Médecine Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/medecine/ 500 ans de faits divers en Provence Mon, 20 Oct 2025 21:00:32 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.geneprovence.com/wp-content/uploads/2024/04/cropped-434541497_912630390609581_141579584347965292_n-32x32.png Médecine Archives - GénéProvence https://www.geneprovence.com/category/medecine/ 32 32 Les maladies et les termes employés autrefois pour les désigner https://www.geneprovence.com/les-maladies-et-les-termes-employes-autrefois-pour-les-designer/ https://www.geneprovence.com/les-maladies-et-les-termes-employes-autrefois-pour-les-designer/#respond Mon, 20 Oct 2025 20:56:33 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26595 Dépouiller un acte de décès, une déclaration de maladie ou un testament dans vos recherches jusqu’au XVIIIe siècle (et même après) nous confronte souvent à un vocabulaire médical obscur. Ces…

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Dépouiller un acte de décès, une déclaration de maladie ou un testament dans vos recherches jusqu’au XVIIIe siècle (et même après) nous confronte souvent à un vocabulaire médical obscur. Ces termes ne désignent pas seulement des maux, ils sont les témoins de la médecine de l’époque, mêlant souvent superstition, observation clinique et théorie des humeurs.
Comprendre cette terminologie est essentiel pour décoder les vies de nos ancêtres provençaux. Voici un aperçu des principaux termes médicaux que vous croiserez, avec leur signification moderne.

Les affections courantes et générales

Terme ancien Signification et contexte au XVIIIe siècle Équivalent(s) moderne(s)
Catarrhe Inflammation des muqueuses (respiratoires ou digestives) provoquant une forte sécrétion (écoulement, mucosités). Souvent synonyme de rhume persistant ou de forte toux. Rhume sévère, bronchite, sinusite ou inflammation des voies aériennes supérieures.
Maladie de la Moisson Fièvres et dermatoses contractées pendant les travaux des champs en été, souvent dues à des morsures de petits acariens (rougets). Fièvres estivales, dermatite causée par des piqûres d’insectes ou d’acariens (comme la thrombidiose).
Phtisie Maladie d’épuisement caractérisée par la faiblesse et l’amaigrissement progressif. Le terme évoque le dépérissement du corps. Tuberculose pulmonaire (principalement).
Fièvre puerpérale Fièvre grave survenant après l’accouchement, souvent due à une infection. Infection post-partum (septicémie).
Hydropisie Gonflement généralisé du corps par accumulation de liquide, souvent abdominal ou dans les jambes. Œdème important, souvent causé par une insuffisance cardiaque ou rénale.
Cachexie État de maigreur extrême et de déchéance physique, synonyme de dépérissement. Dénutrition sévère, associée souvent à des cancers ou des maladies chroniques.
Apoplexie Perte soudaine et complète de conscience et de mouvement, souvent avec paralysie, considérée comme une rupture de l’équilibre des humeurs. Accident vasculaire cérébral (AVC).
Fièvre tierce / quarte Fièvres récurrentes se manifestant avec des cycles réguliers (tous les deux ou trois jours). Diverses formes de paludisme (malaria).

Les maux de cœur et l’angoisse

Terme ancien Signification et contexte Équivalent(s) moderne(s)
Oppression de poitrine Sensation de serrement ou de gêne respiratoire et thoracique. Le terme a été formalisé en 1768 par William Heberden. Angine de poitrine (Angor), ou douleur thoracique d’origine diverse.
Palpitation Tressaillement cardiaque ressenti par le patient. Arythmie ou simple sensation de tachycardie.
Mal caduc Terme utilisé pour désigner une maladie soudaine et souvent associée à la perte de connaissance et aux convulsions. Épilepsie (le terme vient de l’idée que le malade tombe).

Les affections digestives et accidents

Terme ancien Signification et contexte Équivalent(s) moderne(s)
Miserere (ou Passion iliaque) Terme souvent fatal désignant un arrêt des matières (vomissements de matières fécales) et des douleurs abdominales extrêmes. Occlusion intestinale ou iléus.
Descente de boyaux Protrusion (sortie) d’une partie de l’intestin à travers la paroi abdominale ou inguinale. Hernie (inguinale, ombilicale, etc.).
Flux de ventre Diarrhée sévère et persistante, très dangereuse pour les nourrissons. Gastro-entérite ou dysenterie (cause principale de la mortalité infantile).

