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On ouvre le registre des mortuaires de Ménerbes à l’année 1700. Pas de défunt. Cinq pages d’écriture serrée, du latin, une dizaine de signatures : un procès-verbal de 1705, dressé chez un prêtre commissaire, le notaire du lieu tenant la plume.
Il commence ainsi :
« L’an mille sept cent cinq et le dix de may sur le midy, dans le lieu de Menerbe et dans la maison de moy Luc Roque, prêtre dud[it] lieu… »
Ces pages disent d’où sortent les actes qui suivent. De la fin de 1700 au début de 1705, le curé n’a rien porté dans les registres. À sa mort on a ouvert une armoire. Dedans, des « petits billets et autres papiers volans ». Pour en tirer des actes valables il a fallu les chanoines d’un chapitre d’Avignon, l’évêque de Cavaillon, un commissaire et le notaire, puis deux hommes qui jurèrent reconnaître les écritures.
Les citations gardent l’orthographe du manuscrit. Les abréviations sont développées entre crochets.

I. Le cadre : une paroisse du Comtat au début du XVIIIe siècle

Une terre du pape
En 1705, Ménerbes est terre pontificale. Ce village du Luberon appartient au Comtat Venaissin, aux papes depuis le XIIIe siècle, administré depuis Avignon. Pour le spirituel il relève du diocèse de Cavaillon.
Les ordonnances royales sur les registres, Villers-Cotterêts en 1539, Blois en 1579, le Code Louis de 1667, s’arrêtent à la limite du Comtat. Ici on suit le droit de l’Église romaine.

L’obligation de tenir des registres
Le concile de Trente, en 1563, oblige les curés à inscrire les baptêmes avec le nom des parrains, les mariages avec celui des témoins. Le Rituel romain de Paul V ajoute les sépultures en 1614. Les évêques recopient ces règles dans leurs ordonnances.
La requête de 1705 s’y réfère : il faut enregistrer « conformement aux ordonances de Vostre Grandeur ». Elle nomme aussi « les livres que les curés sont obligés d’avoir pour les batesmes, mariages et mortuaires ». Un livre par sorte d’acte. On les retrouvera vides.

Qui commande à Ménerbes ?
La paroisse dépend du prieuré Saint-Étienne de Ménerbes. Ce prieuré est « uni » au Chapitre de l’« insigne Eglise collegiale de St Agricol » d’Avignon, qui en tient le titre et les revenus. Le doyen et les chanoines de Saint-Agricol sont donc prieurs de Ménerbes. C’est en cette qualité qu’ils agissent d’un bout à l’autre du dossier.
Le partage des rôles se lit dans les actes. Le Chapitre nomme le curé : Falot était « curé nommé par les supplians ». Son successeur sera « presenté et approuvé par Vostre Grandeur », puis « mis en possession de lad[ite] cure par les deputtés dud[it] Chapitre ». Les registres eux-mêmes sortent des mains des chanoines, « baillés a ces fins » au curé.

L’évêque de Cavaillon
La requête est adressée « A Monseigneur Monseig[neu]r l’Ill[ustrissi]me et R[évérendissi]me Evesque et Conseig[neu]r de Cavaillon ». Évêque du diocèse, coseigneur temporel de sa ville.
En 1705 c’est Jean-Baptiste de Sade de Mazan. Il a pris en 1665 le siège de son oncle Richard et y mourra le 19 décembre 1707. Quarante ans d’épiscopat. Au bas de l’appointement, sa signature latine : J. Baptista, Episcopus Cavallicensis.

II. Le curé Falot et ses billets volants

Un Avignonnais envoyé par le Chapitre
Le 10 mai 1705, Messire Jean-Joseph Falot est mort depuis février. De sa main il reste une ligne latine, en tête du registre des baptêmes :

« per me Joannem Josephum Falot avenionensem, missum a Venerabili Capitulo avenionensi priore dicti loci »
« Par moi, Jean-Joseph Falot, Avignonnais, envoyé par le vénérable Chapitre. »

Le procès-verbal lui compte « les neufs dernieres années » de desserte, jusqu’à sa mort. En remontant : arrivé vers 1696.

Le 6 mars 1701
Ce jour-là Falot ouvre le registre des baptêmes fourni par le Chapitre. Il laisse le premier feuillet blanc. Sur le second, un titre :
« Descriptio baptisatorum ecclesiae parochialis Minerbiensis facta ab anno Domini millesimo septingentesimo primo et die sexta mensis Martii »
« Registre des baptisés de l’église paroissiale de Ménerbes, commencé l’an du Seigneur 1701, le sixième jour de mars. »

Dessous, deux versets :
« Marci XVI. Qui crediderit et baptizatus fuerit salvus erit, qui vero non crediderit condemnabitur. Joan. 3° Nisi quis renatus fuerit ex aqua et Spiritu Sancto non potest introire in regnum Dei. »
Marc, chapitre 16 : « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. » Jean, chapitre 3 : « Nul, s’il ne renaît de l’eau et de l’Esprit Saint, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. »

Trois feuillets
Quatre ans plus tard, le commissaire ne trouvera d’écrits que « les trois feuillets suivans ». Premier baptême inscrit : une Anne Ravoire. Dernier : une Marguerite Sautelle. Les deux noms se lisent mal. Ensuite tout est « en blanc et sans ecriture ».
Le livre des mariages et celui des sépultures, Falot ne les a jamais ouverts.

Les billets
Les actes, il les notait pourtant. Sur des « petits billés et autres papiers volans » qui ne passèrent jamais au registre. Deux écritures s’y mêlent : « la plus grande partie sont ecris de la propre main dud[it] S[ieu]r Falot et quelques uns de la main de M[essi]re Gaspard Niel prêtre son secondaire ». Niel est le vicaire.
Pourquoi rien ne fut recopié pendant quatre ans, le dossier ne le dit pas.

L’armoire fermée à clef
Falot meurt en février 1705. Les billets sont « dans un armoire fermé a clef de la maison claustrale dud[it] Menerbe », la maison du prieuré où logeait le curé.
Le procès-verbal écrit qu’il « a negligé et obmis » d’enregistrer. L’armoire, elle, était fermée à clef.

III. La découverte (printemps 1705)

Un nouveau curé
Le Chapitre nomme Messire Jean-Baptiste Guilheimin, prêtre. Présentation à l’évêque. Approbation. Les députés du Chapitre le mettent en possession de la cure. En mai, le procès-verbal le nomme déjà « prêtre et curé dud[it] Menerbe ».

L’inspection des députés
L’installation faite, les députés restent. Ils veulent, dit la requête, « s’informer de l’estat ou se trouvoit leur Eglise et visiter les livres que les curés sont obligés d’avoir ». Ils ouvrent les livres :
« ils se seroint apperceus que depuis la fin de l’année mille sept cent un led[it] feu S[ieu]r Fallot avoit obmis d’enregistrer dans lesd[its] livres les batêmes, mariages et mortueres »
Ils cherchent plus loin, trouvent les billets. Les chanoines les prennent et les mettent « touts ensemble dans le dessein de les faire enregistrer en bonne et deüe forme ».

Le notaire
La liasse passe chez Maître Joseph Michaelis, notaire à Ménerbes, qui la reçoit « pour la part desd[its] S[ieu]rs dud[it] Chapitre ». Il trie : les billets sont « bien rangés suivant leurs dattes par led[it] S[ieu]r Michaelis ». Sur l’ordre des chanoines il les remet ensuite au nouveau curé.
On le retrouve à chaque séance. Les actes sont dressés « ecrivant led[it] S[ieu]r Michaelis » : il tient la plume.

1700 ou 1701
Deux dates pour le même abandon. La requête du Chapitre : « la fin de l’année mille sept cent un ». Le procès-verbal du commissaire : « depuis la fin de l’année mille sept cent ».
Les pièces décrites en mai ne départagent qu’à moitié. Le livre des baptêmes est tenu à partir du 6 mars 1701 sur trois feuillets, et des billets de baptêmes de 1701 existent quand même. Les billets de sépultures commencent à « la fin de decembre » 1700, face à un livre resté vierge. Ceux des mariages seulement au début de 1702.
Le dossier ne dit pas sur quelle pièce chacun a pris sa date.

IV. La requête et l’ordonnance épiscopale (avril 1705)

Recopier ne suffit pas
Les billets sont là, classés. Les chanoines refusent pourtant de les faire simplement recopier par le nouveau curé.
En 1705 le registre est la seule pièce écrite qui prouve qu’un enfant est né de tel mariage, qu’un homme est mort tel jour. Les partages de succession s’appuient dessus. Un acte transcrit après coup, par un autre que l’officiant, peut être attaqué.
La requête pose donc deux conditions avant toute écriture :
  • 1. « proceder a la recognoissance et averation de l’escriture tant dud[it] S[ieu]r Falot que de ses secondaires » : établir que les billets sont bien de leur main ;
  • 2. « verifier si on n’a obmis aucun mariages, baptisteres et mortuaires depuis le tems que led[it] S[ieu]r Falot avoit cessé d’en faire l’enregistrement requis ».
Le but est écrit en toutes lettres : que l’enregistrement « puisse estre fait dans toutes les formes canoniques et sans pouvoir estre debatu a l’advenir d’aucune nullitté ».

