Inondations catastrophiques (Saint-Maximin [Gard], 8 septembre 1780)

  • Sources : Registre paroissial de Saint-Maximin (Gard), le texte a été rédigé soit par le curé (Rafin), soit par le vicaire (Vialle). Cité par Jean Puyhardy.

L’an 1780, le huit septembre, fête de la nativité de la sainte vierge, jour bien remarquable, sur les six heures du matin, après un temps affreux dans la nuit du 7 au 8, il est arrivé l’événement le plus funeste et le plus lamentable, une inondation que jamais homme n’avait vu avec un débordement affreux, non seulement sur les bords de la rivière, mais encore dans toute la pleine de Péret et celle des Frigotiers, de Condamines et de presque toute la campagne basse, a emporté tous les moulins au nombre de 18 à 20, a rasé de fond celui de Saint-Maximin, a renversé beaucoup d’autres maisons, a entraîné presque tous les arbres et a fait des dégâts horribles et causé les plus grands malheurs.
Le meunier du moulin du sieur (?) a été emporté avec un de ses enfants par le torrent des eaux et ont été perdus misérablement. La femme du meunier et un nommé Balasard aussi meunier se sont sauvés miraculeusement sur une poutre qui les a conduit dans la pleine de Montpezat.

Réflexion : que ceux qui à l’avenir voudront faire bâtir des moulins sur la rivière d’Alzon ayent la précaution de les faire construire bien solidement et que ceux qui habiteront les dits moulins soient bien sur leur garde et bien avisés et prudents pour se tirer du danger si les uns et les autres ne veulent subir le même sort. «