L’enfance et les malades « jeunes »

Terme ancien Signification et contexte Équivalent(s) moderne(s)
Claveau / Picote Maladie infantile aiguë très contagieuse provoquant des éruptions cutanées (pustules), souvent mortelle. Variole (ou petite vérole).
Dentition Désignait non seulement la poussée des dents, mais aussi les fièvres et convulsions qu’on lui attribuait à tort. Crises infantiles ou infections diverses associées à la poussée dentaire.

Blessures et séquelles

Terme ancien Signification et contexte Équivalent(s) moderne(s)
Paralysie Terme conservé, mais désignant toute perte de mouvement. Souvent considérée comme la séquelle d’une apoplexie. Paralysie (hémiplégie, paraplégie, etc.).
Chute Décès ou infirmité survenant à la suite d’un accident, souvent sans plus de détails. Traumatisme physique accidentel.

Un témoignage historique

Il est crucial de se souvenir que l’état-civil, les registres paroissiaux et les archives médicales de l’époque consignaient ce que l’on observait (les symptômes), et non ce que la médecine moderne comprend (les causes pathologiques). Un ancêtre mort de la phtisie est très probablement décédé de la tuberculose. Une hydropisie témoigne d’une grave défaillance d’organe.
Loin d’être de simples mots, ces termes sont de précieuses clés pour interpréter l’état de santé, la mortalité et les conditions de vie en Provence à travers les siècles. Ils nous rappellent l’extraordinaire fragilité de l’existence de nos aïeux face à des maux que la science a, depuis, majoritairement vaincus.

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La variole en Provence : quand la science combattait les préjugés (Saignon, mars 1841) https://www.geneprovence.com/la-variole-en-provence-quand-la-science-combattait-les-prejuges-saignon-mars-1841/ https://www.geneprovence.com/la-variole-en-provence-quand-la-science-combattait-les-prejuges-saignon-mars-1841/#respond Thu, 31 Jul 2025 05:30:20 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=26044 Saignon, 1841 : un appel à la raison face à la maladie En ce printemps 1841, la Provence était le théâtre d’un combat crucial et vital. À Saignon (Vaucluse), alors que…

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Saignon, 1841 : un appel à la raison face à la maladie

En ce printemps 1841, la Provence était le théâtre d’un combat crucial et vital. À Saignon (Vaucluse), alors que la petite vérole continuait de faire des ravages, une bataille d’idées se jouait. Le public, confronté à des cas de « prétendue variole » chez des individus vaccinés, remettait en question l’efficacité du précieux vaccin. Mais face à cette vague de scepticisme, des voix s’élevaient, armées de faits et de science, pour défendre cette avancée médicale.
Un médecin de Saignon, soucieux de la santé publique, rédigea une lettre ouverte. Il souhaitait mettre en lumière une distinction fondamentale : celle entre la petite vérole, redoutable et souvent mortelle, et la « varioloïde », une forme atténuée de la maladie. Cette nuance, essentielle, permettait de comprendre pourquoi le vaccin, bien qu’il ne prévienne pas toujours l’apparition de tout symptôme, offrait une protection inestimable.