La requête au prélat
Le doyen et les chanoines de Saint-Agricol écrivent à l’évêque. « Supplient humblem[en]t », en ouverture. En clôture la formule d’usage : ils « prieront Dieu pour la prosperité et elevation de Vostre Grandeur ». Au milieu, une demande : « deputer sur les lieux un commissaire » avec « tout le pouvoir sur ce requis et necessaire ».
Le texte entier est recopié dans le registre.

L’appointement du 22 avril 1705
L’évêque répond au pied de la requête, en latin. Deux mots d’abord : « Attentis narratis », « vu ce qui est exposé ». Puis le nom :
« deputamus in commissarium V[enerabilem] Dominum Roque p[resbyt]erum, ad hoc ut, servatis servandis, procedat ad verificationem et recognitionem scripturarum tam D[omini] D[omi]ni Fallot, quondam parochi ecclesiae Minerbiarum, quam eius secondariorum »
« Nous députons comme commissaire le vénérable sieur Roque, prêtre, afin qu’en observant ce qui doit l’être, il procède à la vérification et à la reconnaissance des écritures tant de feu sieur Fallot, naguère curé de l’église de Ménerbes, que de ses vicaires. »

Roque doit reconnaître les écritures de Falot et des vicaires. Il doit faire enregistrer « fidèlement et soigneusement » tous les mariages et, un par un, les noms des baptisés et des défunts. Et chercher les mariages, baptêmes et décès oubliés depuis que Falot a cessé, « si quae sint » : « s’il y en a ».
Au bas : « Aven[ione], hac die vigesima secunda mensis aprilis, anno millesimo septingentesimo quinto ». « Avignon, 22 avril 1705. » La requête sera enregistrée « penes acta Curiae nostrae Episcopalis », « aux actes de notre cour épiscopale ».

Une copie certifiée
Après la signature de l’évêque, deux mots : « Sic in originali ». Puis la signature de Roque. Ce qu’on lit dans le registre est une copie, certifiée par le commissaire.

V. Le 10 mai 1705 : l’enquête chez Luc Roque

La scène
Dix mai 1705, « sur le midy ». La maison de Luc Roque, « prêtre dud[it] lieu et recteur de la chappellanie de Notre Dame de S[ain]t Sauveur » : un prêtre de Ménerbes, titulaire d’une fondation de messes qui lui rapporte un revenu.
Guilheimin « a comparu et s’est presenté », « pour et au nom des mess[ieu]rs du Chapitre S[ain]t Agricol d’Avignon ». Le notaire Michaelis est là. Les « temoins bas nommés » aussi.
Roque lit d’abord ses pouvoirs. Il a « veu et leu lad[ite] requeste et apointem[en]t d’icelle », reçu la commission « avec deubs honneurs et reverence », et se dit « prêt de proceder ». Le curé lui remet trois registres et la liasse.

L’examen des trois livres
Roque les décrit l’un après l’autre.
Baptêmes d’abord : « un livre tout neuf couvert d’une peau de parchemin blanc avec quatre ataches de peau verdâtre ». « Un doit et demy d’épaisseur, un pan et quart de longueur et un pan [de] largeur. » Le pan provençal fait 25 centimètres environ : 31 sur 25, à peu près, pour 3 centimètres d’épaisseur. En titre, Liber baptisatorum ecclesiae Minerbiae.
Mariages : « aussy tout neuf de la même epaisseur, longueur et largeur que le precedent », même reliure, même attaches. Liber matrimoniorum ecclesiae parochialis loci Minerbiae. Pas une ligne.
Sépultures : « tout neuf, couvert et attaché comme les deux precedens », de mesures « presque » égales. Roque l’ouvre et le visite « d’un bout a autre ». Tout est blanc. En titre, Liber mortuorum parochiae loci Minerbiae.
L’acte est passé devant « mess[ieu]rs Charles François Michaelis et M[aît]re Joseph Roque dud[it] lieu, temoins requis ». L’un porte le nom du notaire, l’autre celui du commissaire. Le texte ne dit rien d’une parenté. Signatures du curé, du commissaire, des témoins, du notaire. Près de celle de Roque, une mention qui semble approuver une rature.

Le décompte des billets
Aussitôt, « au même lieu », le curé met la liasse entre les mains du commissaire. Le procès-verbal compte :
  • Baptêmes : 176 billets, de 1701 à mars 1705.
  • Mariages : nombre non indiqué, du début de 1702 au début de 1705.
  • Sépultures : 130 billets, de la fin décembre 1700 au début de mars 1705.
Pour les mariages le scribe écrit « consistent a », laisse un blanc, continue. Le chiffre ne fut jamais porté.
Cent trente sépultures en un peu plus de quatre ans : une trentaine par an.

Les témoins de l’écriture
Le curé demande que les billets soient « recogneus par deux temoins d’avoir été ecris pour la plus grande partie de la propre main dud[it] S[ieu]r Falot curé et l’autre partie de la main dud[it] S[ieu]r Niel son secondaire ».
Deux hommes sont dans la pièce. Gaspard Niel, l’ancien vicaire, qui « connoit non seulem[en]t son ecriture, mais aussy celle de feu M[essi]re Falot ». Et Maître Benoît La Crolle, « ecclesiastique dud[it] lieu », qui connaît « tant l’ecriture dud[it] S[ieu]r Falot que celle dud[it] S[ieu]r Niel ».

Le serment
Roque leur fait « commandement en face » de dire la vérité sous serment, « avec deüe comination » : la menace des peines du faux serment.
Niel jure ad pectus, la main sur la poitrine, comme jurent les prêtres. La Crolle « sur les S[ain]ts Ecris ».
Roque leur met les billets en main. Ils les ont « veus et leus l’un apres l’autre », devant le commissaire et le notaire. Puis :
« que lesd[its] billés ont été ecris la plus grande partie de la main dud[it] S[ieu]r Falot, pour connoitre bien et deüement l’ecriture d’icelluy, et une petite partie de la main dud[it] S[ieu]r Niel, pour connoitre led[it] S[ieu]r Niel sa propre ecriture »
La Crolle reconnaît de même. Au bas : « Niel prestre », « Lacrolle ecclesiastique », Roque, Michaelis.

VI. Le 15 mai 1705 : donner force de loi au passé

La transcription ordonnée
« L’an susd[it] et le quinze may. » Guilheimin revient chez le commissaire avec la déclaration des deux témoins. Il demande qu’on passe à l’écriture : « enregistrer et escrire lesd[its] billés ».
Chaque billet dans son livre, « chascun suivant sa datte ». Et sous chaque acte recopié, la signature de Roque : il doit « les signer au bas de chascun comme commissaire susd[it] ».
Roque accepte. « A quoy je me suis offert de proceder comme se verra dans chaque livres. » La suite est dans les pages du registre, après le préambule.
Les actes de 1700 à 1705 qu’on y lit n’ont donc pas été écrits par le prêtre qui a baptisé, marié ou enterré. Ils ont été recopiés à partir de 1705, sous l’autorité de Luc Roque. C’est son nom qu’ils portent au bas.

L’ordonnance du commissaire
Puis Roque ordonne, en vertu des pouvoirs reçus de l’évêque :
« ay ordoné et ordonne qu’a l’advenir sera adjousté foy auxd[its] registres tout comme s’ils avoient été escris dans leur tems et signés par led[it] S[ieu]r Falot et led[it] S[ieu]r Niel »
En droit, les copies de 1705 valent des actes faits le jour même.
Des actes ainsi enregistrés « l’on pourra faire a l’advenir des extraits et les signer pour servir et faire foy en jugement et dehors ». Un extrait de baptême tiré de ces pages pourra être produit devant un juge.

Pour l’avenir
Dernier article : « led[it] S[ieu]r Guilheimin, ses secondaires et succeseurs continueront de mettre successivement et a l’advenir dans lesd[its] livres respectivement les baptistaires, mariages et mortuaires de lad[ite] parroisse ».
Les trois livres en parchemin blanc restent en service. Après les copies doivent venir les actes du nouveau curé.

VII. Le 10 octobre 1705 : la porte laissée ouverte

Une mission en suspens
L’évêque demandait aussi de rechercher les actes omis. Les procès-verbaux de mai n’en disent pas un mot.
Pour un baptême que personne n’a noté, il n’y a pas de billet à reconnaître.

