au château d’Ansouis. Cette filiation reste à confirmer par des actes.

Sa mort : deux dates en présence

La Chronologie de Clapiers-Collongue le dit « enseveli à Ansouis, le 14 octobre 1620 », et Fleury Vindry, puis les notices qui s’en inspirent, font mourir Marc-Antoine d’Escalis à Ansouis à cette date. Le registre paroissial d’Ansouis dit autre chose. L’acte, inscrit à la date du décès entre deux actes d’octobre 1621, porte :
« Le quatorsiesme jour du mois d’octobre mil six cents vint un, Monsieur Marc Antoine Descalis, premier president au parlement de Provence, est decedé et a esté ensepvely dans l’eglise parrochialle de ce lieu d’Ansois le vintquatre du moys de mars mil six cents vint deux. »
Selon cet acte, Marc-Antoine d’Escalis serait mort le 14 octobre 1621 et inhumé plus de cinq mois plus tard, le 24 mars 1622, dans l’église paroissiale. L’acte ne dit ni où il est mort, ni pourquoi l’inhumation a tardé. Clapiers, qui donne le 14 octobre comme date de la sépulture, ne distingue pas le décès de l’inhumation, ce qui suggère qu’il a eu sous les yeux le même acte, lu autrement. Mais un fait paraît jouer en sens inverse : Vincent-Anne de Forbin-Maynier est reçu premier président le 30 mars 1621, ce qui s’accorderait mieux avec une mort en octobre 1620. L’acte d’Ansouis, dont la lecture est assurée, donne pourtant 1621 : Escalis aurait donc quitté la première présidence avant sa mort. Les motifs de ce départ (démission, maladie, retrait à Ansouis) restent à trouver, sans doute dans les délibérations du Parlement.
L’église d’Ansouis abritait une « tombe des seigneurs d’Ansois », mentionnée dans un acte de 1645.

Postérité

D’après les généalogies, son fils Sextius (1604-1650), baron de Bras et d’Ansouis, épouse en 1626 Marguerite de Brancas, puis en 1629 Marguerite de Jarente. Henri d’Escalis de Sabran, né à Ansouis le 12 février 1630, fils de Sextius et de Madeleine de Jarente selon Clapiers, est reçu président à mortier au Parlement d’Aix le 28 novembre 1655 et meurt à Aix le 14 mai 1701 ; il serait le petit-fils de Marc-Antoine si Sextius est bien son fils. À la fin du XVIIe siècle, la baronnie d’Ansouis passe aux Villeneuve, par le mariage de Marie-Thérèse d’Escalis avec Jean-Hyacinthe de Villeneuve.

Sources et bibliographie pour approfondir

  • Registres paroissiaux d’Ansouis, acte de décès et de sépulture de Marc-Antoine d’Escalis (cote 1 E 2/3, page 2).
  • Fleury Vindry, Les parlementaires français au XVIe siècle, tome I, 2e fascicule (Parlement d’Aix), Paris, Honoré Champion, 1910.
  • Balthasar de Clapiers-Collongues, Chronologie des officiers des Cours souveraines de Provence, publiée, annotée et augmentée par le marquis de Boisgelin, Aix-en-Provence, Société d’Études Provençales.
  • Inventaire des archives de la commune d’Ansouis (FranceArchives), notice sur la seigneurie.
  • Marc-Antoine d’Escalis, Wikipédia ; généalogie sur Geneastar.
  • La Chenaye-Desbois et Badier, Dictionnaire de la noblesse, tome 7, article « Escalis ».
Vue artistique représentant Marc-Antoine d’Escalis.

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Jean Augustin de Foresta (vers 1520-1588) : un grand magistrat face aux tourmentes de la Renaissance https://www.geneprovence.com/jean-augustin-de-foresta-1501-1564-un-grand-magistrat-face-aux-tourmentes-de-la-renaissance/ https://www.geneprovence.com/jean-augustin-de-foresta-1501-1564-un-grand-magistrat-face-aux-tourmentes-de-la-renaissance/#respond Thu, 14 May 2026 18:50:35 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=28240 Le XVIe siècle provençal est une période de contrastes violents, où l’éclat de la Renaissance se heurte à la montée des tensions confessionnelles. Au cœur de ce tumulte, Jean Augustin…

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Le XVIe siècle provençal est une période de contrastes violents, où l’éclat de la Renaissance se heurte à la montée des tensions confessionnelles. Au cœur de ce tumulte, Jean Augustin de Foresta, baron de Trets, occupe pendant près de trente ans la première place du Parlement de Provence : premier président de 1558 à sa mort en 1588, à l’exception de l’interruption de 1564-1566, il traverse les premières guerres de Religion à la tête de l’ordre judiciaire d’une province au bord de la rupture.

