L’assassinat de Jean Roux (Entrecasteaux, 27 juillet 1744)

Cet homicide perpétré à Entrecasteaux en juillet 1744 illustre la violence criminelle et la conduite des affaires de meurtre sous l’Ancien Régime. Le corps de Jean Roux, abandonné dans la Bresque au pied du sanctuaire de Notre-Dame de l’Aube, témoigne d’une volonté dissimulatrice des agresseurs ou de la sépulture hâtive d’une victime surprise dans un lieu écarté. La mention d’un enterrement effectué « par voie de justice » atteste de l’intervention préalable des officiers judiciaires, obligatoire pour constater le crime, autoriser la levée du corps et lever toute suspicion religieuse sur les circonstances du décès. Cette procédure médico-légale et policière permet au vicaire d’accorder à la victime un suivi rituel complet et une inhumation consacrée dans le cimetière Sainte-Catherine.

« Jean Roux, mari de son vivant d’Élisabeth Chaix, a été trouvé mort et assassiné et jeté dans un ruisseau1 sous Notre-Dame de l’Aube, enterré par voie de justice au cimetière de Sainte-Catherine le vingt-sept juillet mille sept cent quarante-quatre, accompagné de Messieurs les prêtres selon les formes ordinaires. »
[Pons vicaire]

1. La rivière de la Bresque.

  • Source : Registre paroissial d’Entrecasteaux, AD83 1MIEC409.
  • Texte transmis par Christian Murazzano.
  • Photographie : Notre-Dame de l’Aube, à Entrecasteaux (Var). DR.

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