En marge
Dix octobre 1705. Cinq mois ont passé. Guilheimin comparaît une dernière fois devant le commissaire, « au même lieu que dessus », toujours au nom du Chapitre. Il demande :
« que si a l’advenir on s’apercevoit qu’il manquat quelque baptistaire, mariage ou mortuaire qui fussent été obmis par led[it] S[ieu]r Falot ou ses secondaires, aud[it] cas, que lesd[its] baptistaires, mariages et mortuaires manquans et deffaillans fussent en leur rang ecris et enregistrés respectivem[en]t a la marge desd[its] trois livres »
Un acte oublié qui reparaît ira donc dans la marge, à sa date, « en leur rang ». Le commissaire le signera « de même que les autres billés », pour qu’il fasse « entiere foy en jugement et dehors ». Roque accorde.
Ce qui a provoqué la demande entre mai et octobre, le dossier ne le dit pas.

VIII. Lire le registre après 1705

Les mots du dossier
Dans ces cinq pages, personne ne s’inquiète des sacrements. Les mots qui reviennent sont des mots de procédure : « nullitté », « formes canoniques », « faire foy en jugement et dehors », « temoins requis », « acte concedé ».
Chaque étape passe par les mêmes gestes. Comparution du curé. Réquisition. Acte accordé par le commissaire. Signatures au bas, et le notaire qui écrit.

Pour qui consulte aujourd’hui le registre des mortuaires
De fin décembre 1700 au début de mars 1705, ce sont des copies. Transcrites en 1705 ou après, à partir d’environ 130 billets, et non rédigées au jour de l’inhumation.
La signature est celle de Roque. Falot et Niel, qui ont enterré, ne signent pas.
Le contenu peut être maigre. Ce que portait chaque billet, le dossier ne le décrit pas : âge, filiation, témoins peuvent manquer.
Regarder les marges. Un acte inscrit en marge pour ces années a été ajouté après le 10 octobre 1705, sur déclaration, parfois longtemps après le décès.
Une absence ne prouve rien. Un décès que Falot n’a pas noté, et que personne n’a signalé ensuite, n’a laissé aucune ligne.
Autres pièces à croiser : les minutes du notaire Joseph Michaelis, à rechercher dans les fonds notariaux des Archives départementales de Vaucluse, pour les testaments, contrats de mariage, inventaires après décès. Et les registres des paroisses voisines, pour une inhumation faite hors de Ménerbes.

Conclusion

Le 10 mai 1705, chez Luc Roque, il y avait trois livres neufs en parchemin blanc, fermés par des attaches de peau verdâtre. Et une liasse classée par date par le notaire : cent septante-six billets de baptêmes, cent trente de sépultures. Pour les mariages, un blanc.

Annexes

A. Chronologie
  • Vers 1696 : Jean-Joseph Falot, Avignonnais, devient curé de Ménerbes, nommé par le Chapitre de Saint-Agricol.
  • Fin décembre 1700 : début des billets de sépultures ; le registre des mortuaires ne sera jamais tenu.
  • 6 mars 1701 : Falot ouvre le registre des baptêmes, qu’il abandonne après trois feuillets.
  • Début 1702 : début des billets de mariages.
  • Février 1705 : mort de Falot ; billets retrouvés dans une armoire de la maison claustrale.
  • Printemps 1705 : nomination et installation de Jean-Baptiste Guilheimin ; les députés du Chapitre découvrent les registres vides ; billets confiés au notaire Michaelis, qui les classe.
  • 22 avril 1705 : à Avignon, l’évêque de Cavaillon nomme Luc Roque commissaire.
  • 10 mai 1705, à midi : chez Roque, constat des trois registres, décompte des billets, serment de Niel et La Crolle sur les écritures.
  • 15 mai 1705 : ordre de transcription ; ordonnance donnant pleine valeur aux actes recopiés.
  • 10 octobre 1705 : décision d’inscrire en marge les actes omis découverts plus tard.
  • 19 décembre 1707 : mort de l’évêque Jean-Baptiste de Sade.

B. Les personnages
  • Jean-Joseph Falot : prêtre avignonnais, curé de Ménerbes (vers 1696-1705). Néglige les registres, laisse les billets.
  • Gaspard Niel : prêtre, « secondaire » (vicaire) de Falot. Auteur d’une partie des billets ; témoin sous serment.
  • Jean-Baptiste Guilheimin : prêtre, nouveau curé de Ménerbes. Agit au nom du Chapitre, requiert chaque acte.
  • Luc Roque : prêtre de Ménerbes, recteur de la chapellenie Notre-Dame de Saint-Sauveur. Commissaire épiscopal.
  • Joseph Michaelis : notaire de Ménerbes. Conserve et classe les billets ; greffier de la procédure.
  • Benoît La Crolle : ecclésiastique de Ménerbes. Témoin sous serment sur les écritures.
  • Charles-François Michaelis : habitant de Ménerbes. Témoin du 10 mai.
  • Joseph Roque : maître, habitant de Ménerbes. Témoin du 10 mai.
  • Le doyen et les chanoines de Saint-Agricol : Chapitre de la collégiale d’Avignon, prieurs de Ménerbes. Requérants.
  • Jean-Baptiste de Sade de Mazan : évêque et coseigneur de Cavaillon (1665-1707). Signe l’appointement du 22 avril 1705.

C. Glossaire
  • Appointement : décision d’une autorité, écrite au bas d’une requête.
  • Avération : action de vérifier, d’établir l’authenticité d’une écriture.
  • Baptistaire : acte de baptême.
  • Billet : petite feuille volante, ici note prise par le curé.
  • Chapellenie : fondation pieuse dotée de revenus, à charge de messes ; son titulaire en est le recteur.
  • Chapitre : collège de chanoines attaché à une église cathédrale ou collégiale.
  • Commination : menace des peines encourues, notamment en cas de faux serment.
  • Doigt : mesure de longueur, environ 2 cm.
  • Maison claustrale : maison attachée au prieuré, servant ici de presbytère.
  • Mortuaire : acte de sépulture.
  • Pan : mesure provençale de longueur, environ 25 cm.
  • Prieuré uni : prieuré dont le titre et les revenus sont rattachés à une autre institution, ici le Chapitre de Saint-Agricol.
  • Secondaire : vicaire, prêtre qui seconde le curé.
  • Ad pectus : « sur la poitrine », forme du serment des ecclésiastiques.

D. Lectures incertaines
Le manuscrit présente quelques passages de lecture difficile, en raison de taches d’humidité ou d’une écriture rapide.
  • Guilheimin : la forme Guilhermin n’est pas exclue.
  • La Crolle : lu d’après la signature « Lacrolle ecclesiastique » ; une autre lecture reste possible.
  • Anne Ravoire et Marguerite Sautelle : noms de la première et de la dernière baptisées inscrites par Falot, de lecture incertaine.
  • La fin de la page où sont décrits les trois feuillets de baptêmes est abîmée.
  • La mention près de la signature du commissaire, le 10 mai, est probablement une approbation de rature.
  • « Contre tout témoin » (10 mai) et « sans double inspection » (15 mai) sont des lectures probables, non certaines.

Sources

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La créativité augmentée pour une Provence plus accessible

L’IA nous permet également de dépasser les limites logistiques et financières de la création de contenu. Produire des illustrations originales, des bandes sonores pour des récits, ou des vidéos scénarisées, exigeait auparavant des ressources considérables en temps, en personnel qualifié (dessinateurs, musiciens, monteurs) et en budget. L’IA démocratise cette production. Grâce à elle, nous pouvons générer un flux d’images qui accompagnent parfaitement nos articles, créer des ambiances sonores pour nos chroniques, ou monter des séquences vidéo dynamiques, et ce, à une vitesse et un coût incomparables.
Ce gain d’efficacité ne sert pas la facilité, mais l’abondance d’information. Il nous permet de publier plus régulièrement, d’explorer plus de sujets de l’histoire provençale, et donc d’atteindre un public plus large et plus diversifié sur toutes les plateformes, de notre site à notre page Facebook. Si quelques-uns regrettent l’illustration classique, la vaste majorité de notre audience plébiscite cette richesse visuelle et narrative qui rend l’histoire locale bien moins austère. Le rôle de GénéProvence est d’être un médiateur culturel moderne, et pour cela, nous devons parler la langue visuelle de notre époque.