Une ascension au sein de la « noblesse de robe »

Jean Augustin de Foresta est né à Aix-en-Provence vers 1520. Fils cadet de Christophe de Foresta, baron de Trets, seigneur de Lançon et de Mimet, conseiller-médecin ordinaire du roi et maître d’hôtel de François Ier, et de Pélègre Gandolfi, il appartient à une famille dont l’ascension illustre l’essor de cette aristocratie de fonctions qui, par le savoir et le droit, devient le véritable relais du pouvoir royal en province.
Son père lui acquiert une charge de conseiller au Parlement de Provence : il est nommé en août 1543 et reçu en octobre de la même année. Le 29 mars 1554, il devient président à mortier. Le 5 juillet 1558, au lendemain de la mort de Jean Maynier d’Oppède, il est reçu premier président.

Un premier président dans la tourmente des guerres de Religion

Le mandat de Foresta coïncide avec les débuts des guerres de Religion. En juin 1562, Aix est occupée par les bandes catholiques de Durand et de Pontevès-Flassans ; les conseillers suspects d’hérésie prennent la fuite, et le conseiller Jean Salamon est assassiné dans la nuit du 22 au 23 juin. La cour, qu’il préside, doit alors faire informer sur ce meurtre dans un climat où les magistrats chargés de l’enquête craignent pour leur vie.
En 1564, la Couronne suspend le Parlement de Provence et le remplace par une commission de magistrats parisiens présidée par Bernard Prévost de Morsan, président au Parlement de Paris, reçu à Aix le 14 avril 1564. Foresta est lui aussi suspendu de ses fonctions. Selon la notice que lui consacre Wikipédia, d’après la Chronologie de Clapiers-Collongue, il est jugé à Montpellier devant un tribunal spécial, puis gracié par le roi.
Les magistrats provençaux sont rétablis à partir de l’automne 1565 : Foresta siège de nouveau le 23 novembre 1565, sous la présidence de Morsan. Lorsque celui-ci quitte Aix, le 9 décembre 1566, il redevient premier président. Les registres du Parlement l’attestent ensuite en fonction en 1573, en 1579 et jusqu’en septembre 1588. Fleury Vindry le qualifie de « magistrat ligueur ».

L’enracinement seigneurial : la baronnie de Trets

Baron de Trets, Jean Augustin de Foresta s’inscrit dans une famille qui ancre durablement son nom dans la terre du haut de l’Arc. Le 8 septembre 1553, il épouse Anne d’Albertas, fille d’Amiel d’Albertas, seigneur de Villecroze et premier consul de Marseille.
Ses descendants forment plusieurs branches : les barons de La Roquette, les seigneurs de Colongue, ceux de Châteauneuf et du Castelar. L’un d’eux, Jean-Augustin de Foresta, marquis de La Roquette, siège à son tour comme président au Parlement de Provence au XVIIe siècle. Son fils François, né à Aix le 14 octobre 1557, est reçu conseiller au Parlement le 21 novembre 1581.

Mort et postérité

Jean Augustin de Foresta meurt à Aix le 24 octobre 1588 et est enseveli au couvent des Observantins. Il disparaît deux ans avant la rupture de 1590 : le Parlement d’Aix, qui refuse de reconnaître Henri IV, voit alors se dresser en face de lui un parlement rival fidèle au roi, installé hors d’Aix et présidé par Artus Prunier de Saint-André, président au Parlement de Grenoble.
Premier président pendant près de trente ans, avec l’interruption de 1564-1566, il laisse derrière lui une lignée qui continuera de servir la Provence pendant plusieurs siècles.

Sources et bibliographie pour approfondir

  • Fleury Vindry, Les parlementaires français au XVIe siècle, tome I, 2e fascicule (Parlement d’Aix), Paris, Honoré Champion, 1910.
  • Balthasar de Clapiers-Collongues, Chronologie des officiers des Cours souveraines de Provence, Édition de la Société d’Études Provençales, 1909.
  • Archives Départementales des Bouches-du-Rhône (Série B) : Registres des délibérations du Parlement de Provence pour la période 1558-1588.
  • Jean-Scholastique Pitton, Histoire de la ville d’Aix, capitale de la Provence, Aix, 1666.
  • Prosper Cabasse, Essais historiques sur le Parlement de Provence, depuis son origine jusqu’à sa suppression, Paris, 1826.