L’épidémie et ses facettes provençales

Depuis huit mois déjà, la petite vérole sévissait dans le chef-lieu de l’arrondissement. Un jeune homme non-vacciné, venu de l’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse), l’avait importée, et le mal se propagea rapidement dans les environs. À Saignon et ses alentours, les chiffres étaient éloquents : quatre cas de variole pure, huit de varioloïde et cinq de varicelle furent recensés depuis le début de décembre. Face à cette épidémie de pustules, la confusion régnait. Le public peinait à distinguer les nuances, mélangeant sous le terme générique de « petite vérole » des éruptions qui, malgré leur parenté, présentaient des caractères bien différents.
Pourtant, ces distinctions étaient déjà connues des initiés. Les médecins d’alors classifiaient la maladie en plusieurs catégories. Il y avait d’abord la « petite vérole » ou « variole » stricto sensu, que le peuple nommait « veirola » ou « picoto » dans certaines régions. Ensuite, ils identifiaient la « variole discrète ». Elle se caractérisait par quelques larges boutons dispersés, typiques des jeunes enfants, et portait en provençal le nom d' »esclattos« . Enfin, la « petite vérole volante », ou « verette », « verolotte », « varicelle », était connue localement sous les appellations de « veirouletto », « esclapetto », ou « veirolo foualo ».

La varioloïde : une protection efficace de la vaccine

La « varioloïde » représentait une catégorie à part. Observée seulement depuis l’avènement de la vaccine, elle constituait une sorte de chaînon entre la vaccine et la variole. Chez les individus vaccinés, cette éruption réapparaissait systématiquement sous sa forme bénigne, la varioloïde. En revanche, chez les non-vaccinés, elle pouvait soit conserver cette forme, soit, de manière alarmante, se transformer en une véritable variole, bien plus dangereuse. Les Provençaux commencèrent à la nommer « veirolo bastardo » ou « veiroulino », la « vérole bâtarde », une appellation qui soulignait sa nature hybride et souvent trompeuse.
C’était précisément cette éruption, fréquente chez les vaccinés, qui semait le doute. Pour un œil non averti, elle semblait compromettre l’efficacité de la vaccination. Mais une observation attentive révélait rapidement sa différence avec la petite vérole authentique. Les divergences entre ces deux éruptions étaient multiples. Les symptômes généraux précédant la varioloïde se montraient en général bien moins graves. L’éruption demeurait plus discrète. Les boutons, au lieu d’être plats et ombiliqués, apparaissaient arrondis et marqués d’un point central. Les pustules sortaient irrégulièrement, parfois même alors que les premières commençaient déjà à sécher. De surcroît, la durée de la maladie se réduisait presque de moitié. Finalement, les boutons ne laissaient qu’une petite tâche, laquelle s’effaçait rapidement sans laisser de marques indélébiles.

La douceur de la maladie chez les vaccinés

Chez les individus vaccinés, la varioloïde manifestait une extrême bénignité. Ils éprouvaient, certes, des symptômes similaires à ceux des varioleux, mais à un degré infiniment moindre. Une légère fièvre, quelques maux de tête occasionnels, et un petit nombre de boutons dispersés sur le corps caractérisaient leur mal. Heureusement, ces boutons disparaissaient rapidement. Il fallait également noter que les patients, pleinement rétablis en une dizaine de jours, n’avaient même pas perdu l’appétit, un signe indéniable de la légèreté de l’affection.
Le médecin de Saignon jugeait donc inutile de décrire les ravages de la petite vérole chez les non-vaccinés. Ses caractères hideux et ses conséquences dévastatrices étaient malheureusement trop bien connus. La maladie pouvait emporter les malades, ou les défigurer avec de profondes cicatrices, voire entraîner la perte d’organes importants. Son objectif n’était donc pas de dresser un tableau macabre, mais de souligner avec force la clémence de la maladie chez ceux qui avaient reçu le vaccin. La légèreté du mal, l’absence de traces durables de son passage : voilà les preuves irréfutables.

Un appel philanthropique pour l’avenir

Ces éléments, clairs et concrets, forçaient même les adversaires de la vaccination à admettre une vérité : le virus vaccin, bien qu’il ne puisse totalement prévenir l’apparition de la variole, la rendait si bénigne, si innocente que ses effets équivalaient à une parfaite préservation de la vie et de l’intégrité physique.
Le rédacteur de la lettre exhortait donc la population à ne pas hésiter. Il pressait vivement les familles environnantes de soumettre leurs enfants à la vaccination. Les catastrophes récentes qui avaient frappé de nombreux non-vaccinés imposaient ce devoir. C’était un véritable appel philanthropique, un geste de solidarité face à une maladie que la science offrait désormais de contrôler.
  • Sources : Le Mercure aptésien, 4 avril 1841, p. 2, 3.
  • Illustration : Le Docteur Vaccinando : préservant par sa nouvelle Méthode Madame Ango des ravages de la petite vérole, chez Bonneville, rue Saint-Jacques, no 195, entre 1794 et 1799. Bibl. nat. de France.