Le choix de l’évolution, la clé de la confiance

Ceux qui dénoncent l’usage de l’IA le font souvent au nom d’une pureté qu’ils estiment menacée. Cependant, l’histoire de l’art et de la communication a toujours été jalonnée de ruptures technologiques : de l’invention de la peinture à l’huile à la photographie, puis de la vidéo à l’infographie. À chaque étape, des voix se sont élevées pour s’opposer à la nouveauté.
Chez GénéProvence, nous faisons le choix délibéré de l’évolution. Nous considérons l’IA comme un pinceau numérique supplémentaire, une méthode de création, au même titre qu’un logiciel de retouche photo. Le cœur de notre travail, la recherche généalogique, la vérification des sources historiques, l’écriture des récits, le travail de l’association pour l’édition de livres, demeure intégralement humain et rigoureux. L’IA est un outil d’enrichissement qui maximise l’impact de ce travail essentiel. Elle est la vitrine spectaculaire d’un fonds documentaire et d’une passion pour la Provence qui, eux, restent profondément ancrés dans le réel.
Nous comprenons et respectons l’inquiétude que ces nouvelles technologies peuvent générer. C’est pourquoi nous demandons à notre communauté, aux quelques voix qui s’interrogent, de faire preuve d’un peu de tolérance et de continuer à nous accorder leur confiance. L’équipe de GénéProvence est composée de passionnés d’histoire, d’experts qui manient ces outils avec discernement et dans l’unique but de servir au mieux la mémoire de notre région. Chaque visuel, chaque production, même générée par l’IA, est validée et orchestrée par l’humain pour garantir la pertinence historique et le respect du sujet.
En utilisant l’IA, nous nous assurons que l’histoire de la Provence ne soit pas reléguée aux oubliettes des formats dépassés, mais qu’elle continue de briller et de susciter l’émerveillement pour les décennies à venir. Nous vous invitons à voir l’IA non comme une menace, mais comme une formidable opportunité de renouer avec les mémoires de nos ancêtres, sous un jour nouveau, puissant et captivant.

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Chers lecteurs de GénéProvence, fidèles explorateurs des méandres du passé régional, vous êtes nombreux à me suivre dans mes pérégrinations à travers les affaires criminelles, les faits divers et les anecdotes de notre belle région. Et parfois, l’un de vous, avec la plus grande gentillesse, me glisse à l’oreille : « Mais enfin, vous ne publiez que des histoires tragiques ! Il n’y a pas un peu de gaieté dans tout ça ? »
C’est une remarque que j’entends, et je comprends tout à fait qu’à force de croiser bandits, victimes, juges austères et destins brisés, on puisse avoir envie d’un peu plus de légèreté. Alors, j’ai décidé aujourd’hui de vous emmener dans les coulisses de ma « cuisine » historique pour vous expliquer pourquoi les archives, ces cavernes d’Ali Baba du temps passé, ont souvent une légère préférence pour le drame.

Le passé n’est pas un film d’été (et c’est tant mieux !)

Imaginez un instant que vous soyez notaire au XVIIe siècle à Marseille. Votre mission : consigner la vie de vos contemporains. Allez-vous passer des heures à écrire que Monsieur Jean a pris son café du matin sans incident, que Madame Dupont a réussi sa confiture de cerises ou que les enfants du boulanger ont joué à la marelle sans se disputer ? Probablement pas. Ce genre de quotidien, aussi charmant soit-il, ne laissait que peu de traces écrites.
En revanche, si Monsieur Jean s’est battu avec son voisin pour une histoire de borne de champ, si Madame Dupont a été accusée de sorcellerie parce que sa confiture a aigri (oui, ça arrivait !), ou si les enfants du boulanger ont été témoins d’un vol de pain, là, tout change ! Ces événements, parce qu’ils sortent de l’ordinaire, qu’ils nécessitent une intervention (de la justice, du curé, du corps médical), sont consignés avec soin. On verbalise, on témoigne, on juge, on condamne… et on écrit !
Les archives sont, par nature, des témoins des moments clés. Et malheureusement, ou plutôt, par la force des choses, les moments clés qui méritent d’être gravés dans la pierre ou sur le parchemin sont souvent ceux qui bouleversent l’ordre établi : un crime, un accident, une catastrophe naturelle, une dispute qui dégénère, une injustice criante. C’est l’essence même du fait divers, qui par définition, « fait divers » par rapport à la normalité.

Le drame, un marqueur de l’histoire humaine

Nos ancêtres, et les administrations d’antan, n’avaient pas vocation à rédiger des carnets de voyage joyeux ou des recueils de blagues provençales pour la postérité. Leur travail était de documenter ce qui était important, ce qui faisait jurisprudence, ce qui mettait en péril la société ou l’individu. C’est un peu comme si, aujourd’hui, on ne gardait des journaux télévisés que les reportages sur les événements qui ont nécessité l’intervention de la police, des pompiers ou des tribunaux.
Ces histoires, même sombres, sont pourtant d’une richesse inestimable. Elles nous offrent une plongée fascinante dans la vie de nos aïeux en Provence :

  • Elles révèlent les mœurs de l’époque : Comment la justice était rendue ? Quels étaient les motifs de discorde ? Quelles étaient les peurs et les superstitions ?
  • Elles nous parlent des conditions de vie : Un vol de pain ? Cela nous dit quelque chose sur la misère de certains. Une émeute de la faim ? Sur les difficultés d’approvisionnement.
  • Elles mettent en lumière le système judiciaire : Les procès, les peines, les techniques d’enquête (souvent rudimentaires !), tout cela nous éclaire sur l’évolution de notre droit.
  • Et parfois, elles nous racontent des destins hors du commun : Des criminels rocambolesques, des victimes aux histoires poignantes, des personnages hauts en couleur qui, même dans l’adversité, ne manquaient pas de caractère.

Et la gaieté dans tout ça ?

La gaieté, la joie simple du quotidien, les rires qui résonnaient dans les ruelles d’Aix-en-Provence ou les champs de lavande du Luberon, étaient bien présents, j’en suis persuadé ! Mais ils se sont dissipés comme les effluves d’un bon vin de pays, sans laisser de traces écrites aux greffes, dans les registres paroissiaux ou les comptes-rendus de gendarmerie.
Mon rôle, en tant que passeur de mémoire sur GénéProvence, est de vous offrir ces fragments du passé tels qu’ils nous sont parvenus. Il ne s’agit pas de verser dans le sensationnalisme, mais de comprendre notre histoire à travers ces récits souvent étonnants, parfois effrayants, mais toujours instructifs.
Alors oui, la prochaine fois que vous lirez une histoire de brigands du Verdon ou de sorcières des Alpilles, rappelez-vous que ces pages ne sont pas là pour vous attrister, mais pour vous faire voyager dans le temps, pour vous montrer comment la vie se déroulait, avec ses ombres, mais aussi ses propres lumières. Car même au cœur du drame, on y découvre parfois l’ingéniosité humaine, la résilience, ou simplement l’incroyable complexité de nos ancêtres.
Et qui sait, en cherchant bien, peut-être qu’un jour je tomberai sur l’affaire du concours de pétanque qui a mal tourné mais qui s’est terminée par un fou rire général ! D’ici là, continuons à explorer ces archives, qu’elles soient sombres ou lumineuses, car elles sont le reflet de notre héritage en Provence.
Jean Marie Desbois

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Comment faire facilement un relevé généalogique https://www.geneprovence.com/faire-facilement-releve-genealogique/ https://www.geneprovence.com/faire-facilement-releve-genealogique/#respond Sat, 15 May 2021 10:33:57 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=17651 Faire un relevé généalogique ne devrait pas poser de problème technique. La seule question à se poser est la motivation à le faire. Heureusement, relever quelques actes est toujours mieux…

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acte-de-bapteme-jacques-ratton

Faire un relevé généalogique ne devrait pas poser de problème technique. La seule question à se poser est la motivation à le faire.
Heureusement, relever quelques actes est toujours mieux que de n’en relever aucun et les mettre à disposition des autres est un bien inestimable. À cet égard, la transmission gratuite et désintéressée est ce qui permet réellement de trouver du plaisir à ce travail. Savoir que des personnes n’ont pas besoin de payer le moindre abonnement pour accéder à vos recherches est enrichissant et ajoute au plaisir du relevé en lui-même. Recevoir des messages de remerciement est certainement la grande joie du releveur.

>>Le site des relevés GénéProvence : gratuit collaboratif<<

Donc, sachez que même si avez très peu de temps, même quelques actes relevés peuvent avoir une grande utilité pour ceux qui vous liront.
Sachant qu’en moyenne il faut compter entre 30 secondes et une minute pour relever un acte, vous pouvez relever une centaine d’actes en seulement une heure. Et si c’est un acte de naissance et que vous relevez, outre le nom de l’enfant, celui de ses parents et des parrains, ce sont 5 personnes qui retrouvent vie en quelques secondes. Et donc 500 pour seulement 100 actes relevés ! Quel plaisir, n’est-ce pas ?
L’acte de mariage prend lui un peu plus de temps, mais il implique plus de personnes : jusqu’à 12 par acte (les mariés, leurs ex-conjoints, leurs parents et les quatre témoins).
Ce préambule passé et la garantie que vous allez trouver un vif plaisir à rentrer dans la peau d’un releveur, sachez que vous n’avez pas besoin d’un grand matériel informatique :
Un ordinateur, une connexion Internet et d’un tableur informatique du genre Excel ou sa version gratuite OpenOffice (ou autres).
Les exemples cités ici auront été faits via Excel mais sachez que vous pouvez faire exactement la même chose avec OpenOffice.