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Joseph-Toussaint Avril (1775-1841), le Manosquin qui a donné ses lettres à la langue provençale https://www.geneprovence.com/joseph-toussaint-avril-1775-1841-le-manosquin-qui-a-donne-ses-lettres-a-la-langue-provencale/ https://www.geneprovence.com/joseph-toussaint-avril-1775-1841-le-manosquin-qui-a-donne-ses-lettres-a-la-langue-provencale/#respond Tue, 03 Feb 2026 12:10:40 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=27429 Une figure de l’érudition et du commerce à Manosque Né le 1er novembre 1775 à Manosque, Joseph-Toussaint Avril est l’une de ces figures régionales dont l’héritage, bien que fondamental, a…

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Représentation imaginaire de Joseph-Toussaint Avril, en l’absence de portrait le représentant.

Une figure de l’érudition et du commerce à Manosque

Né le 1er novembre 1775 à Manosque, Joseph-Toussaint Avril est l’une de ces figures régionales dont l’héritage, bien que fondamental, a été partiellement éclipsé par les mouvements littéraires ultérieurs. Fils de François Avril, maître menuisier, et de Madeleine Eymar, il grandit rue d’Aubette, au cœur de la ville qui sera le théâtre de toute sa vie.
Après une scolarité locale, le jeune Toussaint se tourne vers le commerce, faisant son apprentissage à Marseille dans le négoce du drap. De retour dans sa ville natale, il s’établit comme marchand drapier. Son succès dans les affaires est notable, puisqu’il accèdera plus tard à la présidence du Tribunal de commerce de Manosque.
En 1802, à l’âge de 27 ans, il épouse Thérèse Lieautaud, issue d’une famille de négociants manosquins, avec qui il aura huit enfants. La famille emménage en 1808 dans une demeure de la rue des Marchands, maison qui sera plus tard signalée par une plaque commémorative.
Acte de naissance de Joseph-Toussaint Avril, Manosque, paroisse Saint-Sauveur, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 1MI5/0030.

L’œuvre d’une vie : Le dictionnaire provençal-français

Parallèlement à ses activités professionnelles, Toussaint Avril se consacre à sa passion pour la culture et la langue provençales. En 1826, il publie notamment une chanson descriptive de la fête patronale de Manosque, la Sant Brancaï, célébrée le 12 mai.
Son œuvre maîtresse, celle pour laquelle il est passé à la postérité, est son monumental Dictionnaire provençal-français, suivi d’un Vocabulaire français-provençal.
Publié en 1839 chez un imprimeur d’Apt (E. Cartier), cet ouvrage est un témoignage précieux de l’état de la langue d’Oc au début du XIXe siècle. Avril avait l’ambition de réaliser un outil utile à tout Provençal, quel que soit son lieu de vie. Pour y parvenir, il a cherché à inclure à la fois les termes déjà répertoriés dans les dictionnaires précédents, mais aussi et surtout, ceux qui y étaient omis.

Un regard unique sur l’économie rurale

Ce qui distingue le dictionnaire de J.-T. Avril, c’est son orientation spécifique vers le terrain. L’auteur a intégré un grand nombre de termes en rapport avec l’économie rurale.
Dans son introduction, il indique vouloir ainsi combler l’attente d’une population agricole, qui, selon lui, n’avait pu se satisfaire entièrement dans aucun des dictionnaires provençaux publiés jusqu’alors. L’ouvrage est riche non seulement en définitions, genres et acceptions, mais également en observations relatives à l’histoire naturelle et, bien sûr, à l’économie rurale.
En 1840, Avril enrichit encore son œuvre littéraire avec la publication d’un recueil de chants de Noël provençaux et français, intitulé La Lyre de Judée.
Joseph-Toussaint Avril s’éteint quelques années seulement après la parution de son dictionnaire, le 3 mai 1841, à l’âge de 67 ans, à Manosque.

L’héritage durable

Bien qu’il ait précédé le mouvement du Félibrige, l’effort d’Avril est reconnu par les défenseurs de la langue provençale. En 1892, lors du banquet annuel du Félibrige en Provence, une plaque est posée sur sa maison de la rue des Marchands pour rendre hommage au négociant et érudit.
À noter : Malgré son statut et son importance locale, il ne semble pas exister de portrait ou de gravure formellement identifié de Joseph-Toussaint Avril. Son œuvre reste donc le principal reflet de cet érudit.
Son dictionnaire reste une source de premier ordre pour la généalogie et l’histoire locale, offrant un éclairage unique sur les mots et les usages de la Provence au temps de nos aïeux.
  • Sources : Le Mercure aptésien, 9 mai 1841, p. 3.

