Tué par son pastre (Graveson, 30 septembre 1653)

En cette année 1653, Graveson, petit terroir de Provence au croisement des chemins de transhumance, fut le théâtre d’un drame social et rural. L’acte rapporté concerne la mort de Paul Briole, notable local — comme le suggère sa sépulture près des bancs consulaires — tué par son propre « pastre », un berger souvent issu des couches les plus précaires et isolées. L’inscription qui précise que Briole « n’a reçu aucun sacrement » n’est pas un détail anodin : elle rappelle la brutalité soudaine de son décès et, pour l’époque, le profond désarroi spirituel que représentait une mort violente sans absolution religieuse. Ce document éclaire crûment les tensions latentes de l’Ancien Régime provençal

« Le 30 de 7bre a esté ensevely dans léglise parroissialle près les bancs des consuls à la sépulture des Bruns Paul Briole, lequel a esté tué par son pastre et n’a reçu aucun sacrement, l’âme duquel requiescat in pace. »

berger-troupeau

  • Registre paroissial de Graveson.
  • Anecdote découverte par J.-R. Jourdan.
  • Photo : DR.

 

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