Mort alors que le mal contagieux faisait de grands ravages… (Verquières, 3 juin 1721)

Ce décès à Verquières en juin 1721 intervient au paroxysme de la grande peste de Marseille qui ravage la Basse-Provence. Bien que Claude Barralier succombe à une apoplexie, l’équivalent d’un accident vasculaire cérébral, sa mort subite en pleine épidémie déclenche immédiatement le protocole de sécurité sanitaire militaire. L’intervention du chirurgien Audibert pour l’ouverture du cadavre et le rapport transmis au marquis de Caylus illustrent la mise en quarantaine stricte du territoire. L’interdiction d’inhumer le berger en terre consacrée et son enterrement immédiat dans les champs de la métairie visent à prévenir tout risque de contagion.

medecin-peste

« L’an mille sept cent vingt un et le troisième du mois de juin est décédé d’un accident d’apoplexie Claude Barralier, originaire de Saint-Andiol, berger a Beauplan, métairie de cette paroisse, sans avoir pu lui administrer aucun sacrement comme le mal contagieux faisait de grand ravage au voisinage il fallut attendre l’ordre de Mr le marquis de Caylus qui commandait pour le Roy en cette province, sieur Audibert, maître chirurgien, vint faire l’ouverture du cadavre, il en dressa rapport qui fut présenté a Mr le Marquis, il ordonna alors qu’on l’enterrait dans une des terres de la dite métairie ce que firent ses maîtres Jean Michel et Étienne Audard, qui se sont soussignés avec moi, prieur de la paroisse. »
[Quilhet, prieur, Jean Michel, Audard]
  • BMS de Verquières, 203 E 345 f° 33
  • Texte transmis par Sébastien Avy

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