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Jules Gérard, l’explorateur provençal mort en Afrique (septembre 1864) https://www.geneprovence.com/jules-gerard-lexplorateur-provencal-mort-en-afrique-septembre-1864/ https://www.geneprovence.com/jules-gerard-lexplorateur-provencal-mort-en-afrique-septembre-1864/#respond Mon, 10 Nov 2025 19:52:37 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26696 Dans le courant du mois de septembre 1864 commença à courir dans toute la France, et principalement en Provence dont il était originaire, le bruit de la mort d’un célèbre…

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Dans le courant du mois de septembre 1864 commença à courir dans toute la France, et principalement en Provence dont il était originaire, le bruit de la mort d’un célèbre chasseur de lions en Afrique, Jules Gérard, de Pignans (Var).
Surnommé « le tueur de lions », Jules Gérard, était avant toute chose un militaire. Né le 14 juin 1817, il s’était engagé dans les spahis en Algérie où il s’était fait une réputation en abattant de nombreux lions, ce qui lui valut la Légion d’honneur et l’estime de personnalités influentes en France. Ses exploits furent relatés dans la presse et dans des romans de l’époque. On dit notamment qu’Alphonse Daudet s’inspira de sa vie pour l’écriture du roman Tartarin de Tarascon (1872), qui décrivait les aventures d’un chasseur de lions provençal en Algérie.
Devenu capitaine, Jules Gérard se consacra à l’exploration de l’Afrique subsaharienne, fondant même une société pour ses expéditions. Ne trouvant pas de financement en France, il se tourna vers les Britanniques.

L’expédition du héros

Gérard en 1865, dessin paru dans L’Illustration, journal universel, 7 janvier 1865.
Rapidement après sa mort, la presse française et les rumeurs suggérèrent que le héros avait perdu la vie lors d’une expédition au royaume de Dahomey, mais ces rumeurs furent promptement démenties.
Aussi ne savait-on pas réellement ce qu’il était advenu de Gérard.
Ce fut finalement le consul de France au Sierra-Leone, J. Braouézec, qui confirma la triste nouvelle.
L’ancien tueur de lions s’était rendu sur la côte occidentale d’Afrique, muni des instructions de la Société royale géographique de Londres et avec l’appui de plusieurs personnages de la noblesse anglaise. Son intention était d’accomplir une exploration dans l’intérieur des terres. Il s’était d’abord proposé de visiter la chaîne de Kong, en Guinée septentrionale, qui jusqu’alors n’avait été parcourue par aucun Européen.
Parti d’Angleterre dans les derniers mois de 1863, il se rendit à Wyddals, et de là pénétra dans le royaume de Dahomey, d’où il datait une de ses dernières lettres adressées au duc de Wellington.
Après avoir inutilement essayé de pénétrer par le Dahomey, dans l’intérieur de l’Afrique, Jules Gérard vint au Sierra Leone avec une lettre de recommandation de M. Brossard de Corbiny, chef de la station du golfe de Guinée, pour M. Braouézec. Les Anglais de Sierra Leone lui fournirent immédiatement de nouveaux moyens de voyager. Un navire de guerre commandé par M. Cochrane, fils du célèbre lord du même nom, le transporta aux environs de la rivière Gallinas.
Quelques jours après sa mise à terre, il perdit tous ses bagages et se réfugia dans le Sherboro, où les Français résidents se firent un devoir de l’aider de tous leurs moyens.
Il partait donc ravitaillé de nouveau du village de Begboum, au mois de mai ou au mois de juin 1864, lorsque, à deux heures de marche, il fut encore complètement pillé et obligé de revenir dans le même village, où il attendit, pour se remettre en route, la fin de la saison des pluies.

La mort de Jules Gérard

Cependant, ses ressources s’étant totalement épuisées, il voulut retourner quand même au Sierra-Leone mais se noya en traversant le Jong, grossi par les pluies. Cette rivière charriait une énorme quantité de limon et de débris de mangliers et de palétuviers qui venaient former des îles flottantes dans le canal du Sherboro.
La mort était donc de toute évidence accidentelle. Il fallut attendre plusieurs années pour qu’une autre réalité se dessine. Victor de Compiègne (1846-1877), un autre explorateur de l’Afrique, lui aussi mort tragiquement, mais lors d’un duel, déclara dans un ouvrage que Jules Gérard était tombé dans une embuscade, probablement tendue par ses porteurs africains. Il prétendit que ceux-ci avaient cherché à se venger de leur maître qui usait fréquemment de mauvais traitements envers ceux-ci. Ils profitèrent d’ailleurs de sa mort pour emporter son arsenal de chasse.
L’héritage de Gérard demeure donc complexe, partagé entre le mythe du héros explorateur et une fin brutale, reflet des tensions et des dangers inhérents aux expéditions de l’époque en Afrique.
  • Sources : L’Annonciateur, édition du 10 décembre 1864, p. 3.