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Accident d’apoplexie (Boulbon, 18 octobre 1715) https://www.geneprovence.com/accident-dapoplexie-boulbon-18-octobre-1715/ https://www.geneprovence.com/accident-dapoplexie-boulbon-18-octobre-1715/#respond Fri, 04 Jul 2025 06:49:21 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=25856 « Le dix-neuvième octobre 1715, a été enseveli dans l’église paroissiale de ce lieu, Jacques Barbarin, ménager, âgé d’environ 65 ans, mort hier en suite d’un accident d’apoplexie. Anima eius requiescat…

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« Le dix-neuvième octobre 1715, a été enseveli dans l’église paroissiale de ce lieu, Jacques Barbarin, ménager, âgé d’environ 65 ans, mort hier en suite d’un accident d’apoplexie.
Anima eius requiescat in pace1. »
[Perier vicaire]

Note
1. « Que son âme repose en paix. »

  • Source : Registre paroissial de Boulbon, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 203 E 222.

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Deux médecins indifférents (Aix-en-Provence, 27 mai 1839) https://www.geneprovence.com/deux-medecins-indifferents-aix-en-provence-27-mai-1839/ https://www.geneprovence.com/deux-medecins-indifferents-aix-en-provence-27-mai-1839/#respond Sun, 01 Dec 2024 05:30:44 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=23461 Le lundi 27 mai 1839, un événement inattendu secoua les passants sur le cours principal de la ville d’Aix, le futur cours Mirabeau. Jean-Nicolas Pourpre, un simple portefaix de 42…

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Le lundi 27 mai 1839, un événement inattendu secoua les passants sur le cours principal de la ville d’Aix, le futur cours Mirabeau. Jean-Nicolas Pourpre, un simple portefaix de 42 ans, né à Aix, époux de Marthe Blanc, s’effondra soudainement. Sa vie, fauchée par une apoplexie brutale, semblait s’être éteinte avant même que les badauds n’aient eu le temps de réagir. Son état, visiblement lié à un excès de boisson, n’invita guère à la compassion pour certains.
Alors que la foule se rassemblait, l’espoir apparut sous la forme de deux jeunes médecins, MM. Louis Léon et François Caillat, qui passaient à proximité lorsque l’attention d’un citoyen les interpella. Celui-ci les pria d’apporter leur aide, de vérifier s’il y avait encore un souffle de vie en ce pauvre homme. Cependant, contre toute attente, les deux praticiens refusèrent de s’approcher du corps. Sans un mot d’explication, ils continuèrent leur chemin, laissant derrière eux la stupeur et l’incompréhension de ceux qui avaient assisté à la scène.
Cette indifférence suscita des interrogations douloureuses au sein de l’assemblée. Pourquoi ces médecins s’étaient-ils détournés ? Était-ce par crainte de toucher un corps inerte, ou simplement parce qu’ils estimaient cet homme trop insignifiant pour mériter leurs soins ? Pour beaucoup, leur attitude constituait une insulte aux valeurs d’humanité et de solidarité.

La protestation des médecins pour laver leur honneur

Léon et Caillat demandèrent que leur honneur soit lavé en exigeant dans la presse aixoise que soit publié le 6 juin un démenti formel des événements racontés ci-dessus.
Pour eux, Pourpre n’était pas mort sur le sol du cours Mirabeau mais à l’intérieur d’une habitation. Apportons à leur décharge que Pourpre est en effet décédé dans la maison de monsieur Molin, au numéro 1 du Cours, où il a semble-t-il été porté après avoir fait son malaise.
Ils affirmèrent que le portefaix n’était pas en état d’ébriété ce jour-là, contrairement à ses habitudes et qu’il était mort à 17h30 alors qu’eux-mêmes ne passèrent dans la rue que deux heures plus tard, à 19 heures. Or, l’acte de décès indique que le pauvre homme a expiré à 19 heures, non à 17h30.
Ils indiquèrent en outre qu’on ne leur avait pas demandé de porter secours à cet homme mais seulement « s’ils seraient curieux de voir un cadavre », invitation qu’ils déclinèrent, continuant leur route, jugeant inutile d’intervenir pour un homme déjà mort.
  • Le Mémorial d’Aix, 1er juin 1839, p. 4 ; ibid., 8 juin 1839, p. 2, 3.
  • Registre d’état civil de la ville d’Aix-en-Provence, acte no 322, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 202 E 370.