On commence ?

Vous commencez par ouvrir le site des Archives à la page dont vous voudrez faire le relevé. Vous pouvez y accéder aisément en entrant sur le lien relatif aux registres paroissiaux ou aux registres d’état-civil, selon ce que vous souhaitez réaliser. N’oubliez pas de vous référer à notre page de liens utiles, qui vous donnera les adresses Internet (URL) des principaux sites d’Archives communaux et départementaux de la région.
L’idéal est d’avoir deux écrans partagés : l’un est utilisé par la page du registre, l’autre par votre tableur.
Mais si ce n’est pas votre cas, pas d’inquiétude.
Vous pouvez réserver par exemple le haut de votre écran à votre relevé et le bas au registre.

image01

Concernant la feuille de relevé, téléchargez celle qui vous est fournie par GénéProvence et qui constitue la référence pour tout relevé. Vous pouvez y accéder en cliquant ici : formulaire-vierge. Vous obtiendrez le téléchargement d’un fichier Excel, mais, rassurez-vous, il est tout à fait utilisable sur un logiciel gratuit comme OpenOffice.
En ouvrant ce fichier, vous remarquerez qu’il est constitué de trois onglets : l’un concerne les relevés d’acte de baptême (ou de naissance), le deuxième les actes de mariage et le dernier les actes de sépulture (ou de décès).
Vous pouvez aller sur chacun des onglets, situé en bas à gauche de la page, en cliquant dessus.

image02

Sur chacun de ces onglets a été laissé un modèle qui vous guidera pour relever correctement l’acte. Bien entendu, ce modèle doit être supprimé, car c’est juste un exemple qui ne concerne pas votre registre.
Pour le supprimer, rien de plus simple. Sélectionnez la ligne concernée en cliquant sur le numéro de la ligne. image03
Puis, cliquez avec le bouton droit de votre souris et cliquez sur « supprimer ». image04
Vous êtes prêt à attaquer !
Relevez acte par acte et déposez dans chaque colonne l’information nécessaire.
Notez que sur chaque colonne figure son intitulé suivi d’un chiffre entre parenthèses. Ce chiffre indique le nombre maximum de caractères que vous devez mettre dans cette colonne. Au-delà de ce nombre, votre information sera tronquée par le site, ce qui est dommage.

N’oubliez pas !
Il existe en généalogie certaines normes :
– On met les patronymes en majuscules.
– On met l’accent sur les majuscules accentués : ROUVIÈRE et non ROUVIERE.
– Idem pour les prénoms : Étienne et non Etienne, Élizabeth et non Elizabeth.

Pensez à enregistrer régulièrement votre travail pour ne pas le perdre.
Vous pouvez dès lors le transmettre au site en contactant l’administrateur. Votre relevé sera en ligne dans les heures qui suivent et votre nom figurera sur chaque acte que vous avez relevés.

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L’hôtel des Suffrens (Salon-de-Provence) https://www.geneprovence.com/lhotel-des-suffrens-salon-de-provence/ https://www.geneprovence.com/lhotel-des-suffrens-salon-de-provence/#respond Mon, 06 Apr 2015 09:14:21 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=14978 Cet hôtel particulier se trouve dans le vieux Salon, à proximité de l’Hôtel de Ville. Sa façade est longée par la rue du Bourg-Neuf, qui relie la vieille ville au…

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hotel-suffren-1Cet hôtel particulier se trouve dans le vieux Salon, à proximité de l’Hôtel de Ville. Sa façade est longée par la rue du Bourg-Neuf, qui relie la vieille ville au cours du centre ville par une vieille porte de rempart. Son histoire est liée à celle d’une vieille famille salonaise, présente dans cette cité depuis le milieu du XVe siècle : les Suffren. L’immeuble fut en effet construit pour un membre de cette famille, qui le fit édifier au milieu du XVIIIe siècle.
Au début du XVIIe siècle, la famille des Suffren se divise en deux branches. Deux fils d’Antoine de Suffren, conseiller au Parlement de Provence en 1568, sont à l’origine de cette séparation. Palamède, qui succède à la charge de son père au Parlement en 1600, et Jean-Baptiste, avocat à la cour du même Parlement. En 1612, les deux frères deviennent copropriétaires de la seigneurie d’Aubes, un quartier rural de Salon. Plus tard, en 1723, la seigneurie est séparée de la communauté de Salon par un acte du Conseil d’Etat du Roi du 26 juillet 1723, et prend alors le nom de communauté de Richebois1. Elle restera entre les mains de la branche dite des seigneurs de Saint-Tropez marquis de Saint-Cannat, issue de Jean-Baptiste de Suffren, jusqu’à la Révolution. Le membre le plus connu de de cette partie de la famille est sans nul doute le célèbre Bailli, Pierre André de Suffren (Saint-Cannat, 1729-Paris, 1788).

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L’autre branche de la famille, que l’on appelle « branche de Salon » ou « branche aînée »2, a pour origine Palamède de Suffren. C’est son arrière-arrière-petit-fils, Laurent de Suffren, un cousin au quatrième degrès du Bailli, qui construisit cette demeure entre 1748 et 1749. La maison est mentionnée dans le cadastre de Salon de 17243. Laurent, qui fut plusieurs fois premier consul de Salon entre 1738 et 17804, possédait en 1749 une maison avec basse-cour à la rue de la porte de Bourgneuf. L’hôtel confrontait du levant5 le sieur César Astre et le sieur Charles de Perrinet, notaire. Il l’avait fait construire à partir d’un ensemble de biens6 qu’il avait acquis du sieur Jean-Baptiste de Codolet7, par acte notarié du 7 décembre 1748.
Pendant la Révolution, le fils de Laurent, François-Palamède8, émigra. Toutes ses possessions salonaises furent vendues comme biens nationaux. En 1794, Thérèse-Apolinaire, dite Apolonie, et Perpétue-Colombe, dite Colombe, rachetèrent la plupart des propriétés de leur frère François-Palamède9. Contrairement aux biens de la branche de Salon, au cours de cette période, ceux de la branche du Bailli de Suffren échappèrent à cette partie de la famille. Le domaine de Richebois fut vendu en neuf lots à divers particuliers10. L’hôtel de la rue Bourg-Neuf, qui appartenait toujours à Laurent, ne fut pas vendu comme bien national.
hotel-suffren-2Ce n’est qu’après le décès de son père, le 22 floréal de l’an VII de la République11, que François-Palamède entra en possession de la demeure familiale. Il y décéda le 27 août 182412. Son fils, Jean-Baptiste-François-Auguste, qui fut le premier à porter le titre de marquis de Suffren, hérita à son tour de l’hôtel familial, où il vécut jusqu’à la fin de sa vie13. Après son décès en 1846, il fut inhumé dans le cimetière Saint-Roch où l’on peut encore voir son tombeau.
L’hôtel des Suffren est resté dans la branche fondée par Palamède de Suffren, depuis sa construction au milieu du XVIIIe siècle jusqu’en 187114.
Guy Bonvicini
(Service des Archives de Salon)
  • Photographies : © Guy Bonvicini, 2015, avec son aimable autorisation

Notes

1 Baron du Roure »la généalogie de la maison de Suffren » dans les anciennes familles de Provence, 1908.
2 Louis Gimon, « Nobiliaire de la ville de Salon », extrait des « Chroniques salonaises » deuxième partie, Marseille 1866.
3 CC 255/5 ,folio 2605.
4 Louis Gimon, extrait des « Chroniques salonaises » deuxième partie, « Nobiliaire de la ville de Salon », Marseille 1866.
5 À l’Est.
6 Cet ensemble de biens était constitués par : une autre partie de maison, d’une estive, d’une seconde partie de maison, d’une maison en ruine, de deux maisons se joignant, et d’une place de maison.
7 Cadastre de 1724, CC 255/ 3, folio 2037.
8 Fils de Laurent de Suffren, que nous avons vu plus haut
9 Paul Moulin « La propriété foncière et la vente des biens nationaux à salon », 1906.
10 Dito.
11 Décès le 11 mai 1799 du citoyen Laurent Suffren, dans son domicile sis à la rue Saint-Michel (appelée aussi rue Porte Bourgneuf, voir cadastre de 1724, CC 255/2 folio 808,  » Lheraud Magdeleine propriétaire d’une partie de maison à la rue Saint-Michel ou porte Bourgneuf confrontant du levant le sieur Astres, du midi et couchant – à l’Ouest et au Sud – les rues »). Acte de décès N° 69 folio 28, registre II E 3. Nota: cette maison fait partie des six articles acquis par Laurent de Suffren en 1748.
12 Registre de l’état civil II E 16, acte N° 131.
13 Registre de l’état civil II E 25, acte N° 56.
14 Cadastre napoléonien, I G 6/6 folio 2481.