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Prosper Estieu et son poème à Virginie P. https://www.geneprovence.com/prosper-estieu-et-son-poeme-a-virginie-p/ https://www.geneprovence.com/prosper-estieu-et-son-poeme-a-virginie-p/#respond Sun, 06 Oct 2024 17:45:45 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=22619 Prosper Estieu n’est pas directement lié à la Provence, mais il a été un acteur important du mouvement félibréen, qui a été fondé en Provence par Frédéric Mistral et d’autres…

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Prosper Estieu n’est pas directement lié à la Provence, mais il a été un acteur important du mouvement félibréen, qui a été fondé en Provence par Frédéric Mistral et d’autres poètes provençaux. Le Félibrige est une association littéraire et culturelle dédiée à la défense et à la promotion de la langue et de la culture occitanes, incluant la Provence.

Estieu, bien que principalement actif dans le Languedoc et le Lauragais, a contribué à la diffusion des idées félibréennes et à la réforme de la graphie occitane, influençant ainsi l’ensemble de la région occitane, y compris la Provence. Son travail a aidé à renforcer les liens culturels et linguistiques entre les différentes régions occitanes.

Biographie

Prosper Estieu (7 juillet 1860 – 11 décembre 1939) était un poète et instituteur français, né à Fendeille dans l’Aude et décédé à Pamiers dans l’Ariège1.
Il est surtout connu pour son rôle dans le mouvement félibréen, une association dédiée à la promotion de la langue et de la culture occitanes, fondée en Provence par Frédéric Mistral2. Estieu a fondé plusieurs écoles félibréennes, dont l’Escola Audenco à Carcassonne en 18923.
Avec Antonin Perbosc, il a entrepris une réforme graphique de l’occitan, qui a jeté les bases de la graphie classique utilisée aujourd’hui4.
Ses œuvres poétiques incluent des recueils tels que « Lou Terradou » (1895) et « Flors d’Occitania » (1906)5.
En 1900, il a été élu Majoral du Félibrige, reconnaissant ainsi son immense contribution à la culture occitane6.

À Virginie P.

Le 1er août 1880, l’hebdomadaire arlésien L’Homme de bronze publie, dans son 42e numéro (1re année), page 3, un sonnet écrit l’année précédente par Prosper Estieu. Le poème est intitulé “À Virginie P.” mais, dans sa version moderne, nous l’appellerons plus sobrement “Virginie”.
Nous avons donc le plaisir de vous présenter cette nouvelle chanson qui rend hommage à Prosper Estieu. Les paroles de cette chanson sont tirées de ce sonnet, mais la musique est résolument moderne. Nous l’avons imaginée avec des accents latino. Ce mélange unique vise à faire découvrir ou redécouvrir cet auteur aux jeunes générations.
En modernisant la musique, nous espérons rendre les œuvres d’Estieu plus accessibles et attrayantes pour les jeunes, tout en respectant l’essence de ses écrits. Cette initiative est une invitation à plonger dans la richesse de la poésie occitane et à apprécier la beauté intemporelle des sonnets de Prosper Estieu.

Aux générations plus anciennes

Nous comprenons que l’association de paroles aussi vénérables avec une musique contemporaine puisse surprendre. Cependant, notre intention est de redonner vie à l’œuvre de cet auteur remarquable et d’inciter les jeunes à découvrir ses magnifiques sonnets.
Nous espérons que vous accueillerez cette initiative avec bienveillance et que vous partagerez notre enthousiasme pour faire connaître Prosper Estieu à une nouvelle génération de lecteurs.

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Claude-Baptistin Bénoit, l’épicier d’Endoume : une vie entre huile d’olive et trépassés (Marseille, 1868) https://www.geneprovence.com/claude-baptistin-benoit-lepicier-dendoume-une-vie-entre-huile-dolive-et-trepasses-marseille-1868/ https://www.geneprovence.com/claude-baptistin-benoit-lepicier-dendoume-une-vie-entre-huile-dolive-et-trepasses-marseille-1868/#respond Tue, 10 Sep 2024 09:14:52 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=22146 L’épicier d’Endoume Le journal Le Petit Marseillais, dans son édition du 21 avril 1868, évoquait la figure d’un honnête Marseillais, figure illustre d’Endoume, qui exerçait la modeste profession d’épicier. Nous…

