
L’acte de baptême d’Arnoulx, à Reillanne, en Haute-Provence, daté de 1626, plonge au cœur de la sociologie rurale du XVIIe siècle. L’enfant Arnoulx est qualifié de « fils aventurier », terme légal ecclésiastique désignant un enfant dont le père est inconnu ou non avoué, soulignant l’opprobre social qui pesait sur la mère, Catherine Ollivier. Le rôle de la sage-femme était alors essentiel, son témoignage faisant foi devant le curé pour l’enregistrement. Néanmoins, la présence de parrains et marraines nommés assure la réintégration spirituelle de l’enfant dans la communauté paroissiale, un réseau de solidarité nécessaire face à la précarité de l’existence.
« Le douze juillet 1626 a été baptisé Arnoulx, fils aventurier, ne sachant au vrai qui est son père, sa mère est Catherine Ollivier,
Ainsi que l’a dit la sage-femme.
Son parrain Arnoulx d’Argène, sa marraine Cibille Bremonde, par moi, »
[Signature du curé]
- Registre paroissial de Reillanne, AD04 1MI5/0443.