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« Obiit », que signifie ce terme ? https://www.geneprovence.com/obiit-que-signifie-ce-terme/ https://www.geneprovence.com/obiit-que-signifie-ce-terme/#respond Sat, 20 Dec 2014 00:53:09 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=14415 Le mot obiit est un des termes les plus employés dans les registres de sépultures d’avant la Révolution. Le lecteur peut parfois croiser ce mot dans la marge d’un acte…

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Le mot obiit est un des termes les plus employés dans les registres de sépultures d’avant la Révolution. Le lecteur peut parfois croiser ce mot dans la marge d’un acte de baptême. Avec davantage de chance, et c’est cela qui en dévoilera le sens, il le trouvera associé à une formule de décès, sans toutefois connaître réellement la réalité de ce mot et son sens profond.
"Die jovis tertia [jeudi 3], obiit Michel Chabot, gipier (plâtrier), fils a feu Arnaud, aage de 40 ans ou environ, habuit 13 cereos [a eu 13 cierges]." Acte de sépulture de Michel Chabot, couvent des Cordeliers, Aix-en-Provence, 3 février 1689.
« Die jovis tertia [jeudi 3], obiit Michel Chabot, gipier (plâtrier), fils a feu Arnaud, aage de 40 ans ou environ, habuit 13 cereos [a eu 13 cierges]. » Acte de sépulture de Michel Chabot, couvent des Cordeliers, Aix-en-Provence, 3 février 1689.
Comme chacun le supposera, obiit est un mot latin. Son emploi remonte à l’Antiquité et, le latin restant la langue ecclésiastique au Moyen Âge, on le trouve dans des textes en latin, mais aussi au milieu de textes totalement écrits en français. C’est dire si le terme était parlant au Moyen Âge et dans les siècles qui suivirent, au moins jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.
Obiit est la forme prétérite de la troisième personne du singulier du verbe obire. Obire signifiant, en faisant un grand raccourci de langage – comme le verrons ci-dessous –, « mourir », obiit peut être rendu par « mourut », « est mort ». Notez l’emploi des deux i, qui attestent de la forme au passé. Au présent, on dirait obit, avec un seul i, pour dire « meurt ».

Le sens exact en latin

F. Gaffiot, Dictionnaire latin-français, Hachette, Paris, 1934, p. 1052.
F. Gaffiot, Dictionnaire latin-français, Hachette, Paris, 1934, p. 1052.
« Mourir » n’est pas le sens premier du verbe obire. Le Gaffiot, excellent dictionnaire publié en 1934 et qu’ont consulté des générations de latinistes, en donne un sens précis.
Le verbe obire est composé de deux éléments : ob-, une préposition employée comme préfixe, et ire, verbe radical.
Ob- peut se traduire de trois façons : 1. « devant », avec ou sans mouvement ; 2. « pour », « à cause de » (ob eam causam, « pour cette raison ») ; 3. « pour », « en échange de ».
Ire est un verbe au sens simple : « aller », « marcher », « avancer ».
Avec ire, le sens d’ob est toutefois clair. Sur les trois significations de cette préposition présentées ci-dessus, la première est la plus rare, mais c’est pourtant elle qui donne tout son sens au verbe obire. Celui-ci peut se traduire dans un sens premier comme « aller devant ». C’est le sens premier que Félix Gaffiot lui a donné ; donec vis obiit (« jusqu’à ce qu’une force se présente » [subjonctif]).
Mais aller au-devant de quoi ? Vers un endroit éloigné. Le soleil obit (3e personne du présent de l’indicatif), il va « au-devant du bout », à l’horizon, à l’extrémité des choses. Il meurt, pourrait-on dire alors.
Ainsi, le sens que nous retenons de nos jours à obire est clair, dès lors qu’il s’applique aux humains. Un homme qui obit, c’est un homme qui va devant l’horizon de sa vie, qui disparaît derrière la ligne de son âge, qui se couche comme le soleil du soir. Obire, c’est « s’en aller », quitter la scène du monde comme l’acteur d’un théâtre. Vision poétique de la mort qui était celle des auteurs latins de l’Antiquité.

Quand l’enfant ou son parent quittait ce monde…

Le fait d’employer un terme latin pour désigner la mort permettait d’éviter de prononcer ou d’écrire le mot fatal. Poussés par une raison similaire, certains parlent aujourd’hui systématiquement de « décès » pour éviter de parler de « mort ». Mais qu’est-ce que le « décès », sinon lui aussi un « départ » (latin decessus) ? De même, pour ménager un enfant, on lui dit aujourd’hui que son papé « est parti ». Le français moderne emploie finalement les mêmes arguments que le latin. Obiit est donc, de la même façon, une circonlocution.
Ary Scheffer, La Mort de Géricault, 1824, musée du Louvre, Paris.
Ary Scheffer, La Mort de Géricault, 1824, musée du Louvre, Paris.
Désormais donc, lorsque vous rencontrerez cette formule en marge d’un acte de baptême, indiquant que le petit enfant est mort quelques heures après sa naissance, ou dans un acte de sépulture, bien que le sens du mot évoque assurément la mort, on trouvera quelque poésie à vouloir le traduire par : « Il est parti »…
Jean Marie Desbois

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Roux de Bellafaire, famille de seigneurs entre Hautes et Basses-Alpes https://www.geneprovence.com/roux-de-bellafaire-seigneurs-hautes-alpes/ https://www.geneprovence.com/roux-de-bellafaire-seigneurs-hautes-alpes/#respond Wed, 13 Aug 2014 00:15:36 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=13525 La famille Roux de Bellafaire (aussi appelée Rous de Bellafaire) est liée à la famille Roux de la Mazelière en possédant un ancêtre commun dont il est difficile d’établir l’identité…

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© Sébastien Avy, 2014.
© Sébastien Avy, 2014.

La famille Roux de Bellafaire (aussi appelée Rous de Bellafaire) est liée à la famille Roux de la Mazelière en possédant un ancêtre commun dont il est difficile d’établir l’identité et qui serait soit Guillaume Roux (fl. 1474), soit – plus probablement – le couple Pierre Roux / Anne Chaberti qui seraient les parents de deux fils, lesquels seraient à l’origine des deux branches :

  • Barthélemy Roux, ancêtre des Roux de la Mazelière,
  • Antoine Roux, ancêtre des marquis de Bellafaire

Armes et titres des Roux de Bellafaire

Coupé au 1. d’azur à 2 chevrons d’or, accompagnés de 3 besants d’argent ; au 2. d’or ; à l’arbre de sinople mouvant de la pointe.

Seigneurs de Sigoyer, Malpoil, Verdillon, Gigors, Remollon, marquis de Bellafaire, barons d’Oze et de Saint-Auban.

Généalogie des Roux de Bellafaire

I

Antoine Roux, coseigneur de Sigoyer et de Malpoil, mentionné dans un jugement de maintenue en date du 4 novembre 1667 où on lit qu’Antoine Rous a rendu hommage en 1514 à l’évêque de Gap pour plusieurs biens qu’il possédait à Sigoyer et à Malpoil.
Il eut trois fils :
  • Pierre Roux, qui suit,
  • Balthasard Roux et
  • Jean Roux, qui, tous deux, testèrent en faveur de leurs neveux.

II

Pierre Roux, coseigneur de Sigoyer, épousa le 29 avril 1535 Magdeleine Cavalier, fille de Barthélemy Cavalier (ou Colavier), dont il eut :
  • Antoine Roux, qui suit,
  • Jean Roux, qui partageau avec ses frères et sa mère l’héritage de Balthasard et Jean, ses oncles, par acte du 15 janvier 1572,
  • Louis Roux, qui épousa Françoise du Plessis et en eut Honoré Roux, marié à Françoise de Capris, et père de François Roux (fl. 1667).

III

Antoine Roux, coseigneur de Sigoyer, contracta alliance le 18 décembre 1571 avec Bonne Martin de Champoléon. Il testa le 9 avril 1609.
Il eut :

IV

Jean Roux, coseigneur de Sigoyer, marié le 16 octobre 1616 avec Madeleine de l’Olivier. Il testa le 25 février 1669.
Il eut comme fils :
  • François Roux, qui suit,
  • Alexandre Roux, seigneur de Verdillon, enseigne de la Mestre de camp de régiment de Bonne en 1639.