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L’épicier d’Endoume

Le journal Le Petit Marseillais, dans son édition du 21 avril 1868, évoquait la figure d’un honnête Marseillais, figure illustre d’Endoume, qui exerçait la modeste profession d’épicier. Nous n’avons malheureusement pas trouvé trace de son décès. Il remonte probablement au milieu du XIXe siècle.
Claude-Baptistin Bénoit, un nom qui résonnait encore en 1868 dans les ruelles d’Endoume, était bien plus qu’un simple épicier. Ce Marseillais pur souche, né et élevé au cœur de sa ville, incarnait à lui seul une certaine idée du commerce traditionnel et de l’attachement à ses racines.
Installé entre la place Vieille et la place Castellane, son épicerie était bien plus qu’un simple magasin. C’était un lieu de vie, un point de rencontre où les habitants du quartier venaient non seulement faire leurs courses, mais aussi échanger quelques mots avec le bonhomme Benoît. Son rêve ? Un avenir paisible à Endoume, loin de l’agitation de la ville, une fois la petite fortune de cent mille francs amassée.

Une passion inattendue

Mais le destin en décida autrement. Plus il se rapprochait de son objectif financier, plus il s’attachait à son commerce. Les barriques de cassonade, les épices exotiques et les clients fidèles devinrent ses compagnons de tous les jours. Il finit par trouver un plaisir inattendu dans cette vie simple et rythmée par les allées et venues des clients.
Et puis, il y eut cette découverte inattendue : une véritable passion pour les obsèques. Bénoit était de tous les convois funèbres, réconfortant les familles endeuillées et accompagnant les défunts jusqu’à leur dernière demeure. Il prenait un malin plaisir à jeter une poignée de terre sur les tombes, comme pour sceller son lien avec la communauté et avec ceux qui l’avaient quitté.
Un jour, un Parisien, perdu dans les allées de son épicerie, lui posa une question qui le laissa sans voix : « Comment on pêche les sardines à l’huile ? » Cette naïveté parisienne le fit éclater de rire et le convainquit définitivement de ne jamais quitter sa ville natale.

Un héritage marseillais

À sa mort, tout Marseille pleura son épicier. Les discours prononcés lors de ses obsèques furent empreints d’une grande émotion, mêlée d’une pointe d’humour. On se souvenait longtemps après sa mort de celui qui avait raconté l’histoire de la question sur les sardines, provoquant un éclat de rire général.
Et si Bénoit n’a jamais pu s’offrir la retraite paisible à Endoume dont il rêvait, il avait laissé derrière lui bien plus qu’une simple épicerie : le souvenir d’un homme attachant, profondément enraciné dans sa ville et dans ses traditions, un homme qui savait trouver du bonheur dans les petites choses de la vie.
Dans les années 1860, lorsque l’on se promenait dans les rues d’Endoume, on ne pouvait s’empêcher de penser à Claude-Baptistin Bénoit et à tous ceux qui, comme lui, avaient fait de cette ville un lieu unique où il faisait bon vivre.
  • Sources : Le Petit Marseillais, 21 avril 1868, p. 3.

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Pierre-Scipion Payan (1808-1868), un pionnier de la médecine https://www.geneprovence.com/pierre-scipion-payan-1808-1868-pionnier-de-medecine/ https://www.geneprovence.com/pierre-scipion-payan-1808-1868-pionnier-de-medecine/#respond Sun, 24 Mar 2024 11:00:12 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=20002 Pierre-Scipion Payan, un médecin et chirurgien français du XIXe siècle, laissa une marque indélébile dans le paysage médical de la Provence. Né à Montpellier en 1829, il débuta ses études…

