Noyé dans l’étang des Baux (Maussane-les-Apilles, 21 juillet 1784)

La noyade tragique d’Antoine Daussant en juillet 1784 rappelle la dangerosité des activités de pêche et de traversée sur les zones humides provençales à la fin de l’Ancien Régime. Le chavirement probable de son embarcation légère dans l’étang des Baux a provoqué une asphyxie par submersion rapide, fatale pour ce jeune homme de vingt-trois ans. Le délai de deux jours entre sa disparition et son inhumation s’explique par les recherches nécessaires pour repêcher le corps dans les eaux de l’étang, ainsi que par les vérifications d’usage liées aux morts violentes. Ce drame illustre la vulnérabilité des pêcheurs locaux face aux brusques mouvements d’eau ou aux coups de vent, aux commandes de batelets souvent instables et dépourvus de tout dispositif de sécurité.

« Le vingt-trois juillet mil sept cent quatre-vingt-quatre a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse âgé de vingt-trois ans, Antoine Daussant1, pêcheur, fils légitime de feu André Daussant, travailleur, et de Marthe Mistral, natif et habitant de cette paroisse, trouvé noyé dans l’étang de ce terroir des Baux, sur cette paroisse, où il s’était perdu le vingt-un de ce mois en traversant ledit étang dans un petit bateau. Présents Honoré Laclaverie, tailleur d’habits, [et] Antoine Mistral, travailleur, oncle maternel, témoins requis et signés avec nous. »
[Mistral, Laclaverie, Vincent, curé]
  • Registre paroissial de Sainte-Croix (Maussane-les-Alpilles), Archives départementales des Bouches-du-Rhône.

1. Le curé Vincent écrit le nom sous la forme Doussant qui est erronée.

Faits divers de Maussane-les-Alpilles

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