Honoré Ganteaume (1755-1818), vice-amiral ciotadin

honore-ganteaumeHonoré Joseph Antoine Ganteaume, né à La Ciotat le 13 avril 1755, était le fils d’Antoine Ganteaume, un petit capitaine de bateau de commerce, et de Catherine Gasquet. Élevé dans l’admiration de la mer, il entreprend une carrière maritime à l’âge de quatorze ans.
Sa première expédition le mena en Amérique, lors de la Guerre de 1775-1783. D’abord officier auxiliaire (1778), puis sous-lieutenant de vaisseau (1786), il devint capitaine de vaisseau à sa sortie de prison en Angleterre (1793).
En 1798, il devint contre-amiral et prit part à la campagne de Syrie et participa notamment à la bataille d’Aboukir.
Sa bonne réputation fut écorchée par l’épisode de janvier 1801 où, chargé de mener un vaisseau de secours à l’armée napoléonienne d’Égypte, ses tergiversations dans le port de Toulon lui coûtèrent deux mois de retard. De plus, il n’osa pas faire débarquer sa troupe en Égypte. Cet incident fut une des causes de l’échec de Napoléon en Égypte. Pour la circonstance, le Premier Consul, fou de rage, se fendit d’un cinglant commentaire sur Ganteaume : « Matelot nul et sans moyens qui par trois fois nous a empêchés de conserver l’Égypte. »
Ganteaume fut pourtant maintenu à son poste et participa à de nombreuses expéditions, en Méditerranée et jusqu’à Saint-Domingue. En 1808, il devint inspecteur général des côtes de l’Océan.
Il reçut le titre de comte en 1810, puis de pair de France en 1815.
Il possédait un domaine au quartier de Pauline, près d’Aubagne. Il y séjourna lors des Cent-Jours, ce qui illustre la prudence de l’homme.
Il vota pour la mort du maréchal Ney et mourut trois années plus tard, à Aubagne, le 28 juillet 1818.
Son acte de décès le qualifie de « pair de France, vice-amiral, inspecteur général des Classes, grand cordon de l’ordre royal de la légion d’Honneur, commandeur de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis. »
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