Une blessure au petit ventre (Le Brusquet, 24 août 1620)

Ce bref extrait d’archive de 1620 est un instantané brutal de la mortalité précoce sous l’Ancien Régime. La mention explicite de la « blessure au petit ventre » et l’heure tardive (dix heures du soir) suggèrent fortement une mort par violence — probablement lors d’une rixe ou d’une dispute nocturne, les causes de décès étant rarement détaillées dans les registres.
Le délai de seulement quatre jours entre la blessure et l’enterrement de Jacques Rouit témoigne de l’incapacité médicale de l’époque face aux traumatismes internes. Une simple perforation abdominale était alors une condamnation à mort, sans espoir face à l’infection. C’est le miroir de la fragilité de la vie et de la rudesse des mœurs au début du XVIIe siècle.

« Le 24e jour d’août 1620, a été enterré Jacques Rouit, mort d’une blessure au petit ventre qu’il reçut le jeudi vingtième dudit mois, environ les dix heures du soir. »

  • Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, registre paroissial du Brusquet, 1618-1622.

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