
En cette année 1707, au cœur de la Provence rurale, la vie des communautés comme Montjustin repose sur la gestion vitale de l’eau. L’acte qui suit témoigne de la précarité du labeur quotidien et du danger inhérent aux travaux d’aménagement hydraulique, essentiels à la subsistance agricole. La mort de Thomas Aufant, simple paroissien enseveli par un éboulement, rappelle la dureté du sort des travailleurs sous le règne de Louis XIV. Le détail « à moitié pourri » dans le registre paroissial, quelques heures seulement après l’accident en plein septembre, souligne soit la rapidité de la décomposition dans le sol provençal chaud, soit l’usage d’une formule dramatisante par le vicaire pour signifier l’état du corps et la nécessité d’une sépulture immédiate.
- Registre paroissial de Montjustin, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 1MI5/0234.