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docteur-scipion-payan

Pierre-Scipion Payan, un médecin et chirurgien français du XIXe siècle, laissa une marque indélébile dans le paysage médical de la Provence. Né à Montpellier en 1829, il débuta ses études médicales dans cette ville avant de poursuivre sa formation dans les prestigieuses institutions de la région.
Sa carrière prit son envol lorsqu’il fut nommé au concours chirurgien interne des hôpitaux d’Avignon en 1832, puis de Marseille en 1831. Sa renommée grandit rapidement, ce qui le conduisit à être nommé chirurgien chef interne de l’hôpital d’Aix-en-Provence en septembre de la même année. Son engagement envers la santé et le bien-être de la population locale fut évident dès le début.
Vers 1835, Pierre-Scipion Payan fut désigné comme chirurgien en chef de l’hôpital d’Aix, un poste qu’il occupa jusqu’en 1866, date à laquelle il devint chirurgien en chef honoraire.
C’est en 1835 que la commission administrative des hospices l’envoya à Paris avec la mission spéciale d’étudier la lithotritie, une technique alors totalement novatrice dans le traitement de la maladie de la pierre, nom que l’on donnait alors aux calculs rénaux. Jamais avant lui, on n’avait tenté cette opération en Provence.
Son premier patient fut un négociant renommé d’Aix-en-Provence qui souffrait depuis longtemps de calculs qui le faisaient terriblement souffrir. L’opération fut un succès.
Au cours de sa carrière médicale, le docteur Payan fut reconnu pour ses travaux novateurs dans le domaine de la médecine. Il remporta plusieurs prix et médailles prestigieuses pour ses recherches, notamment sur l’utilisation de l’iodure de potassium dans le traitement des maladies syphilitiques et des maladies scrofuleuses. Ses contributions furent largement saluées et eurent un impact significatif sur la pratique médicale dans la région.
En reconnaissance de ses réalisations exceptionnelles, Payan fut élu correspondant national de l’Académie de médecine pour la division de chirurgie en 1846. Son héritage médical perdura encore aujourd’hui dans la région de la Provence, où il était toujours vénéré comme l’un des pionniers de la médecine locale.
  • Sources : Comité des travaux historiques et scientifiques, CTHS
  • Le Mémorial d’Aix, 15 septembre 1838, p. 2, 3.

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Geo Malleval (1877-1937), procureur de la République à Aix https://www.geneprovence.com/geo-malleval-1877-1937-procureur-de-republique-a-aix/ https://www.geneprovence.com/geo-malleval-1877-1937-procureur-de-republique-a-aix/#respond Sun, 28 Apr 2019 00:37:20 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=16699 Geo Malleval, de son nom complet Georges Louis Malleval, est né à Marseille le 10 mai 1877, de Désiré Fortuné Séverin Mallevalle, vérificateur des douanes, né vers 1846, et d’Angélique…

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Géo Mallevalle, procureur de la République, en 1935. Photo : © Le Détective, n°373. DR.
Geo Mallevalle, procureur de la République, en 1935. Photo : © Le Détective, n°373. DR.
Geo Malleval, de son nom complet Georges Louis Malleval, est né à Marseille le 10 mai 1877, de Désiré Fortuné Séverin Mallevalle, vérificateur des douanes, né vers 1846, et d’Angélique Dromocaïti, née vers 1851, au no 58 de la rue Thubaneau, à deux pas de la Canebière.
Après avoir fait de brillantes études, il s’inscrit en 1905 au barreau de Bordeaux (Gironde). L’année suivante, il épouse, toujours à Bordeaux, Mlle Marie-Cécile-Antoinette Pélisson (8 août 1906).
Lorsque la Guerre éclate, Geo Malleval s’engage et sert notamment au Proche-Orient, où il se distingue par une conduite exemplaire. En France, il est blessé par deux fois, et reçoit la Croix de Guerre et la Médaille militaire. Après le conflit, il rentre à Bordeaux.
Le 8 mars 1920, il y épouse Marie-Antoinette-Juliette Massy.
En 1922, il est élu conseiller général dans le canton de Saint-Tropez (Var). Il siège dès lors, pour quatre ans, au Conseil général du Var comme vice-président.
Un autre portrait de Geo Malleval, semble-t-il en 1936. DR.
Un autre portrait de Geo Malleval, semble-t-il en 1936. DR.
Le 26 janvier 1926, il entre dans la magistrature et est nommé juge à Aix-en-Provence. En 1930, il est nommé au même poste, mais à Marseille. L’année suivante, il devient juge d’instruction.
Au sommet de sa carrière, il devient, en janvier 1837, à l’âge de 60 ans, procureur de la République à Aix. Quelques jours plus tard, le 8 février 1837, il épouse pour la seconde fois Antoinette Massy.
Geo Malleval jouit, dans le milieu de la magistrature, d’une excellente réputation. L’homme est très estimé par ses pairs, aimé par tous les gens qu’il côtoie qui lui trouve beaucoup de « courtoisie et d’affabilité ». On lui accorde aussi « un don d’intuition et un esprit de décision remarquables ». Une autre source le qualifie d’homme « d’une compétence rare et d’une intégrité absolue ». Aussi, c’est avec stupeur que, à l’occasion d’une banale opération chirurgicale, on apprend qu’il est décédé soudainement le 31 mars 1937.