V

François Roux, coseigneur de Sigoyer et de Malpoil, épousa le 5 janvier 1660 Marie de Tholozan. Il testa le 2 septembre 1704, laissant :

VI

Pierre Roux, seigneur de Bellafaire, Gigors, Remollon et Théus, baron d’Oze et de Saint-Auban, épousa le 3 novembre 1711 Louise d’Hugues, sœur de l’archevêque de Vienne, décédée le 27 mars 1773.
Il eut d’elle huit enfants :
  • François Roux, qui suit,
  • Jean Roux, chevalier de Bellafaire, brigadier des armées du roi, chevalier de Saint-Louis, qui testa le 9 janvier 1787 et mourut à Grenoble à la fin du siècle.
  • Louis Roux de Bellafaire, vicaire général du diocèse de Vienne, prieur de Faucon (vallée de Barcelonnette), né en 1716, mort à Bellaffaire le 28 septembre 1762 à l’âge de 46 ans.
  • Pierre Roux, prêtre, chanoine de l’église métropolitaine d’Embrun.
  • Marie Roux, qui épousa par contrat du 10 avril 1735 le comte Charles de Révillasc, chevalier, seigneur de Montgardin, la Fare, Poligny Tremini et Montbran, coseigneur de Veynes et d’Aspres (Dauphiné) et seigneur de Pontis (Provence).
  • Marguerite Roux, marié le 23 septembre 1738 à Balthasard de Gassendi, chevalier, seigneur de Tartonne et de la Penne, maire de Digne, dont le fils, Joseph François de Gassendi Tartonne, est mort sans alliance à Digne le 24 juin 1818.
  • Anne Roux, dite « Mademoiselle de Remollon », morte sans alliance.
  • Françoise Roux, dite « Mademoiselle de Saint-Auban », morte aussi sans alliance.

roux-bellafaire

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Une famille provençale : les Raymond-Modène https://www.geneprovence.com/raymond-modene-genealogie-famille-provencale/ https://www.geneprovence.com/raymond-modene-genealogie-famille-provencale/#respond Sun, 08 Jun 2014 00:40:42 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=12471 La famille de Raymond-Modène (ou Rémond-Modène) tire son origine de Huguenin Rémond, juge de la ville de Beaucaire au XVe siècle, considérée "noble et issu[e] de noble race" depuis 1452.

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La famille de Raymond-Modène (ou Rémond-Modène) tire son origine de Huguenin Rémond, juge de la ville de Beaucaire au XVe siècle, considérée « noble et issu[e] de noble race » depuis 1452.

Armes : D’argent, à une croix de gueules, chargée de cinq coquilles d’argent.
Origines : Comtat Venaissin.

Généalogie

© Sébastien Avy, 2014.
© Sébastien Avy, 2014.
Huguenin Rémond, licencié en loi, juge de la ville de Beaucaire, ép. 30 déc. 1452 Sillette Rémond, fille de Pierre Rémond, bachelier en loi, demeurant à Tarascon, et d’Argentine de Sade, dont :
• Jean Rémond, écuyer d’écurie du roi Louis XI en 1477, ép. 8 juin 1477 Marie de Vénasque, fille de Antoine de Vénasque, seigneur de Modène (diocèse de Carpentras), de La Roque, de Durbans, etc. Jean Rémond fit son hommage le 21 mars 1483 entre les mains de Guillaume, évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux, comme gouverneur du Comtat Venaissin. Il était fils de :
• François Rémond, écuyer, seigneur de Modène, de La Roque et de Durbans. Marié deux fois :
Le 21 juin 1517, avec Étiennette de Villeneuve, fille de Tannegui de Villeneuve, chevalier, seigneur de Beauvoisin, et de Thomine de Berre, sa première femme, dont :
• Jacques Rémond de Modène, chevalier de l’Ordre du roi, ép. 19 janvier 1551 Henriette-Fleurie de Montlaur, fille de Louis de Montlaur, baron de Maubec et de Montlaur, et de Philippe de Balzac.
• Antoine Rémond de Modène, chevalier de Malte en 1552.
Sceau du Grand-Prieuré de Saint-Gilles (XIIIe siècle).
Sceau du Grand-Prieuré de Saint-Gilles (XIIIe siècle).
• Charles Rémond de Modène, reçu chevalier de Malte au Grand-Prieuré de Saint-Gilles en 1552. Ép. 13 novembre 1561 Louise Faure de Vercors, fille de Jean Faure de Vercors, écuyer, et de Françoise de Sade, dont :
• Pierre de Rémond-Modène, écuyer. Marié deux fois :
Le 15 octobre 1586 avec Jeanne Baralier, fille de noble Nicolas Baralier et de Geneviève de Bourgjuif, dame de Pomérols, dont :
• Charles de Rémond-Modène, seigneur de Pomérols. Ép. 9 janvier 1631 Sillette du Pré, fille de Conrad du Pré et de Louise Donnine. Il fit hommage au roi en la Chambre des comptes à Aix le 6 juin 1622 à cause de la seigneurie de Pomérols qu’il tenait dans la mouvance du comté de Provence, comme héritier de Jeanne Baralier, sa mère. De son mariage naquirent :
• François-Angélic de Rémond-Modène, chanoine de l’église Sainte-Marthe à Tarascon.
• Conrad de Rémond, reçu chevalier de Malte au Grand-Prieuré de Saint-Gilles où ses preuves sont admises le 2 avril 1641.
• François de Rémond-Modène, écuyer, seigneur de Pomérols, ép. 23 février 1659 au Luc Marguerite d’Albertas, fille de Surléon d’Albertas, seigneur de Jouques, et de Françoise du Mas-de-Castellane. Il est déclaré « noble et issu de noble race » depuis 1452 par arrêt des commissaires du roi en Provence le 19 décembre 1667. Il eut pour descendant :
• Conrad de Rémond-Modène (né le 6 décembre 1661), seigneur de Pomérols. Ép. 17 octobre 1691 Françoise-Emmanuelle de Vogüé, fille de Melchior de Vogüé, seigneur de Saint-Germain, de Saint-Maurice et de Sauveplantade, grand bailli du Haut et du bas-Vivarais et de Valentinois, colonel d’infanterie et commandant dans la ville de Privas (Ardèche), et de Gabrielle Motier de Champetières. Conrad est reçu chevalier de Malte au Grand-Prieuré de Saint-Gilles où ses preuves sont admises le 31 juillet 1677. Il a pour enfants :
• Melchior-Joseph de Rémond-Modène (né le 19 janvier 1695), seigneur de Pomérols, demeurant dans la ville de Tarascon, reçu chevalier de Malte au Grand-Prieuré de Saint-Gilles où ses preuves sont admises le 22 janvier 1703. Il quitte l’ordre pour se marier en mai 1716 avec Anne de la Tude-de-Ganges, dont il a pour enfants :
• Charles de Rémond-Modène.
• François de Rémond-Modène.
• François de Rémond-Modène.
• Jacques de Rémond-Modène.
• Françoise de Rémond-Modène.
• Marie-Anne de Rémond-Modène.
• Pierre de Rémond-Modène (né le 6 mai 1709), reçu chevalier de malte en 1714, puis page du roi dans sa Grande Écurie le 8 juin 1725.
Le 29 juin 1612 avec Françoise de Reinaud, fils de Jean Reinaud, seigneur d’Alleins, coseigneur d’Aurons et de Lamanon, chevalier de l’Ordre du roi, et de Marguerite de Castillon-Beines.
Le 5 août 1531, avec Sibille de Saint-Martin, fille de Théophime de Saint-Martin et de Marguerite Hardouin, dont :
• François Rémond, ép. Victoire de Panisse, dont plusieurs enfants.
• Laurent Rémond, qui a fait la branche des seigneurs de Modène.
• Jean Rémond, chevalier de Malte, dont les preuves furent faites au Grand-Prieuré de Saint-Gilles le 16 mai 1550.

Sources

Louis Pierre d’Hozier, Armorial général ou Registres de la noblesse française, impr. Jacques Collombat, Paris, 1738.

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Les Provençaux de Saint-Domingue https://www.geneprovence.com/les-provencaux-de-saint-domingue/ https://www.geneprovence.com/les-provencaux-de-saint-domingue/#respond Tue, 10 Dec 2013 00:02:39 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=10407 [caption id="attachment_10419" align="aligncenter" width="750"] Le môle Saint-Nicolas, à Saint-Domingue (1780).[/caption] [row] [column size="1/2"] Yve, contributrice à la base de données de GénéProvence, a réalisé le relevé de quantité de mariages et de décès provençaux à Saint-Domingue (actuelle Hispaniola, île des Caraïbes partagée entre les nations haïtienne et dominicaine).