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Trouvée morte à genoux (Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, 12 mai 1683) https://www.geneprovence.com/trouvee-morte-a-genoux-saint-maximin-la-sainte-baume-12-mai-1683/ https://www.geneprovence.com/trouvee-morte-a-genoux-saint-maximin-la-sainte-baume-12-mai-1683/#respond Tue, 06 Aug 2024 18:29:26 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=21704 « L’an 1683 et le 12 mai, est décédée dans la communion de l’Église, sans avoir reçu aucun sacrement, à cause d’une défaillance de cœur qui lui est survenue, S’étant levée…

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« L’an 1683 et le 12 mai, est décédée dans la communion de l’Église, sans avoir reçu aucun sacrement, à cause d’une défaillance de cœur qui lui est survenue,
S’étant levée du lit de l’hôpital auprès duquel on l’a trouvée à deux genoux, morte,
Honorade Danielle Chaudonne, du lieu de Roumoules, étant arrivée malade en ce pays le 11 du présent mois, fille de Daniel Chaudon et de Suzanne Lieutaude, et a été ensevelie.
Présents Barthélemy Giraud et François Baudisson. »
[F. Baudisson, B. Giraud, J. Lande, secondaire]
  • Source : Registre paroissial de Saint-Maximin, AD83 2 MI EC2809R1.

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Deux décès simultanés (Esparron, 18 avril 1895) https://www.geneprovence.com/deux-deces-simultanes-esparron-18-avril-1895/ https://www.geneprovence.com/deux-deces-simultanes-esparron-18-avril-1895/#respond Sat, 22 Jun 2024 11:24:23 +0000 https://www.geneprovence.com/?p=21205 Le jeudi 18 avril 1895, deux décès consécutifs vinrent endeuiller la petite commune d’Esparron (Var), située à l’est de Rians. Ce fait est suffisamment rare pour être signalé sur une…

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Le jeudi 18 avril 1895, deux décès consécutifs vinrent endeuiller la petite commune d’Esparron (Var), située à l’est de Rians. Ce fait est suffisamment rare pour être signalé sur une commune qui comptait généralement moins de dix décès chaque année.
La première personne décédée, Marie-Anne Rebuffat, était une dame de 71 ans, originaire d’Esparron, fille de Jean-Évariste Rebuffat et d’Anne-Rose Chaylena, tous deux bien entendu décédés.
La seconde, elle, était une petite fille de 5 ans, Joséphine Lanteaume, fille de Désiré Lanteaume et de Sidonie Serre, les boulangers du village, et elle aussi était née à Esparron.
La presse locale signale que si ces décès étaient survenus le même jour, ce n’était pas le fait du hasard.
En effet, Mme Rebuffat, veuve Balès, était morte d’une paralysie et la jeune Lanteaume, elle, d’une diphtérie ou angine couenneuse. C’est notamment la fin de la petite fille qui a pu intriguer.
En effet, ce jour-là, et semble-t-il depuis un petit moment, il n’y avait plus de médecin dans le village. Et lorsque ses parents amenèrent la petite Joséphine au docteur Roux, d’un village voisin, il était déjà trop tard. Celui-ci reconnut bien les traces de la maladie mais la fillette succomba dans les heures qui suivirent.
Il est à penser que si un médecin avait exercé à Esparron, la jeune fille, et peut-être même la vieille dame, ne seraient pas mortes ce jour-là.
  • Source : La République du Var, 24 avril 1895, p. 4.
  • Registre d’état civil d’Esparron, Archives départementales du Var, 7 E 55_14

