
À Fayence, au milieu du XVIIe siècle, la gestion des marginaux repose sur une interprétation religieuse stricte des capacités intellectuelles. Jean Robert souffre du haut mal, terme désignant alors l’épilepsie, souvent perçue comme une affliction sacrée ou une possession entravant la raison. En 1660, le rituel romain exige que le communiant possède un discernement minimal pour recevoir l’Eucharistie ou l’Extrême-Onction. La simplicité d’esprit, ici diagnostiquée par le curé, place l’individu hors de la communauté sacramentelle. Pourtant, l’inhumation en terre sainte au cimetière Saint-Pierre confirme son appartenance à la chrétienté, malgré son exclusion des derniers rites.
« L’an que dessus et le 8 février est décédé de ce monde Jean Robert, lequel, à cause de la simplicité de son esprit et pour être touché du haut mal, aurait été incapable de recevoir les saints sacrements dans l’église.
Il est enterré au cimetière Saint-Pierre. »
- Registre paroissial de Fayence, Archives départementales du Var, cote 1 MI EC312R1.