Ce décès survenu à Saint-Maximin en octobre 1691 met en lumière la brutalité des accidents vasculaires ou cérébraux à la fin du XVIIe siècle. La survenue d’un « accident imprévu » privant brutalement Jeanne Icarde de l’usage de tous ses sens évoque sur le plan médical un accident vasculaire cérébral massif, une hémorragie méningée ou un coma profond foudroyant. Sur le plan pastoral et religieux, cette perte soudaine de conscience empêchait le prêtre de recueillir la dernière confession de la mourante ou de lui donner la communion en viatique, deux étapes essentielles du rituel catholique de la bonne mort. L’administration in extremis du seul sacrement de l’extrême-onction — qui ne nécessitait pas la participation active du fidèle — constituait ainsi le dernier recours de l’Église pour confier l’âme de cette sexagénaire originaire de Pourcieux à la miséricorde divine.
- Source : Registre paroissial de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Archives départementales du Var, 2 MI EC2809R1.