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La mort du pharmacien marseillais (Apt, 1er novembre 1839) https://www.geneprovence.com/mort-pharmacien-marseillais-apt-1er-novembre-1839/ https://www.geneprovence.com/mort-pharmacien-marseillais-apt-1er-novembre-1839/#respond Sat, 06 Apr 2024 18:12:48 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=20161 Un décès survenu à Apt (Vaucluse) fit grand bruit à Marseille ce 1er novembre 1839, et pour cause : le décédé n’était autre qu’un pharmacien bien connu à Marseille, M.…

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Un décès survenu à Apt (Vaucluse) fit grand bruit à Marseille ce 1er novembre 1839, et pour cause : le décédé n’était autre qu’un pharmacien bien connu à Marseille, M. Antoine Roustan, 25 ans, le fils d’un ancien pharmacien marseillais tout aussi connu, M. Joseph-Pierre Roustan.
Cette mort, pour être honnête, provoqua un grand retentissement à Marseille. Elle surprit tout le monde par sa soudaineté et surtout par l’âge du jeune pharmacien. Vingt-cinq ans n’est vraiment pas un âge pour mourir.
Antoine Roustan était arrivé à Apt le 1er novembre pour y visiter des amis. Il avait déjà fait la même chose à la même époque l’an passé. Mais cette fois-ci, il se produisit un drame.
Quelques heures après son arrivée, son cœur commença à battre la chamade et à lui causer des douleurs thoraciques. Pour se rassurer et rassurer ceux qui l’accompagnait, il dit que ces battements n’étaient que nerveux et qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter.
Pourtant, alors que les minutes passaient, son état devint soudain alarmant et il dut s’aliter. On appela à son chevet quatre médecins d’Apt, les docteurs Musso, Bernard, Chaudon et Cane. À 22 h 30, il était mort !
On apprit par la suite qu’il avait commencé à se sentir mal avant même son départ de Marseille mais qu’il s’était persuadé que son état s’améliorerait en voyageant. Les médecins furent informés qu’il souffrait depuis longtemps d’un anévrisme de l’aorte et qu’il avait fini par en mourir.
Le docteur Barthélemy, beau-frère d’Antoine Roustan, réalisa une autopsie du mort et confirma la nature de la maladie qui l’avait emporté.
Marseille entière pleura son pharmacien et ses amis consternés accompagnèrent sa dépouille jusqu’à la chapelle du cimetière d’Apt, d’où on la transporta à Marseille et on la déposa dans le caveau de la famille Roustan.
  • Source : Le Mercure aptésien, 24 novembre 1839, p.4
  • État civil de la ville d’Apt, 1793-1922.

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Pierre-Scipion Payan (1808-1868), un pionnier de la médecine https://www.geneprovence.com/pierre-scipion-payan-1808-1868-pionnier-de-medecine/ https://www.geneprovence.com/pierre-scipion-payan-1808-1868-pionnier-de-medecine/#respond Sun, 24 Mar 2024 11:00:12 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=20002 Pierre-Scipion Payan, un médecin et chirurgien français du XIXe siècle, laissa une marque indélébile dans le paysage médical de la Provence. Né à Montpellier en 1829, il débuta ses études…