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Le môle Saint-Nicolas, à Saint-Domingue (1780).
Le môle Saint-Nicolas, à Saint-Domingue (1780).
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Yve, contributrice à la base de données de GénéProvence, a réalisé le relevé de quantité de mariages et de décès provençaux à Saint-Domingue (actuelle Hispaniola, île des Caraïbes partagée entre les nations haïtienne et dominicaine). C’est l’occasion de retrouver dans la base de données GénéProvence le mariage ou le décès d’un ancêtre expatrié.
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La colonisation française sur Hispaniola a été officialisée en 1665 par le roi Louis XIV après une période d’incertitude où, délaissée par les Espagnols, l’île était tombée progressivement entre les mains des boucaniers.
Pour accéder à cette base, consultez la liste des « Actes divers », section « Décès d’expatriés » ou « Mariage d’expatriés ».
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Retrouvez ci-dessous le détail des communes et des périodes relevées :
CommuneDates
Arcahaie1712-1798
Baynet1718-1795
Cayes-de-Jacmel1714-1795
Le Cap1777-1788
Cap Tiburon1768-1790
Fond-des-Nègres1716-1795
Fort-Dauphin1705-1802
Gonaïves (Les)1728-1777
Grand-Goâve1780-1796
Grande-Rivière-du-Nord1784-1788
Gros-Morne1732-1788
Jérémie1778-1790
Limonade1777-1791
Mirebalais1723-1787
Port-au-Prince1711-1803
Quartier-Morin1777-1790
Sainte-Croix1666-1709
Saint-Louis-du-Sud1743-1795
Saint-Marc1716-1788
Cap-Français, autre nom du Cap (aujourd'hui Cap-Haïtien) en 1728.
Cap-Français, autre nom du Cap (aujourd’hui Cap-Haïtien) en 1728.
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Descendance du comte Joseph Chabran https://www.geneprovence.com/descendance-du-comte-joseph-chabran/ https://www.geneprovence.com/descendance-du-comte-joseph-chabran/#respond Mon, 01 Jul 2013 00:54:31 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=8066 [caption id="attachment_7662" align="alignleft" width="290"] Joseph Chabran (vers 1800)© Musée de Cavaillon.Avec leur aimable autorisation.[/caption] Comte Joseph Chabran, général de division, fils de Noël et de Ursule Chabran. Né le 21 juin 1763 à Cavaillon (84), décédé le 28 janvier 1843 à Avignon (84).

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Joseph Chabran (vers 1800)© Musée de Cavaillon.Avec leur aimable autorisation.
Joseph Chabran (vers 1800)
© Musée de Cavaillon.
Avec leur aimable autorisation.

Comte Joseph Chabran, général de division, fils de Noël et de Ursule Chabran. Né le 21 juin 1763 à Cavaillon (84), décédé le 28 janvier 1843 à Avignon (84). Marié le 16 germinal an II (5 avril 1794) à Antibes (06), avec Louise Victoire Colla, née le 20 août 1778 à Draguignan (83), décédée le 21 janvier 1837 à Avignon (84), fille de Jean Antoine, docteur en médecine, et de Anne Bérenger. Quatre enfants sont nés de cette union :

1° Anne Marguerite Joséphine Florine de Chabran, née le 30 floréal an IV (19 mai 1796) à Draguignan (83), décédée le 4 janvier 1865 à Avignon (84). Sans alliance.

2° Léon Émile Chabran, né le 30 pluviôse an VII (18 février 1799) à Draguignan (83).

3° Julie Victoire Alexandrine de Chabran, qui suit.

4° Jean Baptiste Frédéric Antoine de Chabran, vicomte de Chabran, né le 13 frimaire an XII (5 décembre 1803) à Draguignan (83), décédé le 9 mai 1838 à Caderousse (84). Marié le 12 juin 1827 à Lasalle (30), avec Anne Carité Fabre de Montvaillant, née le 9 vendémiaire an XII (2 octobre 1803) à Montpellier (34), décédée le 18 décembre 1867 à Avignon (84), fille de Charles, officier de cavalerie, et de Marguerite Julie de Tourtoulon. Une fille unique est née de cette union :

– Julie Joséphine Louise de Chabran, née le 13 juin 1828 à Avignon (84), décédée le 19 mars 1901 à Avignon (84). Mariée à son cousin germain le 26 octobre 1847 à Avignon (84), avec Paul Louis Joseph Charles Bon puis Bon-Chabran.  D’où postérité, voir plus bas.

– Seconde génération –

Julie Victoire Alexandrine de Chabran, née le  14 fructidor an VIII (1er septembre 1800) à Turin (Italie), décédée le 20 décembre 1865 à Avignon (84). Mariée le 29 juillet 1818 à Avignon (84), avec Jean Maurice Thibaud Bon, négociant, né le 11 octobre 1786 à la paroisse Saint-Pierre d’Avignon (84), y décédé le 2 septembre 1841, fils de Esprit Joseph Aimé Thibaud, magistrat, et de Marie Anne Rosalie Poncet. Quatre enfants sont nés de cette union :

1° Paul Louis Joseph Charles Bon, qui suit.

2° Jacques Joseph Gustave Bon, qui suivra après son frère.

3° Joséphine Marie Bon, née le 18 mars 1829 à Avignon (84), y décédée le 4 octobre 1887 à Avignon (84). Sans alliance.

 4° Louis Frédéric Hyppolite Bon, Né le 6 octobre 1830 à Avignon (84).

– Troisième génération –

Paul Louis Joseph Charles Bon puis Bon-Chabran, négociant, né le 25 janvier 1822 à Avignon (84), y décédé le 27 janvier 1877. Marié le 26 octobre 1847 à Avignon (84), avec sa cousine germaine Julie Joséphine Louise de Chabran, voir plus haut. Le 20 juin 1844, par ordonnance du roi Louis-Philippe, il obtient de pouvoir relever le nom de Chabran, en l’accolant à son propre patronyme. Il fut alors connu sous le nom de « comte de Chabran », bien qu’il n’eût pas le droit de porter ce titre. D’où un fils unique :

– Joseph Charles Bon-Chabran, propriétaire, né le 28 mars 1849 à Avignon (84), y décédé le 16 février 1888. Sans alliance.

– Troisième génération –

Jacques Joseph Gustave Bon, négociant, né le 9 novembre 1824 à Avignon (84), y décédé le 15 septembre 1877. Marié le 11 janvier 1860 à Bourg-Saint-Andéol (07), avec Marie Alexandrine Louise Saladin de Chauras, née le 4 août 1838 à Bourg-Saint-Andéol (07), décédée le 5 avril 1874 à Avignon (84), fille de François Joachim Eugène, propriétaire, et de Marie Félicité Irène d’Anglésy. Sept enfants sont nés de cette union :

1° Marie Louis Eugène Charles Bon, né le 22 octobre 1860 à Avignon (84).

2° Jeanne Joséphine Louise Marie Thérèse Bon, née le 25 juin 1865 à Avignon (84), décédée le 21 décembre 1944 à Paris (75). Mariée le 10 juillet 1886 à Avignon (84), avec  Jean Auguste Henri Ferlin, docteur en médecine, né le 6 août 1858 à Valence (26), y décédé le 19 janvier 1919, fils de Louis François, négociant, et de Louise Rose Roule.

3° Marie Joséphine Alexandrine Bon, née le 22 décembre 1866 à Avignon (84).

4° Maurice Joseph Louis Bon, qui suit.

5° Joseph Martial Maurice Bon, né le 25 février 1868 à Avignon (84), y décédé le 26 juillet 1868.

6° Marie Louise Marguerite Bon, religieuse, née le 28 novembre 1869 à Avignon (84), décédée en 1948. Sans alliance.

7° Marie Joséphine Mathilde Bon, née le 11 mars 1874 à Avignon (84), décédée en 1910. Mariée avec Louis Ortet.

– Quatrième génération –

Maurice Joseph Louis Bon, officier d’infanterie, chevalier de la Légion d’Honneur, né le 7 juillet 1864 à Avignon (84), décédé le 23 juin 1911 à Versailles (78). Marié le 23 juin 1891 à Vannes (56), avec Marguerite Louise Léontine Marie Rallier du Baty, née le 10 mai 1865 à Lorient (56), fille de Jules André Marie, officier de marine, et de Léontine Raymonde Marie Duportal. Quatre enfants sont nés de cette union :

1° Marcelle Marguerite Louise Marie Charlotte Bon, née le 2 août 1893 à Vannes (56), décédée le 11 février 1974 à Versailles (78). Mariée le 21 octobre 1920 à Paris 16ème, avec Pierre Jean Émile Assier de Pompignan, directeur de banque, né le 15 juin 1888 à Fort-de-France (Martinique), décédé le 3 novembre 1961 à Dax (40), fils de Pierre Joseph Émile, administrateur de sociétés, et de Marie Victoire Pauline Adèle Lagarrigue de Meillac.

2° Marie Charlotte Alexandrine Colette Bon, née le 21/08/1894 à Vannes (56).

3° Denise Marie Thérèse Bon, née le 25 août 1895 à Vannes (56), décédée le 11 novembre 1980 à Paris 14è me.
4° Maurice Charles Gaston Bon, soldat au 9ème régiment d’infanterie de ligne, né le 19 juillet 1897 à Vannes (56), mort pour la France le 2 juillet 1918 à Troësnes (02), tué à l’ennemi.

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