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Adolphe Defarge (1836-1910), maire de Manosque https://www.geneprovence.com/adolphe-defarge-1836-1910-maire-manosque/ https://www.geneprovence.com/adolphe-defarge-1836-1910-maire-manosque/#respond Sun, 30 Jul 2017 08:42:45 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=16357 Adophe Étienne Marius Defarge est né à Manosque le 22 août 1836, d’un père tailleur, Jean Baptiste Marius Defarge (né en 1809), et de Marie Anne Apollonie Roux (née en…

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Adolphe Defarge. DR.
Adolphe Defarge. DR.
Adophe Étienne Marius Defarge est né à Manosque le 22 août 1836, d’un père tailleur, Jean Baptiste Marius Defarge (né en 1809), et de Marie Anne Apollonie Roux (née en 1812), dans la maison familiale du 26, rue Guilhempierre.
Exerçant la profession de commerçant en tissus, il entre en politique en 1869, à l’âge de 33 ans, en devenant conseiller municipal. Devenu maire en 1888, il applique ses idées progressistes et fait la promotion de l’enseignement secondaire gratuit.
Il devient député de l’arrondissement de Forcalquier le 27 avril 1902 en battant Martial Sicard, mais élu sénateur l’année suivante (22 février 1903), il quitte sa fonction de député.
La rue Defarge à Manosque
La rue Defarge à Manosque (04).
Il meurt accidentellement à Paris le 4 juillet 1910, à l’âge de 73 ans. Après avoir passé quelques jours à Faremoutiers (Seine-et Marne), chez des amis, il rentrait à Paris en direction de l’hôtel du Liban (4, rue de la Grange-Batelière) où il avait ses habitudes, quand il est heurté par une automobile à l’intersection du boulevard Magenta et de la rue de Chabrol, alors qu’il sortait de la gare de l’Est et traversait le boulevard. L’automobile en question est une auto-taxi de place, no329X5. Aussitôt, deux soldats du 51e de ligne se portent à son secours et le transportent à l’hôtel du Nord, où loge Édouard Barthe, député de l’Hérault.
Transporté dans un état critique à l’hôpital Lariboisière, il meurt le lendemain matin à 10 heures sans avoir repris connaissance. Sa famille à Manosque est aussitôt avertie par télégraphe.
Lors de son oraison funèbre, Antonin Dubost déclare :
« C’était un républicain de la veille et quand il rappelait l’ardeur combative de ses premières luttes, sous l’Empire, on sentait chez lui des convictions aussi jeunes et aussi ardentes qu’au premier jour.
Elles lui avaient gagné ici l’estime générale à laquelle s’ajoutait l’amitié de tous ceux qui avaient éprouvé sa bonté – sa fidélité – s’il avait été moins modeste, il aurait pu du reste se vanter d’avoir réalisé une œuvre admirable d’égalité sociale, en instituant au collège de Manosque, l’enseignement secondaire entièrement gratuit, initiative presque unique en France, et qui, de loin, marque leur devoir aux générations qui nous suivront. »

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Madame Garcia-Beyrot, artiste de théâtre d’Avant-Guerre https://www.geneprovence.com/madame-garcia-beyrot-artiste-de-theatre-davant-guerre/ https://www.geneprovence.com/madame-garcia-beyrot-artiste-de-theatre-davant-guerre/#respond Thu, 08 Jun 2017 00:22:46 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=16228 Madame Garcia Beyrot fait partie de cette grande famille des gens du théâtre d’avant-guerre dont nous ne savons malheureusement rien ou si peu. Aussi, tout renseignement la concernant sera forcément…

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Madame Garcia Beyrot. DR.
Madame Garcia Beyrot. DR.
Madame Garcia Beyrot fait partie de cette grande famille des gens du théâtre d’avant-guerre dont nous ne savons malheureusement rien ou si peu.
Aussi, tout renseignement la concernant sera forcément bienvenu. De son nom nous devinerons des origines espagnoles et, peut-être, un mariage avec un certain Beyrot, qui pourrait avoir été artiste comique. Car, lorsque la presse de l’époque l’évoque, elle indique bien que c’est une femme jeune et mariée.
En 1911, elle joue plusieurs représentations au Casino de Gréoux-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence) et on lui reconnaît volontiers « un talent exquis » dans l’interprétation des rôles qui lui sont confiés. « Charmante jeune femme », elle joue plusieurs rôles au théâtre dont la liste ci-dessous ne saurait être exhaustive :
  • Josette, dans Mademoiselle Josette ma femme,
  • Jacqueline, dans L’amour veille,
  • Benjamine, dans La Petite Chocolatière,
  • Blanchette, dans Blanchette,
  • Cyprienne, dans Divorçons,
  • Madame Scott, dans L’Abbé Constantin,
  • Clorinde, dans L’Aventurière,
  • La duchesse de Chailles, dans Duel, de Henri Lavedan.
Rappelons donc combien nous serions ravis d’apprendre davantage de renseignements sur la vie et la carrière de cette artiste de théâtre.

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