Trouvée morte à genoux (Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, 12 mai 1683)

L’arrivée d’Honorade Chaudon à Saint-Maximin en mai 1683 s’inscrit dans les flux de circulations populaires entre le haut et le bas pays provençal. Sa mort subite à l’hôpital, survenue peu après son admission, évoque cliniquement une syncope fatale ou une embolie, alors qualifiées de défaillances de cœur. La position de la défunte, retrouvée à genoux au pied de son lit, atteste la persistance des habitus de dévotion jusque dans l’agonie. Ce détail permet au desservant de justifier l’absence de sacrements par l’instantanéité du décès, tout en confirmant l’appartenance de l’indigente à la communauté des croyants.

« L’an 1683 et le 12 mai, est décédée dans la communion de l’Église, sans avoir reçu aucun sacrement, à cause d’une défaillance de cœur qui lui est survenue,
S’étant levée du lit de l’hôpital auprès duquel on l’a trouvée à deux genoux, morte,
Honorade Danielle Chaudonne, du lieu de Roumoules, étant arrivée malade en ce pays le 11 du présent mois, fille de Daniel Chaudon et de Suzanne Lieutaude, et a été ensevelie.
Présents Barthélemy Giraud et François Baudisson. »
[F. Baudisson, B. Giraud, J. Lande, secondaire]
  • Source : Registre paroissial de Saint-Maximin, AD83 2 MI EC2809R1.

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