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Pierre-Scipion Payan, un médecin et chirurgien français du XIXe siècle, laissa une marque indélébile dans le paysage médical de la Provence. Né à Montpellier en 1829, il débuta ses études médicales dans cette ville avant de poursuivre sa formation dans les prestigieuses institutions de la région.
Sa carrière prit son envol lorsqu’il fut nommé au concours chirurgien interne des hôpitaux d’Avignon en 1832, puis de Marseille en 1831. Sa renommée grandit rapidement, ce qui le conduisit à être nommé chirurgien chef interne de l’hôpital d’Aix-en-Provence en septembre de la même année. Son engagement envers la santé et le bien-être de la population locale fut évident dès le début.
Vers 1835, Pierre-Scipion Payan fut désigné comme chirurgien en chef de l’hôpital d’Aix, un poste qu’il occupa jusqu’en 1866, date à laquelle il devint chirurgien en chef honoraire.
C’est en 1835 que la commission administrative des hospices l’envoya à Paris avec la mission spéciale d’étudier la lithotritie, une technique alors totalement novatrice dans le traitement de la maladie de la pierre, nom que l’on donnait alors aux calculs rénaux. Jamais avant lui, on n’avait tenté cette opération en Provence.
Son premier patient fut un négociant renommé d’Aix-en-Provence qui souffrait depuis longtemps de calculs qui le faisaient terriblement souffrir. L’opération fut un succès.
Au cours de sa carrière médicale, le docteur Payan fut reconnu pour ses travaux novateurs dans le domaine de la médecine. Il remporta plusieurs prix et médailles prestigieuses pour ses recherches, notamment sur l’utilisation de l’iodure de potassium dans le traitement des maladies syphilitiques et des maladies scrofuleuses. Ses contributions furent largement saluées et eurent un impact significatif sur la pratique médicale dans la région.
En reconnaissance de ses réalisations exceptionnelles, Payan fut élu correspondant national de l’Académie de médecine pour la division de chirurgie en 1846. Son héritage médical perdura encore aujourd’hui dans la région de la Provence, où il était toujours vénéré comme l’un des pionniers de la médecine locale.
  • Sources : Comité des travaux historiques et scientifiques, CTHS
  • Le Mémorial d’Aix, 15 septembre 1838, p. 2, 3.

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Une saignée fatale (Fayence, 9 septembre 1664) https://www.geneprovence.com/saignee-fatale-fayence-9-septembre-1664/ https://www.geneprovence.com/saignee-fatale-fayence-9-septembre-1664/#respond Fri, 23 Feb 2024 21:16:56 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=19651 « L’an que dessus [1664] et le 9 septembre est décédée de ce monde d[emois]elle Anne Natier, sans sacrement, pour être morte par une perte de sang de la veine qu’elle…

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« L’an que dessus [1664] et le 9 septembre est décédée de ce monde d[emois]elle Anne Natier, sans sacrement, pour être morte par une perte de sang de la veine qu’elle fait saign[er] et est enterrée dans l’église paroissiale. »

  • Registre paroissial de Fayence, Arch. dép. du Var, 1 MI EC312R1.

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La mort du docteur Segond (Digne-les-Bains, 6 octobre 1883) https://www.geneprovence.com/mort-docteur-segond-digne-bains-6-octobre-1883/ https://www.geneprovence.com/mort-docteur-segond-digne-bains-6-octobre-1883/#respond Mon, 12 Feb 2024 19:54:11 +0000 http://www.geneprovence.com/?p=19533 À la date du 6 octobre 1883, le registre d’état civil de la ville de Digne (Basses-Alpes) signale la mort d’un docteur de la commune, M. Eugène Segond, à l’âge…

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À la date du 6 octobre 1883, le registre d’état civil de la ville de Digne (Basses-Alpes) signale la mort d’un docteur de la commune, M. Eugène Segond, à l’âge de 64 ans.
L’homme de science était né à Riez, dans le même département, de Jacques Philippe Segond et d’Anne Digne Joseph, son épouse. Il était lui-même marié, au moment de sa mort, à Marie Gourmat. Si l’acte de décès indique qu’il mourut à 17 heures ce 6 octobre, la presse locale en donne une autre version.
Dans son édition du 13 octobre 1887, on apprend des colonnes du Petit Alpin que M. Segond était en train de faire son devoir de médecin lorsque la mort le surprit. Alors qu’il était en train de visiter des malades, il se sentit pris d’un malaise intense et d’une forte douleur au côté.
Aussitôt, il rentra chez M. Nébus mais, à peine assis, il ne donna plus signe de vie.
Mandé en toute hâte, le docteur Ollivier lui prodigua ses soins empressés mais le docteur Segond ne revint pas à la vie. Il avait été victime d’une rupture d’anévrisme.
  • Source : Le Petit Alpin, 1re année, no 7, édition du 13 octobre 1883, page 3.

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